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| | | Chapitre 35 [renouveau à Faritè] | |
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Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Ven 31 Aoû - 21:00 | |
| Bon, j'ai donné ca chapitre à mes copains, ils l'ont adoré ! ^^ A vous de voir !  Je mets en scène deux nouveaux personnages, dont l'un restera longtemps dans l'histoire ! ^^ Chapitre 35 Partie 1Qu’est ce que je me sentais lourde…mes paupières aussi, déjà closes, pourtant, je n’avais pas sommeil. Que m’était-il donc arrivé… ? Où étais-je à présent… ? Je ne me rappelais juste que des deux yeux rouges et perçants de Zerda, mais après, plus rien. D’après une rapide constatation, je n’étais pas allongée au sol, mais plutôt sur un terrain instable, j’aurai plutôt dit que c’était un lit… Au bout de ma main, je sentais un contact chaud et doux, et j’entendais des chuchotements près de moi. - Tu as l’intention de lui dire maintenant… ? dit une voix, basse, sûrement pour ne pas me réveiller. - Je ne sais pas, je n’ai pas envie de lui cacher, répondit une seconde voix, plus proche. Mais, j’ai peur de lui dire… - De toute façon, continua une troisième voix plus faible, tu devras bien lui avouer, sinon, elle s’en rendra compte toute seule… Mieux vaut-il, c’est mon humble avis, que tu lui dises après qu’elle se soit réveillée. Je l’entendis soupirer. - Ah…les jeunes d’aujourd’hui… Curieuse de ce qui se tramait autour de moi, mais surtout, du lieu où j’étais, je commençai à ouvrir lentement les paupières. Lorsque le flou de mes yeux se dissipa, je discernai trois silhouettes, dont deux m’étant familières. Chacun d’un côté de moi se tenaient Naid et Astiran, le premier avait un sourire radieux sur les lèvres, l’autre souriait également, mais plus faiblement, me tenant la main. Quant à la dernière personne, je la connaissais : il s’agissait d’Elaeis, courbée, comme à son habitude, un torchon humide à la main. - Bonjour Diphtil ! me dit-elle alors en souriant. Cela me fait bien plaisir de te revoir. D’après une petite logique, Elaeis ne pouvait se trouver que chez elle, donc…nous étions à présent à Faritè. - Que s’est-il passé ? demandai-je un peu faiblement, en me tournant vers Astiran, qui paraissait désorienté. - C’était juste avant d’arriver à Deségipsien, répondit mon frère qui ne décrochait pas son grand sourire. On ne sait pas trop ce qu’il t’est arrivé à ce moment, mais tu es tombé de ton cheval, inconsciente. Je me passai une main sur le visage, me frottant les yeux au passage afin de les éveiller. - Alors, on t’a transporté jusqu’à Faritè, continua Astiran. Et…voilà… Un pressentiment me disait que l’on me cachait quelque chose. Je n’allais pas tarder à le savoir… - En tout cas, je suis heureux de te revoir parmi nous ! s’exclama Naid. - Tu me parais bien joyeux, Naid…remarquai-je. Qu’est ce qu’il te met dans cet état… ? - Oh ! Rien, rien ! Il me mentait, je le savais bien…Mais cela me faisait si plaisir de le voir dans cet état. Puis, Elaeis frappa dans ses mains toutes fripées. - Bon, Naid…dit-elle alors de sa voix un peu vieillotte. On va laisser Astiran et Diphtil discuter tous les deux, ils doivent avoir des choses à se dire… Naid hocha la tête et sortit de la pièce, tandis qu’Elaeis deumeurait toujours devant la porte. Astiran, me lâchant la main, se leva précipitamment et s’approcha d’elle. - Attendez…lui dit-il. Je ne peux pas lui dire ça comme ça ! Aidez moi… - Désolé mon garçon, répondit-elle en levant sa main. Il faut à présent que tu assumes tes actes… - Mes actes, mes actes…grogna Astiran entre ses dents. Puis, Elaeis sortit également en prenant soin de bien refermer la porte. Alors, Astiran se tenant la tête dans les mains, se rassit à mes côtés, en soupirant. Je le regardais de travers. - Qu’est ce qu’il y a donc… ? demandai-je en me mettant en position assise, m’aidant de mes bras. Il me regarda alors avec infiniment de tendresse, reprenant ma main. - Oh ! Tu sais, Floïn est ici, elle a d’ailleurs une bien mignonne petite fille ! dit-il alors. - Ne change pas de sujet…on en reparlera après, de Floïn…répondis-je, tout de même curieuse de connaître la descendante de Tiama, la fille d’Elaeis. Maintenant, dis-moi tout… Astiran déglutit, ce qu’il avait à m’avouer devait être vraiment terrible dans ce cas… J’avais peur de ses prochaines paroles… - Diphtil…commença-t-il. Tu… Impatiente, mais tout de même inquiète, j’attendais ses derniers mots, le fixant. Alors, il inspira un grand coup, avant de prononcer trois mots, décisifs… - Tu es…enceinte… En entendant cela, le monde me parut totalement différent autour de moi. J’eus l’impression de m’être reçu un coup fatal, je ne savais pas si je devais être désespérée ou heureuse, mais à l’instant, je fus plutôt bouleversée par la nouvelle. Pour moi, à partir de maintenant, la vie allait prendre un nouveau tournant… - Q…quoi ?! m’exclamai-je, estomaquée. - Tu m’as parfaitement entendu…me répondit-il. Mais le plus étrange, c’est que, d’après Elaeis et Floïn, tu serais enceinte de trois mois, donc...tu es « obligée » de le garder… - Trois mois ?! Tout se chamboulait dans ma tête, je devais rêver, ou quelque chose dans le genre… - Mais…ce n’est pas possible, bredouillai-je. Il y a trois mois, j’étais