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| | | Chapitre 36 [En route vers Pirofoby] | |
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Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Chapitre 36 [En route vers Pirofoby] Sam 1 Sep - 19:21 | |
| Chapitre 36 Partie 1Malgré le fait que j’étais restée inconsciente la moitié de la journée, je dormis toute la nuit dans le fauteuil, la petite Hydnée assoupie dans mes bras, tandis que les autres balançaient entre repos et travail pour les préparatifs du départ un peu précipité de Faritè. Je fus réveillée tôt par la fillette, à présent éveillée, qui ne cessait de jouer avec mon nez. Lorsque j’ouvris les yeux, je vis un grand sourire farceur sur le visage de Hydnée, fière de son coup. Puis, je jetai un coup d’œil dans le reste de la salle, Elaeis penchée sur les sacs qu’elle venait de finir, Naid, épuisé d’avoir tant aidé, était assis, endormi, contre un mur, la tête en arrière, lèvres entrouvertes. Par contre, je ne vis ni Astiran, ni Floïn, celle-ci devant être toujours enfermée dans la pièce. La petite fille tira alors une mèche de mes cheveux pourpres. - Dis Diphtil, elle est où maman ? me demanda-t-elle. Elle est où ? - Je ne sais pas…lui avouai-je. La déposant à terre, je me dirigeai vers Elaeis, comptant quelque chose mentalement. - Bonjour, lui dis-je, poliment. - De même…me répondit-elle, d’une voix qui trahissait sa fatigue. Je regardais alors les sacs fin prêts, tandis que, dans mon dos, la petite Hydnée gravissait le fauteuil. - Vous avez travaillé toute la nuit ? m’étonnai-je. - Oh, non…quand je ne préparais pas votre départ, je lisais, me répondit-elle, ses paroles accompagnées d’un geste de la main. - Vous auriez dû dormir un peu, lui fis-je remarquer. Vous avez l’air épuisé… - J’ai toujours l’air épuisé de toute façon, mentit-elle. Et puis, ce n’est pas parce que j’ai plus de soixante ans que je dois me transformer en marmotte ! Non mais… ! Je souris alors, amusée par son comportement. - Où sont Astiran et Floïn ? lui demandai-je alors, en tournant ma tête, espérant apercevoir l’un des deux. - Le premier est dehors, il disait avoir besoin de sortir prendre l’air, répondit-elle en désignant la porte d’entrée. Quant à Floïn, toujours dans la chambre, je me demande bien ce qu’elle y fabrique… - D’accord, merci. Après avoir clairement expliqué à la petite Hydnée que c’était dangereux de grimper tout en haut des fauteuils – surtout celui-là, étant donné son état de dégradation ! – je me dirigeai vers la porte, que j’ouvris. L’air était frisquet en cette fin de nuit de mai, mais j’aperçus, un peu plus loin, assis sur un petit muret de pierre, Astiran, qui regardait l’horizon à l’est. Plus loin, attaché à un arbre attendaient quatre chevaux, dont trois nous appartenaient, le dernier devant être celui de Floïn. Je m’approchai alors de Astiran, les bras croisés, un sourire sur les lèvres, puis, sans rien dire, je m’installai à côté de lui. - Que fais-tu ? lui demandai-je. - Je songe en attendant le lever du soleil, me répondit lentement sans tourner son regard vers moi. Alors, je posai ma tête sur son épaule en soupirant. - A quoi donc songes-tu ? continuai-je, curieuse, observant à mon tour l’horizon qui commençait à s’éclaircir. - A un peu tout…m’avoua-t-il. A notre voyage, à mon frère, à notre avenir commun, toi et moi… à tout quoi ! Je souris en entendant cela. - Tu t’en inquiètes ? lui demandai-je. - Non, au contraire, j’en rêve… Je m’imagine si bien avec toi, nos futurs enfants… Un véritable rêve… - … qui deviendra réalité, finis-je d’une voix douce. Il tourna alors sa tête vers moi, et réciproquement. Après un long regard, il m’embrassa si tendrement que je me sentis fondre au fond de moi. Dans un même temps, le premier rayon du soleil déchira le ciel dans une onde rosée, tandis que les oiseaux commencèrent à chanter mélodieusement, perchés sur les branches des arbres. Puis, ses chaudes lèvres s’éloignèrent lentement des miennes. - Au fait…commença-t-il. Je…je… - Quoi ? lui demandai-je dans un murmure. - Rien, oublie, dit-il alors en souriant. - Tu as débuté une phrase, tu la finis ! lui fis remarquer, d’une voix un peu plus haute. Tu sais bien que je déteste les paroles non terminées ! - Tu…tu as raison… Alors, il inspira un grand coup, se préparant à exécuter quelque chose d’important pour lui. - Bon, j’avais l’intention de te le demander après ton retour de l’océan, mais, les événements ont mal tourné et j’en passe. Puis, ensuite, avec ma mort assez subite