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 Chapitre 34 [Vers les origines...]

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Ielenna
Gardienne sacrée des Pierres
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MessageSujet: Chapitre 34 [Vers les origines...]   Jeu 30 Aoû - 21:46

Bon, il y aura quelques explications à la fin du chapitre

Chapitre 34



Partie 1

Immobile, comme pétrifiée, je fixai de mes yeux hagards et effrayés mon pendentif d’ivoire, qui se balançait lentement au rythme du vent. Etait-ce cela, cette chose qui m’appartenait, et que je devais chercher ? Que diable faisait-il ici ? Comment avait-il pû atterrir là, alors qu’il avait été enseveli, dans la main d’Astiran ?! Tout se chamboulait dans ma tête, tandis que je continuai de le regarder ainsi. Puis, je relevai ma tête vers l’homme encapuchonné, dont je ne pouvais discerner le visage, qui me tendait le lys d’ivoire.

- Qui êtes-vous ? répétai-je. Comment vous êtes-vous procurés ce collier, et comment connaissez-vous mon nom ?

Sans rien répondre, il se saisit lentement de ma main tremblante, y déposant le pendentif et le lacet de cuir, refermant délicatement mes doigts dessus. Ses mains étaient si chaudes et si douces… Le silence se fit, seule l’onde de l’eau filante de la rivière se faisait percevoir.

- Ou l’avez-vous trouvé ? lui demandai-je à nouveau, tandis qu’il retira ses mains de la mienne.

Encore une fois, il laissa ma question en suspens dans l’air, sans bouger d’un centimètre, me fixant toujours. Soudain, son attention se porta sur un rosier, qui poussait au pied de l’arbre. L’inconnu s’agenouilla, se saisit de sa dague et sectionna la tige d’un coup sec d’une belle rose arborant la palette des pourpres. Puis, il me la présenta, moi, toujours pétrifiée par la peur et l’incompréhension des évènements tellement rapides.

- Tu vois cette rose…me dit-il doucement et calmement. Elle peut tantôt paraître provocatrice avec ses épines, tantôt douce et fragile avec ses fins et lisses pétales. Et pourtant, même si ceux-ci sont de la couleur du sang, c’est la plus belle fleur qui puisse pousser dans ce monde…

Au fil des mots qu’il prononçait, mon cœur se mit à battre de plus en plus fort et rapidement, mes membres tremblants comme tout juste sortis d’un froid hiver, totalement interloquée. Lèvres entrouvertes, yeux ahuris, je buvais ces paroles, que j’avais su apprécier, il y eut un temps pas si lointain que cela… Le silence s’installa à nouveau, tandis qu’il glissa la rose entre les doigts de mon autre main, sans cesser de me fixer de son regard perçant.

-… Elle ne te rappelle pas quelqu’un par hasard ? finit-il.
« Non…ça ne peut pas être possible ! »

Mes mains lâchèrent d’un coup le pendentif et la rose écarlate, qui tombèrent à terre silencieusement. J’en levai une, hésitante, tandis que mon corps continuait à trembler comme jamais. Lentement, mes doigts s’approchèrent de son visage caché dans l’ombre de sa capuche. Par ailleurs, tout aussi paisiblement, je me saisis légèrement d’un coin de celle-ci, la lui retirant d’un coup. Mon cœur faillit défaillir en découvrant l’identité de cet inconnu… Mes doigts commencèrent à caresser les contours de son visage, ses lèvres, son nez, ses arcades sourcilières… Ses cheveux châtains se reflétaient à la lumière de la Lune, et ses yeux marrons…qui me faisait fondre par un simple regard qu’ils me lançaient. Mes lèvres réussirent à bouger, pour ne prononcer qu’un seul et unique mot.

- …Astiran…

Etait-ce véritablement lui ou s’agissait-il d’un rêve, d’une illusion… ? Doucement, sa chaude main se saisit de la mienne, et avec son regard doux et attentionné, je me sentis en confiance, malgré toutes les questions qui tournaient sans réponse dans ma tête. Peu à peu, je m’aperçus que son visage s’approchait du mien, et bientôt, je sentis son souffle tiède frôler ma peau. Puis, ses lèvres chaudes touchèrent les miennes, qui, entrouvertes, frémissaient toujours autant. Ce contact…ce goût…Je ne pouvais à présent me tromper… A cet instant, plus rien n’existait autour de moi, plus rien ne m’importait. Combien de minutes passèrent ? Une ? Dix ? Des centaines ? Je ne savais plus, ayant perdu totalement toute notion du temps. Une nouvelle fois, une larme coula sur la joue, mais elle n’exprimait ni la tristesse, ni la peur, non…Au contraire, elle symbolisait tout le soulagement, cette joie en moi… Tout ce que je ressentis à ce moment restait indescriptible, alors le vivre… Et puis, nos lèvres se détachèrent, les siennes me manquant déjà. Nous continuâmes à nous fixer, regard dans celui de l’autre.

-…Astiran…répétai-je.

Il posa alors sa main sur ma joue, qu’il caressa doucement, essuyant la larme sur le coup, toujours me regardant de ses sublimes yeux.

- Je suis là à présent…murmura-t-il, d’une voix apaisante.

Comment aurais-je donc pu oublier ce timbre ? Si conciliant…me calmant instantanément.