encore vierge ! Elles doivent avoir fait une erreur ! - Non, elles sont claires là-dessus…répondit-il. Mais, on a pensé peut-être que c’était la cause de ton pouvoir divin, qui accélérait la grossesse… Je calculai rapidement dans mon esprit, pendant qu’Astiran continuait de me regarder en me caressant la main avec son pouce. - Si je suis mon raisonnement, je serai enceinte depuis fin mars…continuai-je. Donc, le temps de grossesse serait accéléré par deux !? C’est insensé ! - Tu es tout de même la déesse de la vie…ça doit être un autre de tes… « pouvoirs »… Alors, je me passai une main sur mon visage. Je m’attendais à tout, sauf à ça ! - Je ne savais pas quel aurait été ta réaction…continua Astiran. La mienne est toujours un peu mitigée d’ailleurs… Malgré cela, je souris faiblement. - Allons…peut-être que cela aura ses bons côtés, dis-je alors. - Ca risque d’être gênant pour le voyage, et surtout le combat ! continua-t-il. Mais bon…je suis toujours content de devenir père, même si j’aurais préféré que ça soit plus tard… - Ecoute, ce qui est fait est fait, continuai-je en lui caressant la main. On ne peut pas faire de retour en arrière à présent. - Je le sais bien…mais… Mon regard se voulut insistant, alors, il ne finit pas sa phrase. - C’est cela qui rend Naid si heureux ? demandai-je alors. - Bien sûr, me répondit-il. Si tu savais comme il était fou de joie, pour lui, devenir oncle était un rêve… Je souris alors. - Tant mieux s’il est content, mais, nous ne sommes pas encore avec un bébé dans les bras ! m’exclamai-je. - Heureusement…continua-t-il. Et donc, si on suit ta logique, il te reste encore trois mois de grossesse, ce qui nous apporte en juillet août… pas beaucoup de temps quoi… Baissant ma tête, je regardai mon ventre, pas encore rebondi, avec tendresse, posant une main dessus. Quand je pensais, que là dedans, grandissait un bébé, le mien…l’un des plus beaux cadeaux que la vie m’aura offert… Même si je ne le montrais pas, j’étais si heureuse. Astiran soupira, un sincère sourire illuminant à présent son visage. - J’eus peur que tu refuses d’admettre ça…dit-il alors, que tu rejettes cela…ça m’aurait fait vraiment mal. - Jamais je ne refuserai quelque chose venant de toi…je t’aime tellement… Alors, il se redressa et s’approcha de moi, me déposant un doux baiser sur mes lèvres. Puis, juste après, il frotta son nez contre le mien, avant de se rasseoir. - Si tu savais l’ambiance de la maisonnée lorsqu’on a annoncé la nouvelle… Flash backAdossé contre le mur, Astiran rejeta sa tête en arrière, regardant les poutres qui soutenaient la chaumière, en soupirant. Cela faisait une bonne heure qu’il attendait ainsi, sans parler, ni bouger, il ne voulait que de mes nouvelles. Mais, il savait être patient, même quand il s’agissait de moi. Longtemps, il avait pris l’habitude d’attendre devant ma porte, lorsque je désirais rester seule ou que m’étais disputée avec lui, mais cela n’arrivait que rarement. De tout cœur, il espérait que j’allais bien… Pendant ce temps, Elaeis et Floïn, sa fille unique, était en train de m’examiner dans la chambre… Juste à côté d’Astiran, sur le fauteuil sur lequel se tenait d’habitude la vieille femme était assis Naid, s’amusant avec une petite fille, installée confortablement sur ses genoux, quatre ans, aux cheveux sombres, un œil violet, l’autre marron, elle était donc le fruit de l’union d’une Neltiade et d’un Humain. Elle souriait, tout en jouant avec Naid, qui semblait heureux de lui tenir compagnie, mais tout de même inquiet de mon état… Tout comme Astiran, à qui il jeta un rapide coup d’œil, il espérait qu’il ne m’était rien arrivé de grave… - Naid ? - Qu’est qu’il y a Hydnée ? demanda mon frère, Hydnée devant être le nom de la petite fille. - Elle est où maman ? Et grand-mère ? - Elles sont dans la chambre, en train de soigner ma sœur, Diphtil. La petite, toujours un sourire enfantin sur ses lèvres, leva les sourcils. - Diphtil ? demanda-t-elle, perplexe. - Oui, c’est ma sœur… Puis, elle se retourna, balayant la modeste salle du regard, elle pointa Astiran du doigt. - Qu’est ce qu’il fait Astiran ? Hein Naid ? Qu’est qu’il fait ? - Il attend que ta maman sorte de la chambre pour aller voir Diphtil, répondit calmement mon frère en caressant la tête d’Hydnée. La fillette ne répondit pas tout de suite, tandis qu’Astiran ne bougeait pas d’un poil, malgré avoir entendu les paroles de la petite. - Il veut aussi soigner Diphtil ? continua la Hydnée dans son interrogatoire. Naid rit alors, amusé par sa remarque naïve et enfantine. - Non, répondit-il patiemment. Il veut aller la voir, lui parler… - Pourquoi ? l’interrompit la fillette, en fixant toujours Astiran. - Parce qu’il aime beaucoup Diphtil. - Pourquoi ? demanda-t-elle en se retournant vers Naid. - Parce qu’ils se connaissent depuis longtemps… continua mon frère, avec patience, un léger sourire aux lèvres. Mais la fillette n’en n’avait pas fini, elle désirait toujours en savoir plus, comme tous les enfants de son âge. - Pourquoi ? - Parce qu’ils ont été dans le même endroit durant des années. - Pourquoi ? continua-t-elle de demander. - Ca c’est plus compliqué pour toi…répondit Naid. - Pourquoi ? - Ce sont des histoires que seuls les grands peuvent comprendre… Hydnée parut vexée, son