et mon retour soudain, je ne voulais pas être responsable de trop de « chocs ». Enfin bref, je me lance… Que pouvait-il donc bien m’annoncer d’aussi important pour en avoir autant peur… ? Puis, il se mit à genoux devant moi, et sortit de sa poche une belle bague d’argent sertie d’un petit saphir resplendissant et s’illuminant par la lumière du soleil nouveau et renaissant. En voyant cela, mon cœur fit un triple bond dans ma poitrine, sur le coup de la surprise, ma respiration se fit un peu plus difficile, m’immobilisant. Alors, il se saisit délicatement de ma main et glissa la magnifique bague à mon annulaire. - Diphtil…je t’aime et…voudrais-tu devenir ma femme… ? Emue, des larmes de joie me brouillèrent un peu la vue, un grand sourire s’affichant peu à peu sur mon visage, tandis que je fixai la bague du regard, comme un miracle. Un rêve lointain d’enfant qui se réalisait pour moi, je ne savais même pas si je dormais encore… Moi, qui, lorsque j’étais petite, en ce lieu même, à Faritè, ambitionnait de recevoir de la part de l’homme que j’aimerai cette bague si symbolique, représentant tous les sentiments de la terre, comme toute fillette. Une utopie inimaginable, une illusion réelle, un songe chimérique qui s’accomplissait enfin… Je levai mon visage vers Astiran, suspendu à mes paroles encore inexistantes, qui me regardait d’un regard doux, mais craintif de mon verdict prochain, gardant précieusement ma main entre les siennes, chaudes et rassurantes. Alors, mes lèvres remuèrent en tremblant pour ne prononcer qu’un mot, le plus commun de tous, mais à cet instant, il devint le plus décisif de toute mon existence : -…oui… Ce fut le seul son perceptible en cette seconde, comme si les oiseaux s’étaient tus juste à cet instant, le vent s’étant arrêté de souffler dans la plaine vide, afin de nous laisser savourer ce moment que l’aucun de nous deux ne gommera jamais. Je vis alors un grand sourire se dessiner sur le visage rassuré et si heureux d’Astiran, qui demeurait à genoux, caressant tendrement ma main. Puis, il se releva lentement, m’entraînant dans son geste, sans détacher son regard si doux du mien, toujours brouillé par mes larmes d’émotion et de joie. A l’horizon, le soleil dédaignait enfin faire son apparition, le ciel s’illuminant de teintes vives, roses et orangées, virant au bleu et au blanc. Alors, sans rien ajouter d’autre, je sautai dans ses bras en pressant mes lèvres contre les siennes, tandis qu’il me serra fort contre lui, les oiseaux réitérant à psalmodier. Lorsque nous revînmes à l’intérieur de la chaumière, tout le monde était présent et surtout, réveillé. Tandis que la petite Hydnée jouait sur les genoux de sa mère, qui avait de grands cernes noirs sous ses yeux, Naid enroulait sa carte, et à côté Elaeis écrivait quelque chose sur un morceau de parchemin à moitié brûlé. En nous voyant entrer, mon frère s’approcha de nous en soupirant, mais un sourire aux lèvres. - Bien dormi ? lui demandai-je. - Assez peu, mais suffisamment, me répondit-il. Mais ce n’est pas le problème pour l’instant. Enfin « problème »…ce qui nous intéresse. J’ai bien calculé, le trajet d’ici jusqu’à Entygon durera environ quinze jours, en passant par Pirofoby, à deux jours d’ici, et par Aribeau, plus loin, à dix jours. Car, il se trouve, qu’entre Pirofoby et Aribeau se dresse une longue chaîne de montagnes, la viabilité y étant assez restreinte, nous franchirons donc le col de Kas’telbelyn, à une semaine de cheval. A priori, mis à part ces montagnes, nous n’aurons pas d’autres terrains difficiles ou instables comme des marais ou des forêts denses. Et d’ailleurs, tu portes, à ton doigt, une bien jolie bague ! Un peu étonnée, mais embarrassée par cette dernière remarque, mes joues se mirent subitement à rougir, tandis que mon frère continuait à sourire. - Tu remarques vraiment tout…lui dis-je alors. - Je sais, mais on va dire également que j’étais complice sur le coup, alors, comment ne pouvais-je pas être au courant… ? - Complice ? m’étonnai-je, en levant un sourcil. Je me retournai vers Astiran, qui levait les yeux au plafond, l’air de rien. Mon frère rit alors avant de me donner la réponse. - Astiran m’avait bien sûr mis au courant dès l’instant où il avait acheté cette bague, dit-il. Mais, au moment où il est mort, et sachant qu’il ne t’avait toujours pas donné, j’ai gardé l’anneau lorsque j’ai récupéré ses affaires, et lui ai restitué le lendemain de son retour parmi nous, même si l’idée qu’il reviendrait ne m’avait qu’effleurer l’esprit… Donc, oui, on