visage devenant rouge. - Je suis grande, d’abord ! répliqua-t-elle. Parce que maman me dit que je suis une grande, d’abord ! A nouveau, Naid se mit à rire, la fillette l’amusait tellement. - Tu as raison, dit-il en lui frottant la tête garnie de cheveux bruns sombres, arrivant aux épaules de la fillette. Tu es une grande. - Alors ? Tu me racontes l’histoire ? demanda-t-elle avec insistance. - Pas aujourd’hui. - Pourquoi ?! réclama-t-elle en remuant sur les genoux de Naid. - Parce que c’est ta maman qui te racontera une histoire, répondit-il calmement. Un cliquetis se fit entendre tandis que la poignée de la porte se fit entendre. - D’ailleurs, la voilà…dit Naid en déposant Hydnée à terre. En entendant cela, Astiran se leva plus rapidement que son ombre. Deux personnes sortirent de la chambre. La première était Elaeis, la vieille courbée, en train de se tripoter les mains, toujours avec le même sourire mystérieux sur son visage ridé, ses cheveux gris attachés en chignon serré à l’arrière de sa tête. Juste derrière elle, fermant la porte, une femme assez grande, en tout cas par rapport à la vieille Elaeis. Elle avait des cheveux bruns, un visage fin et joli, et deux yeux violets, comme tout Neltiad. Il devait s’agir de la fameuse Floïn, la fille d’Elaeis, et mère de la petite Hydnée. Astiran se précipita sur elles, et arriva Hydnée, marchant à pas assurés vers sa mère, tandis que Naid, s’étant levé à son tour, s’avançait également. |
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 | Sujet: Re: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Ven 31 Aoû - 21:08 | |
| Partie 2- Alors ? demanda Astiran. Comment elle va ? - Bien, bien…répondit Floïn, en prenant sa fille dans ses bras. Certes, il lui faudra un petit temps de récupération, mais ce n’est pas le plus important dans l’histoire… - Important ? demanda Naid, anxieux. - Laissez moi juste le temps de m’asseoir dans mon fauteuil, et après, on s’explique, dit Elaeis en levant sa main tremblante. Elle s’avança donc et Naid lui proposa son aide. - Non, ça ira merci, refusa-t-elle l’offre. J’ai tout de même assez de forces comme ça ! Alala ! Non mais ! Je ne suis pas si vieille que ça ! Elle soupira donc en s’asseyant dans le fauteuil à l’aspect miteux, tandis qu’ils s’avancèrent tous autour d’elle. Puis, Elaeis frappa dans ses mains. - Bon, à présent, passons aux choses sérieuses, commença-t-elle. Avec l’aide de Floïn, nous avons examiné Diphtil, afin de déceler la cause de cette soudaine perte de conscience. Et nous avons découvert quelque chose qui s’avère important, très important… - Tu me fais peur, Elaeis…dit Naid, qui commençait à sérieusement s’inquiéter. - Je n’ai jamais dit que c’était grave, au contraire ! se justifia-t-elle en levant les mains. J’ai juste utiliser le terme « important »…quoi de plus banal… - Alors ? De quoi s’agit-il… ? demanda Astiran. Tout le monde se tut, même la petite Hydnée, qui ne souffla mot, blottie dans les bras de sa mère, écoutant d’une oreille curieuse la conversation. - Diphtil est enceinte de trois mois…lança alors Elaeis. Cette phrase fut comme un gong, et chacun y réagit différemment. Tandis qu’Astiran ouvrit grand les yeux, estomaqué, un grand sourire radieux s’alluma sur le visage de Naid. - Hein ?! s’exclama Astiran. - C’est super ! dit alors Naid, heureux comme un pinson. - Tu m’as bien entendu Astiran, répondit Elaeis. Diphtil est enceinte…Après, si tu n’es pas sûr que ce n’est pas toi qui l’ait mit dans cet état, ce n’est pas mon problème ! - Le problème, c’est que…il y a trois mois, elle était encore vierge ! Elaeis, gênée, se gratta le menton. - Ca c’est un souci…murmura-t-elle. T’es sûr qu’elle était vierge encore à cette époque ? - Puisque je vous le dis ! s’exclama Astiran, un peu désorienté. - Ou alors, c’est à cause de ses pouvoirs divins…supposa Floïn. Tout le monde se retourna vers elle. - Enfin…ce n’est qu’une hypothèse ! continua-t-elle, un peu gênée par tous ses regards interrogés. - Et elle me semble la plus croyable…répondit Elaeis. - Maman ? Qu’est ce qu’elle a Diphtil ? demanda la petite Hydnée. - Elle va avoir un bébé, lui expliqua calmement sa mère, le visage maternel et doux. - Pourquoi ? - Euh…je t’expliquerai ça plus tard ! répondit Floïn, un peu confuse. Naid se mit alors à rire, tandis qu’Astiran demeurait toujours aussi troublé. Puis, mon frère posa une main sur son épaule. - Sois donc heureux Astiran ! s’exclama-t-il. Tu vas devenir papa ! - Lorsque tu auras involontairement un enfant à vingt deux ans, en plein voyage, fais-moi signe ! répliqua celui-ci. - Allons calme toi donc ! répondit Naid calmement, toujours avec son sourire. C’est le plus beau cadeau du monde que d’en avoir un ! - Je n’ai jamais dit le contraire…se justifia Astiran, l’air pensif. Mais bon… Naid réfléchit un instant. - Je t’imagine bien avec des gosses agrippés à tes jambes pour te demander une histoire ! - C’était ironique ? demanda Astiran, contrarié. - A moitié ! répondit Naid en souriant. A ton avis, ça sera un garçon ou une fille ? Astiran lui lança un regard noir, presque capable de le pétrifier. - En tout cas, c’est génial ! continua Naid, joyeux. Je vais devenir oncle ! Astiran, détournant la tête, et Elaeis soupirèrent en chœur. Celle-ci regarda le jeune homme, toujours un peu perturbé. - Tu veux aller la voir ? lui demanda-t-elle. A mon avis, elle ne tardera pas à reprendre connaissance, et là, il te faudra tout lui expliquer. - Je sais, je sais…dit Astiran. Bon, allons-y. Tandis qu’il se dirigeait vers la porte de la chambre, Elaeis, avec la force de ses faibles bras, se releva. - Je peux aussi aller la voir ? demanda Naid, un peu calmé. - Si tu ne hurles pas de joie toutes les minutes, c’est d’accord, répondit Elaeis. De toute façon, je ne t’interdirai jamais cela, c’est ta sœur tout de même. Elle lui lança alors un clin d’œil complice, alors qu’ils s’avancèrent vers la chambre, laissant Floïn, seule avec sa fille. Fin flash backLe récit terminé, je souris, amusée. - Bon, bah tant mieux alors, dis-je alors. - Si tu le dis… - Je vais me lever, pour aller voir Floïn et sa fille…continuai-je en sortant les jambes du lit. - Tu devrais peut-être te reposer encore un peu…me conseilla-t-il. Alors, je me tournai vers lui, le regardant au plus profond de ses yeux. - Non, je n’en ai pas besoin, lui répondis-je. Je ne suis pas la déesse de la vie pour rien. En réponse, il me sourit. - Tu as raison…ma déesse… - Au fait…nous sommes bien le 8 mai, je me trompe ? demandai-je. - Non, c’est exact... M’étant remise sur mes deux pieds, je rajustais mes cheveux. Alors, m’approchant d’Astiran, je l’embrassai tendrement, une main caressant sa joue un peu rugueuse. - Bon anniversaire alors…lui souhaitai-je dans un murmure. - Merci…tu m’offres le plus beau des cadeaux… A nouveau, nos lèvres se rencontrèrent… Puis, après un dernier regard doux, j’ouvris la porte dans un grincement. Dans son fauteuil habituel siégeait Elaeis, qui se tripotait toujours ses mains toutes fripées. Devant elle, assise par terre, une femme d’une trentaine d’années, fine et belle, avec des cheveux bruns, lui arrivant au niveau de son menton, et des yeux violets dotés d’un charme exceptionnel. C’était donc elle…Floïn. Entre ses jambes croisées était installée une fillette très mignonne, au visage un peu rebondi, des cheveux sombres, et son œil droit était violet, alors que le gauche arborait le brun : une demi Humaine. Il devait s’agir de Hydnée, la fille de Floïn, ce qu’il laissait deviner que son père était un Humain. Quant à Naid, il était adossé contre le mur, les bras croisés, écoutant la discussion. Lorsque que j’ouvris la porte, tous se retournèrent vers moi, Floïn se levant en prenant sa fille dans les bras. - Maman ? C’est qui la dame ? demanda la petite Hydnée, blottie contre sa mère. - C’est Diphtil, répondit-elle en la posant. La petite fille, tout de même un peu intimidée, s’approcha lentement de moi, me fixant de son regard perçant, la tête levée vers moi. Alors, je m’accroupis devant elle, qui ne détala pas vers sa mère, au contraire, elle continuait à m’observer. - Bonjour Hydnée, lui dis-je alors. Elle ne répondit rien. - Dis bonjour, lui fit remarquer sa mère. - Bonjour, me dit-elle alors, dans une sorte de grognement. J’ouvris des yeux un peu étonnée. Les enfants de son âge que j’avais croisé étaient plutôt timides, mais elle, elle semblait être très téméraire. - Elle a beaucoup de caractère ! constatai-je alors. - Tout son père…soupira Floïn. - C’est quoi du caractère ? demanda-t-elle, sans détacher son regard du mien. - Je t’expliquerai ça plus tard, répondit sa mère en lui prenant sa petite main. Je me relevai alors, face à la fameuse Floïn. Je me courbai alors légèrement afin de la saluer. - Vous devez être Floïn…dis-je. - C’est bien moi. Heureuse de vous revoir à nouveau. Me redressant, je levai un sourcil suspicieux, incertaine d’avoir bien entendu. - « Revoir » ? demandai-je. - Nous nous sommes entr’aperçues, mais vous ne saviez pas qui j’étais, et réciproquement… - Quand cela ? - Un soir, à Fareva, me répondit-elle. Plus précisément à l’auberge du Cheval Rouge. Je me rappelai alors de cette femme, encapuchonnée, dotée d’un magnifique coup de poing, qui avait envoyé valdinguer l’un des ivrognes de l’auberge. - C’était donc vous ! m’exclamai-je, un peu surprise. La femme dans le coin ! - C’est exact, même si j’aurais préféré que cette première « rencontre » se fasse dans d’autres conditions… - En tout cas, intervint Astiran, vous aviez un sacré coup de poing ! - Merci, répondit-elle, flattée. La petite Hydnée s’accrocha alors fermement aux jambes de sa mère. - Et au fait ? Où était Hydnée à ce moment là ? demandai-je, curieuse. - Avec mon compagnon, enfin…mon fiancé, répondit-elle. J’allais justement la chercher ce soir là, mais bon… - Et où est-il en cet instant, votre fiancé ? demanda Naid. - Oh…il devrait venir ici dans quelques jours, continua Floïn. Il avait des choses à faire à Phèn. - A Phèn ? s’étonna mon frère. C’est drôle, nous y sommes passés il y a quelques jours. Dans mon esprit se tissaient des choses qui coïncidaient…A Phèn, le soir, mon sauveur, à double reprise, m’avait avoué s’être liée à une Neltiade, qui était partie chez sa mère qu’elle n’avait pas vue depuis longtemps, avec sa fille seulement âgée de quatre ans. Est-ce que donc… ? Pendant que je réfléchissais, Astiran se saisit de la gourde et l’ouvrit. - Votre fiancé, serait-il assez grand, des cheveux bruns, sombres, mi-longs, des yeux marrons plein de détermination, toujours avec un sourire mystérieux, et surtout charmeur, très respectueux envers les femmes… ? demandai-je, essayant de décrire de mon mieux cet homme que j’avais déjà rencontré deux fois. Prêt à risquer sa vie pour sauver celles d’inconnus ? - Oui, c’est exactement cela… Alors, mon hypothèse était correcte, mon mystérieux sauveur était donc le fiancé de Floïn, la descendante de Tiama, et le père de la petite Hydnée. - Comment connaissez-vous Ewen ? |