peut bien dire que j’étais complice dans cette affaire, mais est-ce vraiment le plus important ? Alors il me lança un clin d’œil complice, tandis que la petite Hydnée vint en courant vers moi. - Où t’étais Diphtil ? me demanda-t-elle en percutant mes jambes. Hein ? Où t’étais ? - Juste dehors, lui répondis-je simplement. - Pourquoi ? - Pour admirer le lever du Soleil, continuai-je tandis qu’Astiran entoura ma taille de son bras. La fillette, la mine renfrognée, m’examina attentivement avant de retourner vers sa mère qui s’était levée. - Bien le bonjour…nous dit-elle avec indifférence. - A vous de même, répondis-je. - Vous aurez toute la journée pour vous souhaiter « bonjour », nous fit remarquer une voix plus loin. Nous nous retournâmes alors tous vers Elaeis qui avait tout préparé. Elle tapa dans ses mains. - Vous devriez partir maintenant, nous conseilla-t-elle. L’armée risque d’envoyer des éclaireurs avec quelques jours d’avance dans les parages, et il ne faudrait surtout pas qu’ils tombent sur vous. Vos sacs sont enfin prêts, j’y ai entreposé tout le strict nécessaire pour votre trajet. Nous hochâmes donc la tête, nous approchant des sacs remplis presque à craquer. Je me demandai bien ce qu’elle avait mis dedans ! Alors, nous prîmes chacun le notre, la petite Hydnée étant trop jeune, n’en possédait pas, sa mère prenant ses affaires avec elle. - Vous êtes sûre que vous ne voulez pas venir avec nous ? demanda Astiran en se tournant vers Elaeis, qui, entre-temps, s’était rassis dans son fidèle fauteuil. - Tu étais sourd hier ? lui demanda-t-elle. J’ai bien précisé que je restais ici… Naid s’approcha alors d’elle, il avait la mine tout de même triste. Puis, il s’accroupit en prenant entre ses mains celle de la vieille femme, toute froide et ridée. - Même si cela me brise le cœur de devoir t’abandonner ici, commença-t-il, je respecte entièrement ton choix…De toutes les façons, je sais que tu ne nous laisseras pas t’emmener avec nous, même de force. Mais sache, Elaeis, que sans toi, je ne sais pas ce que je serais aujourd’hui, probablement ne serais-je pas encore en vie. Mon remerciement envers toi, pour toutes ses longues années, ne sera assez grand, tellement tu as veillé sur moi, alors que je n’étais qu’un enfant orphelin. Tu m’as enseigné les rudiments de la vie, et cela, jamais je ne pourrais l’oublier, car sinon, je ne serais pas ce que je suis à présent…Et sache, que tu resteras toujours dans mon cœur… La petite vieille, émue par ce discours, sourit alors, mais plus sincèrement que d’habitude. - J’espère bien…lui dit-elle lentement. Alors, en se redressant légèrement, elle prit mon frère fort dans ses bras, celui-là mesurant plus d’une tête qu’elle, mais peu d’importance… Tous nous regardâmes cette étreinte entre Naid et Elaeis, sachant tous que cette ultime séparation les affligeait tous les deux, comme la mort séparerait une mère de son fils. Cela faisait également souffrir Floïn, qui était sa fille légitime, mais celle-ci n’avait vécu que les premières années de sa vie avec sa mère, et depuis tout ce temps, elle ne l’avait pas revu une seule fois. La petite Hydnée ne soufflait mot, fixant la scène et fermement agrippée aux jambes de sa mère, qui lui caressait maternellement la tête. Même moi me désolait de devoir quitter Elaeis, elle avait été si gentille et aimable avec nous, c’était elle qui m’avait transmis le collier d’ivoire, réservé normalement à la génération de Tiama, et qui m’avait indiqué le chemin à prendre jusqu’à Amalia, afin qu’elle me dévoile mon destin. Sans elle, je n’aurais rien fait, je n’en serais pas à ce point… - Allons…dit la vieille en tapotant amicalement dans le dos de mon frère. Je suis sûre que nous nous reverrons bientôt. - Puissent tes paroles être vraies…soupira Naid en relâchant son étreinte. - Tu ne me crois pas ? demanda-t-elle, perplexe, en fixant Naid. - Je croirais toujours tes propos, pour le simple argument que tu as toujours raison, répondit-il avec un faible sourire sur les lèvres. Alors, Elaeis appuya légèrement son doigt sur son nez. - En tous cas, tu restes un incorrigible flatteur ! déclara-t-elle en souriant. - Tu vois ? Tu as encore raison ! Elle rit alors, avant de faire des signes de la main. - Allez, il faut que vous partiez, annonça-t-elle. Je ne veux plus vous voir dans ma maison ! |
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 | Sujet: Re: Chapitre 36 [En route vers Pirofoby] Sam 1 Sep - 19:22 | |