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 | Sujet: Re: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Ven 31 Aoû - 21:09 | |
| Partie 3En entendant cela, Astiran faillit s’étrangler en avalant une gorgée d’eau. - E…Ewen ? s’exclama celui-là. - Attends Astiran…lui dis-je, il y a sûrement des centaines d’Ewen dans le monde, et ton frère est mort… - Qu’est ce qu’il y a ? demanda Floïn. - Astiran avait un grand frère du même nom, mais qui est mort à la guerre…répondis-je. Floïn se frotta le menton, geste similaire à celui de sa mère. - C’est étrange…avoua-t-elle. Ewen m’a dit que lui aussi avait un jeune frère du nom d’Astiran, qu’il a dû abandonner lors de la guerre. Mais n’étant pas mort, il est retourné à son village, où il ne l’a pas retrouvé… Astiran se précipita vers Floïn. - Dites moi juste le nom du village ! demanda-t-il avec insistance. - Le nom du village ? - Si ça se trouve, votre fiancé est véritablement mon frère, que je croyais mort depuis une dizaine d’années ! s’exclama-t-il. Si les évènements coïncident, alors, je pourrais en avoir la certitude… La femme réfléchit quelques instants, Astiran attendant sa réponse avec impatience, tandis que Hydnée continuait à s’agripper aux jambes de sa mère. - Je crois qu’il s’appelait Emessen…oui, c’est bien cela… La figure d’Astiran sembla se pétrifier. - Alors…mon frère est encore en vie ?! - C’était ça ? demanda Floïn. - Emessen…c’est le village où j’ai grandi avec mon frère, et j’en ai la certitude, il n’y avait pas deux Ewen à cet endroit ! Il se passa la main sur le visage. - Je n’arrive pas à le croire…je n’arrive pas à le croire…répéta-t-il, entre l’immense joie et le bouleversement le plus total. - Ainsi…c’est Ewen qui m’a sauvé… ? murmurai-je pour moi-même. - Il vous a sauvé ? demanda Floïn. Décidemment, les vérités se rencontraient en ce jour… - Oui, deux fois, répondis-je. La première, c’était il y a bien longtemps…lors de la bataille en ce lieu, à Faritè, trahissant son armée pour m’emmener au seul endroit où j’aurais été en sécurité, l’église de Désegipsien. C’est vrai que, comme il était épuisé, il est tombé dans l’inconscience, et que les autres Humains l’ont cru pour mort…peut-être que de là Astiran a eu nouvelles que son frère n’était plus en vie. La seconde fois, c’était il y a à peine quelques jours, à Phèn, juste avant de venir à toi, Astiran… J’ai été agressée par des bandits, mais il est venu à mon secours juste à temps… - Tu as été agressée par des bandits ?! s’exclama mon frère, que je n’avais pas mis au courant de ce malheureux incident. - Tu as rencontré mon frère, alors que je n’étais juste qu’à quelques mètres ?! s’exclama Astiran. Assaillie de questions des deux côtés, je soupirai. - Oui, j’ai été agressée, mais je suis toujours en vie, donc tout va bien, dis-je en me retournant vers Naid. - Je savais bien que j’aurais dû t’accompagner ! continua mon frère. - Et concernant Ewen, ajoutai-je en me tournant vers Astiran, bah…que veux-tu que je te dise… ? Oui, je l’ai rencontré alors que tu n’étais pas loin. Astiran jura alors. - Pourquoi je n’étais pas là à ce moment ! s’exclama-t-il. - Calmez vous les jeunes ! s’écria une voix, qui soudainement avait pris de l’ampleur. Surpris, nous nous retournâmes tous vers Elaeis, debout, qui nous fixait de son petit regard perçant. - Alala ! Parlez chacun votre tour ! s’exclama-t-elle. Quelle décadence, franchement ! Bref…reprenons. Astiran, ton frère Ewen est en vie, il a sauvé deux fois Diphtil, mais surtout une fois juste avant que vous vous rencontriez. Pour Naid, Diphtil s’est fait peut-être agressée, elle n’en est pas morte pour autant. Voilà, la discussion est terminée. Puis, en soupirant, elle se rassit dans son fidèle fauteuil, les mains toujours liées. - Elaeis a raison…dis-je alors, il vaudrait mieux que l’on parle de cela « calmement »… - Ecoute, Diphtil, en une journée, je viens d’apprendre que je vais devenir père et que mon frère, que j’ai toujours cru mort, est toujours en vie et qu’il t’a sauvé à deux reprises ! Comment veux-tu que je sois calme ? - Joyeux anniversaire ! s’exclama Naid. - C’est votre anniversaire ? demanda Floïn, en reprenant Hydnée dans ses bras. - Euh oui… - Bah, je vous souhaite un joyeux anniversaire, dit-elle alors avec un sourire. - C’est mon anniversaire ? demanda la petite fille qui venait d’atterrir dans la discussion trop compliquée pour elle. - Non, ma chérie, répondit sa mère. C’est en quel mois ton anniversaire ? La fillette réfléchit quelques instants. - En septembre ! déclara-t-elle fièrement. « Elle est tellement mignonne ! » pensai-je, sous le charme innocent et enfantin de la petite Hydnée. - Ce qui voudrait donc dire qu’Hydnée est ma nièce…continua Astiran, toujours focalisé sur cette nouvelle qui avait tout changé. - C’est