| Partie 2Alors, nous nous dirigeâmes vers la porte, Elaeis nous y suivant à petits pas rapides. Tous devant l’entrée de la maisonnée un peu délabrée, nous fîmes nos au revoir à la vieille, même si nous savions, qu’en vérité, il s’agissait d’adieux. Floïn parut froide, même si au fond d’elle-même elle avait terriblement mal de quitter à nouveau sa mère qu’elle n’avait pas revu depuis des dizaines d’années. Quant à la petite Hydnée, elle parut un peu chagrinée à l’idée cette grand-mère qu’elle venait de découvrir, qui, de plus, paraissait très gentille. Mais le plus dur restait pour Naid, qui, j’en suis certaine, aurait tellement voulu rester à ses côtés, cependant il connaissait son chemin, celui de m’accompagner, et cela, par sa propre volonté. Néanmoins, il ne supportait pas de quitter celle qui avait veillé à son éducation durant onze années et cela se comprenait… Puis, à contrecoeur, nous nous dirigeâmes vers nos chevaux, montant sur le mien, à la robe crémée et aux poils couleur chocolat, tandis que les autres chevauchaient les leurs, Floïn installant Hydnée devant elle, qui caressait de sa petite main la douce crinière de son cheval bai. Elaeis s’approcha alors de nous, les mains liées, et malgré l’habituel sourire sur ses lèvres, on percevait dans ses petits yeux violets et perçant une onde de tristesse. - Je vous souhaite à tous une bonne route, nous dit-elle en posant sa main ridée sur le cou de l’étalon noir de Naid. Et que les dieux soient avec vous, mais pour cela, je ne me fais pas trop de souci. - Encore merci…Elaeis, murmura mon frère. Puis, il déposa un baiser sur sa main, et l’adressa à la vieille, qui, d’un petit geste rapide, qui semblant de l’attraper entre ses doigts. Puis, elle se le mit délicatement sur la joue, en souriant toujours. - Allez ! Partez ! s’exclama-t-elle. Vous ne devriez pas être ici ! Alors, contournant le cheval, elle lui donna une petite tape sur la croupe, qui commença à avancer, les autres le suivant. Au fur et à mesure que nous clopinions, nous voyions Elaeis s’éloigner de plus en plus, et dans un même temps, un vent fort se leva vers notre direction. Naid inspira longuement une bouffée d’air, et après un dernier regard, il ne tourna plus la tête vers notre provenance, faisant trotter son cheval à l’avant, et nous le suivions juste derrière… « Ainsi, Dorina, tu me laisses en retrait comme un vulgaire pion. Même si je sais que tu sacrifies mon destin afin que celui ta fille s’accomplisse, ne cesseras-tu jamais de t’amuser avec nos vies ? Ou avec la sienne… ? Tu as donc l’intention de la faire souffrir jusqu’au bout… ? » Après une longue journée entière de voyage à cheval, nous décidâmes de nous arrêter près d’une petite rivière qui passait par-là, entourée de quelques arbres. La petite Hydnée, totalement épuisée par le trajet, ne cessait de bailler et de se frotter les yeux. - Il va falloir que tu ailles dormir, ma grande, lui dit sa mère en déposant une légère bise sur sa joue rebondie. - Non, je suis une grande d’abord ! répliqua la fillette d’une voix trahissant sa fatigue. Alors je me coucherai comme les grands ! Nous sourîmes tous en voyant la petite fille qui tenait à peine debout dire cela. Puis, j’ouvris mon sac, découvrant avec surprise une sacoche en cuir que je ne connaissais pas, sûrement mise ici par Elaeis. Lentement, je défis le fil qui le maintenait fermé, trouvant à l’intérieur plein de petites babioles et un parchemin cacheté. Je le pris alors, et, retirant le cachet de cire rouge, le déroulai, en lisant son contenu. Chère Diphtil
Tout ce qui est transcrit sur ce parchemin, j’aurai tellement voulu te le dire en face, afin de mieux t’expliquer et de répondre à tes questions, mais le temps nous manquait terriblement, et je m’en excuse. J’aimerai te faire don de tout ce que contient cette sacoche, que j’ai ajouté discrètement dans tes affaires. Tous ces objets sont plus ou moins dotés de magie, le sac y compris. Celui-ci est un sac de dimension astral, c’est-à-dire qu’il peut contenir étonnement de choses, les objets y sont stockés dans un autre plan, mais je ne rentrerai pas dans les détails, afin d’éviter de trop t’embrouiller. Grâce à lui, tu pourras facilement y entreposer la plupart de tes petits objets, sans que la sacoche grossisse, et ainsi prenne trop de place dans tes affaires. Ensuite, il y a une bague, avec des gravures un peu étranges, il s’agit d’un objet duplicateur de magie. Malheureusement, cela ne fonctionne pas avec la magie divine, mais je préfère te le confier, peut-être l’offriras-tu à un magicien ou magicienne