exact…répondit Floïn. - Tonton Astiran ! se moqua Naid, en prenant une petite voix enfantine, un peu nasillarde. A nouveau, celui-ci lui lança un regard noir. - Oh, c’est bon ! dit mon frère. Humour ! La vie est belle ! - C’est sûr…répondit Astiran. Mais je suis toujours un peu chamboulé par tout ce que je viens d’apprendre d’un coup… Je m’approchai alors de lui, et serrai contre lui tendrement. - Ne t’inquiète pas…lui dis-je alors d’une voix réconfortante. Alors, il se saisit délicatement de mon menton et le releva vers lui. Durant quelques secondes, il me regarda amoureusement de son regard si doux, avant de m’embrasser tendrement. Alors, la petite Hydnée nous pointa du doigt. - Oh les amoureux ! s’exclama-t-elle, heureuse de nous découvrir en « flagrant délit ». Un peu embarrassée par sa remarque, mes joues se mirent à rougir soudainement, tandis qu’Astiran commença à rire. - Décidemment, déclara Naid, elle a du cran pour son âge cette petite ! - Je ne suis pas petite ! répliqua-t-elle vexée, son visage rebondi virant au rouge. Parce que je suis une grande d’abord ! Hein maman, je suis une grande ? - Oui, mon cœur, tu es une grande, répondit Floïn d’une voix douce et chaleureuse, comme une bonne mère. Alors, fière de ce compliment, elle tira la langue à Naid, qui se mit à rire. - Voyons Hydnée ! s’indigna sa mère, plus sévèrement. On ne tire pas la langue ! C’est très mal poli ! Renfrognant sa mine, la petite fille grogna en se pelotonnant dans les bras de sa mère. - Il ne faudrait pas trop que vous tardiez ici…dit une voix derrière nous. Nous nous retournâmes tous vers Elaeis, étonnés de sa remarque. La vieille dame paraissait autre part, comme en transe. - Tu nous vires de chez toi ? demanda Naid, qui ne prenait pas sa phrase au sérieux. - Non, ce n’est pas exactement cela…répondit-elle en baissant la tête. Nous attendions alors tous une explication, ce qui fut rapide. - Une puissante armée est en marche vers l’Empire Neltiad…continua-t-elle alors. Regroupant plusieurs dizaines de milliers d’hommes. D’ici quelques jours, ils arriveront dans les environs… - Une armée ?! m’exclamai-je, même si je savais pas d’autre solution, puisque la bataille décisive se déroulerait à Entygon. Comment… - Mais…s’il y avait eu une armée en route provenant du Royaume, nous l’aurions remarqué, fit constater Naid. - Elle vient du Sud, plus précisément…dirigé par le roi Drehardir lui-même, dont l’intention est d’envahir l’Empire Neltiad… Naid se mit alors à jurer. - Comment savez-vous cela ? demandai-je à la vieille Elaeis, curieuse. - Je suis en contact direct avec les dieux qui m’informent de cela…me répondit-elle. Tu trouves cela étrange ? - Euh non… - Moi si…un peu. Puis, elle reprit son ton sérieux. - Vous devez évacuer les lieux au plus vite, vous rendre à Entygon afin de donner l’alerte, continua-t-elle. - Nous ne pouvons partir que demain matin, dit Naid. - Mais…comment Ewen nous retrouvera-t-il ? demanda Floïn, un peu inquiète. Si l’on s’enfuit ainsi, comment saura-t-il ? - Ne te fais pas de souci pour cela…j’ai tout prévu, mais je n’ai pas l’intention de le dire. - Mère, comment veux-tu me mettre en confiance si tu ne me dis rien ?! s’exclama-t-elle. La petite Hydnée, craintive par rapport à la voix un peu énervée de sa mère, leva sa tête vers elle. - Qu’est ce qui se passe maman ? demanda-t-elle d’une petite voix. Qu’est ce qu’il se passe ? - Rien ma chérie…répondit Floïn en reprenant son air calme afin de ne pas effrayer davantage sa fille aimée. - Il faudra donc que l’on voyage assez vite…réfléchit Naid. - Tu te trompes Naid…intervint Astiran. C’est toute une armée, or, elle ne se déplace même pas à la vitesse à laquelle on chevauche en temps normal… On prendra de l’avance de toute façon. Je soupirai longuement, mon cerveau bouillonnait dans ma tête. - Vous êtes sûr que c’est un voyage pour une petite fille ? demanda Floïn, toujours un peu anxieuse, les sourcils froncés. - Nous n’avons pas d’autres choix, répondis-je. Il ne faudrait pas que vous y laissiez votre vie… Puis, je me retournai vers mon frère. - Naid, s’il te plait, pourrais-tu vérifier le temps qu’il nous faudra pour atteindre Entygon, les points de passages à quel moments, et tout le reste ? lui demandai-je. - Tout de suite mon général ! s’exclama Naid en se mettant au garde à vous. Pendant que Naid sortit de son sac sa carte et la déroula sur la table, taillée grossièrement, Elaeis se leva avec une rapidité surprenante pour son âge. - Moi, je vais commencer à préparer tout ce dont vous aurez besoin pour ce temps de voyage, déclara-t-elle. - « Vous » ? demandai-je, croyant qu’elle aurait utilisé le terme « nous ». Lentement, elle se tourna vers moi, le regard à la fois sérieux et affligé. - Je ne partirais pas avec vous…répondit-elle alors. - Hein ?! s’étonna Naid, en détachant son regard de la carte. - Qu’est ce que tu racontes mère ?! s’exclama Floïn en posant la petite Hydnée sur le sol. Tu comptes rester ici alors que les armées vont arriver dans quelques jours ?! C’est du suicide ! Elaeis soupira, en se frottant les paumes de ses mains. - Je ne serai qu’un fardeau pour vous, continua-t-elle. Et puis…j’ai vécu toute ma vie ici, dans cette maison, et l’abandonner, c’est m’abandonner moi-même…De plus, je pourrais retarder l’armée… - C’est bien ce que j’ai dit, c’est du suicide ! cria Floïn. Es-tu inconsciente ou quoi ?! |