de confiance, qu’en sais-je… Délicatement, je sortis de la sacoche une bague en tourbillon, ornée de runes aux formes bizarroïdes, confectionnée à partir d’un pierre verte, sûrement du jade ou de la malachite. Un duplicateur de magie… Ensuite, la broche perlée, comme tu le constateras, extérieurement, cet objet a l’aspect d’une simple broche à cheveux, ornée de trois perles. Mais celles-ci ne sont pas anodines… Il est en ta possession de les détacher, et lorsque tu l’envoies sur une cible déterminée, une bulle indestructible se forme autour de celle-ci, seul le lanceur pouvant la retirer. Sûrement très utile, mais je n’en ai malheureusement jamais eu besoin.Cherchant dans la sacoche, je me saisis de cette fameuse broche, blanche et allongée, garnie de trois grosses perles, chacune brillant d’un reflet nacré et magique. En troisième présent de ma part, et le dernier, des lentilles coloro-forme, également très pratiques pour les Neltiads, car, les yeux au contact de celles-ci, leurs iris deviennent bleus, verts ou marrons, camouflant ainsi les nôtres, violets. Ainsi, tu pourras te morfondre parmi les humains, même si tes cheveux vifs laisseront sûrement certains perplexes ! De plus, ces lentilles te permettront de résister à tout hypnose, sort de sommeil ou pétrification, mais, d’après les récits de Naid, tu n'en auras pas besoin dans ces cas là, ta nature première de déesse te donnant un pouvoir protecteur par rapport à cela. Après une courte recherche, je trouvai deux petits cristaux obliques, facile à déposer à la surface d’un œil quelconque. Mais, malgré le fait qu’Elaeis m’ait précisé qu’il s’agissait là de son dernier cadeau, il restait encore un objet dans la sacoche : un collier à la fine chaîne d’or, au pendentif d’opale en forme de cabochon. Tu te dis sûrement que je suis une menteuse, car il reste un dernier objet, le plus important. Mais non, je ne t’ai pas raconté n’importe quoi, il ne vient pas de ma part, mais de celle de la grande déesse, Dorina, qui ne la remis elle-même en main, afin de t’en faire part lorsque je te verrai. Mais, d’abord, je vais rapidement t’expliquer pour que tu arrives mieux à comprendre le contexte dans lequel je t’expédie. Chaque dieu élémentaire possède ses symboles, mais surtout, chacun détient deux objets magiques : un collier symbolique, conférant une force supérieure aux pouvoirs élémentaires et une statue animalière, qui, lancée, se métamorphose en l’animal sculpté grandeur nature, qui se combat au côté du lanceur. Ces objets se transmettent de générations en générations, ainsi ai-je donné à Floïn la statue animalière dont elle hérite, mais le collier symbolique, c’est toi qui le possède, il s’agit du pendentif d’ivoire en forme de fleur de lys, que je t’avais prêté afin de pouvoir respirer sous l’eau quand tu étais allé voir Amalia. Il est en ton choix de le donner à Floïn, qui en est la légitime détentrice. Tu dois te demander pourquoi donc je te parle de cela, mais négligerais-tu le fait que tu sois toi-même une déesse élémentaire à présent ? Il est donc normal que tu possèdes tes symboles, et voici donc l’un des deux objets dont je t’ai parlé : ton collier. Détrompe-toi tout de suite, il n’est pas aussi anodin qu’il n’y parait. Son aspect simple se transformera dès que tu le mettras autour de ton cou, prenant la forme de ton symbole, que tu ne dois sûrement pas connaître, celui-ci se déterminant par rapport à ton caractère, tes souvenirs et ton passé. Il te conférera également une puissance inégalable pour tes pouvoirs divins, et sûrement, te permettra-t-il de te donner ta forme divine… A toi de voir. Quant à ta statue animale, Dorina a décidé qu’elle te la remettra en mains propres, par conséquent, elle ne figure pas dans cette sacoche. J’aimerai tant t’en raconter plus, te développer mes connaissances sur ce sujet, t’expliquer les symboles des autres dieux et tout le reste, mais la longueur de ce parchemin ne me le permet pas, et je m’en excuse encore. Je le sais, j’en suis certaine, que nous nous reverrons très prochainement.Elaeis Perplexe, je soulevai en délicatesse le pendentif d’opale en cabochon au niveau des yeux, le soupesant au passage. Fasciné par son pouvoir, je ne détachais pas mon regard de celui-ci. Puis, je décidai de me l’attacher autour du cou. Au moment où je refermai la chaînette d’or, ce fut comme ci toutes les forces existantes sur la terre n’appartenaient, je me sentais invincible et puissante. Etait-ce cela, cette impression d’être un dieu ? Cela était véritablement étrange, comme sensation, mais pas désagréable sur le fond. Après avoir soigneusement rangé tous ces présents dans la sacoche de dimension astrale, elle-même entreposée au fond de mon sac, je me levai en me dirigeant vers Astiran, qui lui également avait trouvé des choses dans son sac. Lorsque je m’assis à ses côtés, il lisait attentivement le parchemin écrit par Elaeis. |
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 | Sujet: Re: Chapitre 36 [En route vers Pirofoby] Sam 1 Sep - 19:22 | |
| Partie 3- Alors ? lui demandai-je. Qu’as-tu reçu pour ta part ? - Mes deux objets divins, répondit-il sans détacher son regard de la lettre. Il parait, en tous cas, c’est ce que précise Elaeis, que c’est Pitrir qui lui a demandé de me le remettre… - Oui, Dorina a fait la même chose pour moi…ajoutai-je. Je trouve cela étrange qu’ils passent par l’intermédiaire d’Elaeis, alors qu’ils pourraient nous les donner directement, tu ne trouves pas ? Astiran soupira en enroulant le parchemin. - Ils doivent sûrement avoir une raison qui nous ait inconnue pour l’instant…continua-t-il en se tournant vers moi. Lentement, je hochai la tête, mes lèvres pincées, tout de même un peu confuse. - Et ce sont quoi ces deux objets ? lui demandai-je, d’un air curieux, les recherchant du regard. Alors, il me tendit une petite sacoche de cuir, identique à celle que je venais de recevoir, que je pris délicatement, l’ouvrant avec le bout de mes doigts, très précieusement. Je sortis en premier une chaîne d’argent, aux maillons plus gros que les miens, au bout duquel était suspendu, se balançant au rythme du vent, un pendentif, en forme de feuilles de lierre serti d’émeraudes. Elles pouvaient être petites comme grandes, cela ne changeait rien à leur magnifique éclat, transparentes, sans aucune impureté, reflétant les flammes du feu dansant. - C’est magnifique…m’émerveillai-je devant ce bijou avec de grands yeux. - Oui, tu as raison, me répondit-il. Il parait qu’il a appartenu à tous les descendants de la terre, mais que Pitrir l’a récupéré lorsque le dernier de la génération a subitement disparu, il y a de cela une cinquantaine d’années. Enfin, c’est ce qu’essaie de me raconter brièvement Elaeis dans sa lettre. Donc, à présent, il m’appartient, par héritage légitime. Après avoir rangé minutieusement le pendentif et la chaîne dans la sacoche, je cherchai le deuxième objet, et, Elaeis m’ayant à-peu-près expliqué, je savais à quoi m’attendre. Alors, entre mon index et mon pouce, je sortis une petite figurine en métal, en forme de cerf, pas plus grand qu’un bouchon de liège d’une bouteille. Intéressée par ce petit objet, je commençai à l’examiner sous tous ses côtés. - Ca ressemble donc à cela une statue animalière…murmurai-je, intriguée. - C’est exact, me répondit Astiran. Le cerf étant l’animal symbolique de Pitrir, désigné comme le roi des forêts, que l’on dit comme sage, la plus grande qualité du dieu de la terre, il en apparaît un lorsqu’on lance cette figurine à terre. Mais, il ne s’agit pas d’un cerf commun, mais très intelligent, pourvu de magie et surtout du don de télékinésie avec le lanceur, s’il s’agit du descendant de Pitrir, bien évidemment, moi, par conséquent. - C’est vrai que le cerf convient parfaitement à l’élément de la terre…continuai-je, absorbée par la petite statuette. Un animal si noble, si somptueux, tout en restant lui-même, le roi des forêts, comme tu l’as précisé… Astiran hocha la tête, tandis que je lui rendis la figurine délicatement. - A mon avis, chacun a reçu quelque chose, dit Astiran en rangeant la sacoche. J’ai aperçu Floïn déballer quelque chose, quant à Naid, n’en parlons pas… En prononçant ses paroles, il jeta alors un coup d’œil plus loin, en direction de mon frère. Voyant ce qu’il tenait dans ses mains, mes yeux triplèrent de volume, estomaquée. Je me levai alors lentement, en m’approchant de Naid, entre ses mains une grande épée à la lame aux reflets dorés, avec des gemmes rouges et orangées incrustées dans la poignée. D’ailleurs, mon frère paraissait lui aussi totalement ébahi devant cette arme, pour le moins, merveilleuse, et moi, continuant de m’avancer, fixant l’objet. - Ca, c’est de l’épée ! m’exclamai-je, étonnée. - Et ce n’est pas n’importe laquelle…me dit-il en passant le bout des doigts sur la surface plane de la lame. C’est une épée de foudre, l’une des plus puissantes qu’il puisse exister dans ce monde ! Jamais je n’aurais cru qu’Elaeis la possédait ! - Tu as lu le message qu’elle t’a adressé ? lui demandai-je