|  | | Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Re: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Ven 31 Aoû - 21:09 | |
| Partie 4Terrifiée par la voix de sa mère, la petite Hydnée, assise à terre, commença à sangloter. Alors, je me précipitai sur elle et la prit dans mes bras, en la berçant lentement. - Arrêter toute l’armée du Royaume d’Edenor ?! continua Naid sur le même ton que celui de Floïn. Mais, c’est tout bonnement impossible pour toi ! - Quoi ?! s’exclama Elaeis. Tu me crois si vieille que ça ?! Non mais ! Je suis Elaeis, descendante de Tiama tout de même, et tu ne me crois pas capable de calmer une bande d’humains agitant des bouts d’aciers comme des singes ? - Il s’agit d’une armée de plus de dizaines de milliers d’hommes, équipés jusqu’aux dents ! - Je m’amuserais pour une fois tiens ! répliqua-t-elle. Et puis, de toute façon, c’est mon choix ! Tu n’as rien à rajouter là-dessus ! - Mais… - Tu n’as rien à ajouter ! l’interrompit-elle. Discussion close ! Puis, elle se dirigea vers une commode et ouvrit l’un des tiroirs. Mais avant d’en sortir quelque chose, elle se tourna vers Naid. - Retourne à ta carte ! lui ordonna-t-elle. C’est ce qu’il fit donc, tout de même inquiet. Dans mes bras, la petite Hydnée continuait à pleurer, ne comprenant pas ce qu’il se passait autour d’elle, et apeurée par sa mère. Alors, je lui caressai la tête et lui murmurant des mots rassurants, tandis que Floïn, sur les nerfs, alla s’enfermer dans une pièce juxtaposée. Astiran soupira longuement en s’approchant de moi. - Elle est où maman ? sanglota la fillette en levant son visage couvert de larmes vers moi. Hein ? Elle est où maman ? - Elle est partie se reposer, lui mentis-je, afin de ne pas lui dire que sa mère était triste et en colère. - P…pourquoi ? demanda-t-elle. - Parce qu’elle est fatiguée. - Pourquoi ? Je m’assis alors dans le fauteuil où d’habitude se tenait la vieille femme. - Tu sais, Hydnée, commençai-je à lui dire, il y a beaucoup de choses que l’on ne peut pas savoir. - Pourquoi ? - C’est la loi de la vie, si l’on connaissait tout, quelle en serait l’importance ? La petite fille leva un sourcil, perplexe, ne saisissant pas mes propos. - Ce n’est pas grave, lui répondis-je en souriant. - Dis, Diphtil, tu me racontes une histoire ? me demanda-t-elle d’un ton insistant, ayant cesser ses pleurs. - Si tu veux. Laquelle veux-tu entendre ? Tu connais celle du petit poisson d’or ? lui proposai-je. Alors, elle fit un signe négatif de la tête en me fixant du regard. - Je peux aussi écouter l’histoire ? demanda Astiran sur un ton plaisantin, un sourire sur les lèvres. - Bien sûr, lui répondis-je. Alors, il s’assit en tailleur devant moi, tandis que la petite Hydnée attendait avec impatience l’histoire que j’allais lui conter. - « Il était une fois, dans un pays lointain, bordé par l’océan profond, un pauvre pêcheur. Chaque matin, il se rendait sur sa barque et naviguait en mer avec son filet, afin de ramener plein de poissons. Mais, le pauvre n’était pas heureux, ne vivant que de sa pêche… Un jour, alors qu’il pêchait, il attrapa dans son filet un étrange et joli poisson : un poisson aux écailles dorés. « Chouette ! se dit-il, heureux de sa prise. Je pourrais le vendre cher, et j’aurai un peu d’argent ! » Mais une petite voix lui répondit avec peur : « Non pitié, ne me vend pas, ou je mourrai ! » Le pêcheur, étonné, regarda le petit poisson d’or qui frétillait dans sa main, c’était un poisson qui parlait ! « Tu parles ? » lui demanda-t-il alors, curieux. « Oui, mais je t’en prie, relâche moi dans le vaste océan, ou je mourrai ! » le supplia-t-il d’une voix faible. « Je ne vois pas pourquoi je ferais cela, alors que je peux gagner de l’argent en te vendant » répliqua le pêcheur. « Si tu me libères, alors, j’exaucerais tes vœux… » dit alors le petit poisson, qui commençait à perdre ses forces vitales. Le pêcheur intéressé demanda alors au poisson de devenir l’homme le plus riche du monde. Le vœux exaucé, il relâcha le petit poisson d’or dans la mer, qui fila à toute vitesse, dans l’onde de l’océan turquoise. Le pêcheur revint alors sur la terre, quelle fut la surprise pour lui lorsqu’il découvrit un immense palais à la place de sa petite cabane. Lorsqu’il entra dans cette demeure d’or et d’argent, il découvrit qu’il était rempli de toutes les richesses possibles, des milliers de pièces d’or, des bijoux garnis des plus beaux diamants, des saphirs les plus resplendissants, des vêtements somptueux et soyeux. Le pêcheur, heureux, était devenu l’homme le plus riche du monde. Chaque jour, il contemplait toute sa fortune, mais, au bout d’une semaine, le pêcheur se sentait désespéramment seul dans cet immense palace. Alors, sur sa barque, à présent décoré de feuilles de cuivres et bordé d’argent, il se rendit en mer et appela le petit poisson d’or. Celui-ci arriva, sortit sa tête de la surface de l’eau et demanda au pêcheur ce qui lui arrivait. « Ô petit poisson d’or, tu m’as fait don de toutes les richesses du monde, hélas, je suis si seul dans ma grande demeure…puis-je te demander de réaliser pour moi un second vœux ? » le supplia le pêcheur. « Quel