en m’accroupissant devant lui. - Non, pas encore…mais je vais le faire immédiatement. Le plus précieusement possible, il déposa l’épée à terre, et se saisit du parchemin cacheté, semblable au mien et à celui d’Astiran. Au fil des lignes, mon frère restait concentré, mais je percevais néanmoins une onde de tristesse traverser ses yeux. Lorsqu’il eut fini, enroulant la lettre, il paraissait ailleurs, mais il tirait une mine d’enterrement. - Alors ? lui demandai-je. - Je te raconterais plus tard, me répondit-il en se levant, la voix un peu défaillante. Mais là…j’ai…j’ai besoin d’être seul un moment… Alors, sans rien ajouter d’autre, il commença à s’éloigner, s’enfonçant dans la pénombre de la nuit. Je ne pus pas réagir, le laissant partir, pendant qu’Astiran qui avait assisté à la scène s’approcha de moi en posant une main sur mon épaule. - Que lui arrive-t-il ? me demanda-t-il, en fixant le point où Naid venait de disparaître. Je posai alors ma main sur la sienne, qui était douce et chaude, si réconfortante, penchant la tête vers celle-ci. - Sûrement le message transcrit dans la lettre…lui répondis-je en soupirant. Elaeis était une personne qui tenait une grande place dans le cœur de Naid, et la perdre ainsi doit énormément l’affliger. Il faut le comprendre… Puis, je me levai lentement, sans détourner la tête, c’est alors qu’Astiran attrapa délicatement mon pendentif d’opale. - C’est une bien jolie rose…me dit-il en changeant de sujet. Il était vrai que je n’avais même pas pensé à vérifier de quel symbole le pendentif avait-il pris la forme, trop concentré sur la nouvelle sensation qu’il me procurait. L’examinant rapidement, je me rendis compte également qu’il s’était transformé en rose ciselée, dans les détails les plus précis, mais restant de la même matière, en l’occurrence, de l’opale. - Oui, je suis donc la première fleur d’opale du nom…déclarai-je. - Et sûrement pas la dernière, termina Astiran en un sourire mystérieux. Avec un regard un peu coquin, mon visage s’approcha du sien, qui ne recula pas, je dirais même le contraire. Puis, après un ardent échange de regards, ses lèvres déposèrent sur les miennes un baiser doux et sucré, et frotta son nez au mien, en souriant toujours. Ensuite, je me dirigeai vers Floïn, qui caressait maternellement le visage de sa fille, endormie au sol, enroulée dans une chaude couverture. Je me penchai au-dessus de la petite Hydnée, un sourire sur ses lèvres, le visage d’un véritable petit ange. - La pauvre, soupira sa mère. Voyager toute la journée, c’est difficile à supporter pour elle… - Je le sais…répondis-je. J’aimerai bien ralentir notre train de voyage, mais… - Non, j’en ai bien conscience, du danger que nous courons, et de notre besoin de rapidement gagner Entygon, m’interrompit-elle en se tournant vers moi. Il ne faut surtout pas que nous ralentissions l’allure. Je décidai alors de ne plus rien ajouter à cela, me contentant de hocher la tête. Puis, pensant à quelque chose, je mis ma main dans une poche en y recherchant. Puis, ayant trouvé ce que je cherchais, j’en sortis le lacet de cuir au bout duquel pendait le lys d’ivoire, et le tendit à Floïn. - Même si cela me fait mal de m’en séparer, car il m’a tenu chance au fil de mes aventures, j’aimerai vous rendre ceci, lui dis-je alors. C’est vous qui devez le détenir, car vous êtes la légitime descendante de Tiama, et ceci est son collier. Alors, s’il vous plait, prenez-le… Elle fixa le pendentif d’ivoire qui se balançait lentement, puis, après un regard sur moi, elle leva sa main qu’elle referma dessus. A contrecoeur, mais la fierté au fond de moi, je lâchai le fil, qui tomba sur la main de Floïn. - Merci…me dit-elle. Puis, elle enfila le collier autour de son cou, cela lui allait à merveille, le beige de l’ivoire s’alliant à sa peau pâle et, en même temps, contrastant avec ses cheveux bruns. Malgré le regret d’avoir abandonné ce pendentif avec lequel j’avais vécu tellement de choses, je souris. - Il vous va bien, lui fis-je remarquer. - Le vôtre également, me répondit-elle. De quelle pierre s’agit-il donc ? - C’est de l’opale, répondis-je en prenant mon pendentif entre mes doigts. Mais puis-je vous poser une question ? Elle hocha la tête, en continuant de caresser le visage doux de sa fille assoupie, qui ne bougeait pas durant son sommeil. - Bien sûr. - Qu’avez-vous reçu de la part de votre mère ? lui demandai-je, un peu indiscrète. Alors, elle se tourna vers son sac, avant de me regarder à nouveau. - La statuette animalière de Tiama, me