est donc ton second désir ? » demanda le petit poisson qui acceptait d’exaucer ce deuxième souhait. Alors, le pêcheur demanda à devenir l’homme le plus populaire de toute la ville, avoir plein d’amis afin de faire la fête tous les soirs dans son palais. Le petit poisson d’or réalisa alors son vœux, et lorsque le pêcheur revint à son palace, il vit plein de personnes qui l’attendaient, se précipitant sur lui. A présent, le pêcheur était l’homme le plus apprécié des environs, et tout le monde désirait devenir son ami. Tous les soirs, dans sa demeure d’or et d’argent, le pêcheur organisait de somptueuses réceptions, dans lesquels étaient invités les plus grands rois, reines, princes et princesses de ce monde. Malheureusement, le pêcheur n’était heureux pour autant… Encore une fois, il manquait quelque chose à son bonheur. Alors, il retourna au milieu de l’océan et appela à nouveau le petit poisson d’or. Celui-ci arriva tout de suite, et demanda au pêcheur ce qu’il n’allait pas. « Ô petit poisson d’or, tu m’as fait si populaire qu’à présent les plus grandes personnes de ce monde foulent mon palais, hélas, je ne suis toujours pas heureux… » « Pourquoi donc ? » demanda le petit poisson d’or. « Je suis seul, sans amour… j’aimerai tellement être aimé d’une femme, de l’aimer à mon tour, peu m’importe les richesses et la réputation, j’ai besoin d’amour… » Alors, dans un tourbillon de paillettes, le petit poisson d’or se métamorphosa en magnifique jeune femme, à la longue chevelure aussi dorée que ses anciennes écailles, et aux yeux doux aussi bleus que l’onde pure de l’océan. Ainsi, le pêcheur, en compagnie de la belle femme, dont il était subitement tombé amoureux revint sur terre, découvrant que son palais, ses richesses et toutes les personnes avaient disparues. Malgré cela, il était l’homme le plus heureux du monde, car il avait trouvé l’amour. Alors, le pêcheur et la jeune femme aux cheveux d’or vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants. »Mon récit terminé, je jetai un coup d’œil sur la petite Hydnée qui s’était endormie dans mes bras. Attendrie par son visage innocent, un sourire apparu sur mon visage. Astiran se leva alors, se penchant vers la petite fille à laquelle il caressa la joue rebondie. - Elle est si mignonne quand elle dort…lui dis-je d’une voix rêveuse. - Oui…un petit bout de chou…ajouta Astiran, lui également touché par la beauté de ce petit ange. - Notre bébé sera sûrement aussi adorable qu’elle, continuai-je, songeuse. Il sourit alors. - En tout cas, c’était une bien belle histoire…m’avoua-t-il. - N’est ce pas ? C’est ma mère qui me la racontait lorsque j’étais petite, mais elle disait la tenir de mon père…lui dis-je. - De plus, elle est si véridique. Moi, je n’ai nul besoin d’être riche ou d’être aimé par les plus hauts placés, je suis déjà l’homme le plus heureux du monde, car je suis amoureux de la femme la plus belle qu’il puisse être… - Espèce de charmeur…lui répondis-je en souriant, flattée. Alors, il frotta son nez contre le mien, chacun de nous avec un sourire aux lèvres. |
|  | | Jenn Prêtre de Kalia

 Nombre de messages: 18 Age: 21 Livre ou fic préféré: charme Localisation: Québec Date d'inscription: 31/08/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Ven 31 Aoû - 21:26 | |
| C'est tellement jolie ce chapitre la!! Diphtil et Astiran parents!! Trop chou! Le frère d'Astiran est en vie!!! Merveilleuses surprises!!! J'ai hâte de lire le prochain chapitre!!! |
|  | | Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Re: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Ven 31 Aoû - 21:35 | |
| Demain le prochain chapitre !  Mirci pour le com |
|  | | Picpique Herbologue

 Nombre de messages: 603 Age: 16 Livre ou fic préféré: le royaumes des pierres :P, la fille du monde ^^ Date d'inscription: 17/09/2006
 | |  | | Mancinia Connaissance de Yûni

 Nombre de messages: 559 Age: 17 Livre ou fic préféré: Le Royaume des Pierres et la Candeur de la Rose. Localisation: Sur la chaine de mon bureau. Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Mancinia (Berkclay - Neflyr - Hell). Date d'inscription: 16/08/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Sam 1 Sep - 12:46 | |
| C'est fantastique ! C'est divin ! Je me demandai si tu allais le faire...Et tu la fait, vivement le prochain chapitre ! XD ! |
|  | | Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Re: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Sam 1 Sep - 15:15 | |
| Merci beaucoup, ça me fait plaisir que ça vous plaise ! Mais à présent, prenez l'habitude d'aller poster vos commentaire dans la rubrique "alors cette fic ?"^^ |
|  | | Isilia Intuition magique

 Nombre de messages: 280 Age: 16 Livre ou fic préféré: La fille du monde \o/ Localisation: héhéhé... Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Isilia, Myrilia Date d'inscription: 08/06/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 35 [renouveau à Faritè] Sam 1 Sep - 23:24 | |
| et pourquoi?? Comme ça, tu as nos impressions sur chaque chapitre, on a pas à chercher  Bref, j'adoooooore Elaeis!!!! "Ah...les jeunes de nos jours..." ^^" Je m'en vais de ce pas lire le chapitre 36!! |
|  | | | | Chapitre 35 [renouveau à Faritè] | |
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