répondit-elle. Même si je m’en doutais, étant donné qu’il l’était précisé sur le message d’Elaeis, je voulais en avoir la certitude. - Et quel animal est celui de la déesse de l’air ? continuai-je, toujours aussi curieuse. - Le faucon, me répondit-elle simplement. - Je me serais douté que ce serait un oiseau, étant donné que c’est une bête sachant voler…dis-je alors. Mais, il est vrai que le faucon est un animal tout de même intelligent… - Moi, je le savais déjà, ajouta-t-elle. Ma mère me l’avait raconté étant toute petite, elle m’avait même montré cette figurine, qui lui appartenait à cette époque. Mais à présent, elle m’en fait part, et cela signifie énormément pour moi… Elle me confie maintenant tout le rôle de grande descendante de Tiama, déesse de l’air, tâche qui n’est guère aisée, mais dont on peut en être très fière. Ma mère me fait donc autant confiance pour enfin m’attribuer cette tâche… ? - Et je la comprends, vous êtes une grande femme, Floïn, et cela, vous ne pouvez le nier… Je vis grâce à la lumière tamisée du feu ses joues rougir légèrement sous l’effet de sa phrase, dont le but n’était pas d’être flatteuse, mais d’être sincère. - Merci beaucoup Diphtil… - A présent, tâchez de bien dormir, lui conseillai-je en commençant à m’éloigner. La route sera aussi longue que celle d’aujourd’hui. De dos, je ne remarquai pas son hochement de tête, alors qu’elle commençait à sortir quelques affaires de son sac afin de s’installer aux côtés de sa fille adorée. Quant à moi, je m’approchai d’Astiran, assis par terre, qui me regardait avancer vers lui avec un sourire. Puis, je m’assis à ses côtés, alors, sa main autour de ma taille, il déposa un baiser chatouilleur dans le cou, qui me fit frémir, tandis que je fixai les ténèbres plus loin. - Naid n’est toujours pas revenu ? demandai-je. - Non, mais ne t’inquiète pas pour lui, je suis sûr qu’il n’ira pas bien loin, me répondit-il. Il n’a pas l’intention de t’abandonner, loin de là. - Je ne m’inquiète pas pour cela, continuai-je en tournant la tête vers Astiran. - …mais pour l’état de ton frère, finit-il, comme s’il avait lu dans mes pensées. Je hochai la tête, puis, je levai les yeux au ciel. - Oh, et puis ! Il faut que j’arrête de me tourmenter pour cela, dis-je alors en regardant mon, à présent, fiancé. - Tu as raison, me répondit-il, je devrais moi également cesser de faire tourner toujours les mêmes pensées dans ma tête. - A quelles pensées songes-tu donc ainsi ? demandai-je, curieuse. - Les mêmes que ce matin, surtout concernant Ewen et notre futur bébé… - Ne va pas te ronger l’esprit pour cela, car tout va bien, ajoutai-je dans un grand sourire. Puis, il approcha sa main de mon ventre, le regard doux. - Je peux ? me demanda-t-il. Hochant la tête afin d’approuver ma réponse, sa main passa délicatement sous mon haut et commença à caresser la surface tendre de mon ventre chaud et lilial. - C’est vrai qu’il a légèrement rebondi, dit-il en souriant, heureux. Quand je pense que, sous ma main, grandit lentement mon futur bambin, cela me transporte dans les plus grands rêves… - Pas si lentement que ça ! m’exclamai-je. Il nous reste déjà plus que trois mois avant qu’il ne vienne au monde ! Puis, il retira sa main en souriant, me caressant doucement la joue. - Tant mieux alors, me répondit-il. Bon…nous devrions nous endormir que nous voulons tenir sur nos chevaux durant la journée de demain. - Tu as raison… Alors, je m’allongeai dans l’ivraie fraîche d’un soir de mai, sous un ciel ténébreux s’éclairant de quelques petits astres luminescents et d’une lune décroissante et opalescente. |
|  | | Isilia Intuition magique

 Nombre de messages: 280 Age: 16 Livre ou fic préféré: La fille du monde \o/ Localisation: héhéhé... Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Isilia, Myrilia Date d'inscription: 08/06/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 36 [En route vers Pirofoby] Lun 3 Sep - 21:15 | |
| Yéééééééééé!! Ils vont se marier!! Chapitre encore aussi excellent! Vivement le prochain!! |
|  | | Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Re: Chapitre 36 [En route vers Pirofoby] Lun 3 Sep - 21:25 | |
| Merci beaucoup Isilili !! ^^ |
|  | | Isilia Intuition magique

 Nombre de messages: 280 Age: 16 Livre ou fic préféré: La fille du monde \o/ Localisation: héhéhé... Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Isilia, Myrilia Date d'inscription: 08/06/2007
 | |  | | | | Chapitre 36 [En route vers Pirofoby] | |
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