- Mais…comment… ? bredouillai-je. Je t’ai vu… mort…sous des tonnes de neige…la nuque brisée…comment… ?

Alors apparut sur ses lèvres un sourire si affectueux, le sien…

- Si je suis ressuscité, c’est grâce à toi…me dit-il alors, en passant sa main dans mes cheveux.
- A…à moi ? bafouillai-je, émue et bouleversée, ne saisissant pas ses propos.
- N’est-tu pas allé voir les dieux une nuit ? me demanda-t-il. Pitrir ne t’a-t-il pas arraché tes pouvoirs de force ? Peut-être croyais-tu que cela avait échoué, mais non… J’ai été ramené d’entre les morts, on m’a insufflé à nouveau la vie. Par je ne sais quel miracle, j’ai été transporté à Ephyr en quelques minutes à peine, où les sœurs de Wüen ont pris soin de moi, jusqu’à ce que je me rétablisse de mon mieux. Mais…les choses ne passèrent pas comme prévu, et certains Neltiads assez extrémistes, jugeant ma présence dans Ephyr comme intolérable, ont plusieurs fois tenté de m’assassiner, sans réussite. Avec l’aide d’un Neltiad, fidèle aux trois sœurs, je suis parvenu à Phèn sans souci, n’attendant que ta venue…

Ainsi…c’était en fait ça, la chose que l’on m’avait enlevé…c’était Astiran…je me souvins alors de plusieurs détails, dénonciateurs, mais que je n’avais pris en compte. Lors de mon rêve, le spectre m’avait clairement dit : « Même si tout redeviendra comme avant, promets moi que tu ne t’accuseras pas… »

- C’était toi…dis-je, en me remettant de mon possible de mes émotions…que j’avais croisé…à Ephyr…à la sortie du temple.

Un sourire se dessina sur son visage éclairé par l’astre de la nuit.

- Tu as raison, me répondit-il alors. Mais, je ne devais pas te révéler mon identité tout de suite…

Il s’approcha de moi, me prenant soigneusement par la taille, me serrant contre lui, sa douce odeur me parvenant jusqu’au nez en me faisant frémir.

- Mais, à présent…continua-t-il d’une voix plus basse. Tout est redevenu normal…et je t’aime encore plus qu’auparavant…ma déesse…

Toujours un peu chamboulée, je posai une main sur chacune de ses joues un peu rugueuses.

- Tu m’as…tellement manqué…murmurai-je.

Puis, lui empoignant légèrement le visage, je pressai mes lèvres contre les siennes, me livrant à l’un des plus grands baisers de mon existence…


Une bonne heure plus tard, après m’être remise de mes émotions, nous nous décidâmes à rentrer à la cabane. J’imaginais d’ici la tête de mon frère lorsque Astiran apparaîtrait sous ses yeux. Malgré l’obscurité de la nuit, j’arrivai à récupérer le pendentif et la rose laissés à terre grâce à la lumière de la Lune. Puis, je me dirigeais vers Astiran, ne pouvant m’empêcher de le serrer à nouveau dans mes bras.

- Tu ne me quitteras plus ? lui demandai-je. Hein ? Dis le moi…

Il se retourna vers moi, ses yeux marrons emplis de douceur, approchant son visage du mien, il ne m’embrassa pas, mais frotta le bout de son nez au mien.

- Jamais plus nous ne serons séparés…me murmura-t-il. Jamais plus…je te le promets…

Il déposa alors un rapide baiser sur mes lèvres avant de se redresser, tandis que je souris.

- Il faudrait qu’on rentre à présent, lui dis-je. Naid doit être certainement mort d’inquiétude.
- Tu as raison, me répondit-il. Comme toujours d’ailleurs.

Je rougis dans le noir, il restait toujours un grand charmeur. Nous remontâmes donc les rues et chemins, à présent complètement déserts, avant d’arriver à la cabane, en plein milieu de la petite plaine verdoyante d’herbe. Lentement, j’ouvris la porte qui grinça férocement, un grognement y répondit. Mon frère était allongé dans un coin, il devait sûrement dormir.

- Mort d’inquiétude tu disais ? me murmura Astiran, amusé.
- Ca va…répondis-je, un peu vexée.

Je m’avançai vers mon frère, m’accroupi auprès de lui et lui saisis l’épaule.

- Naid ? lui demandai-je.

Un grommellement me répondit.

- Devine qui est là ? continuai-je.

Se retournant, il m’envoya comme réponse un autre bougonnement.

- Astiran est revenu…lui dis-je alors.
-…Hum…Oui, oui, c’est ça…ronchonna-t-il. Va te coucher Diphtil…

Je me retournai vers Astiran, en haussant les épaules, celui-ci souriait. Puis, me vint en tête une idée.

- Yasalyn également est de retour…
- Hein ? Quoi ? s’exclama-t-il en ouvrant subitement les yeux.

J’entendis Astiran rire derrière moi, mon plan avait bien fonctionné. Mon frère se releva, assis, se passant une main sur le visage.

- Très drôle Diphtil…grommela-t-il, les yeux encore baignés de sommeil. C’est malin…maintenant, je suis réveillé…

Puis, son regard se dirigea vers Astiran, qu’il n’arrivait pas à reconnaître, caché dans l’ombre.

- Qui est-ce ? me demanda-t-il.

Je me levai alors en prenant sa main, l’obligeant à en faire de même. Remis sur pieds, quoiqu’un peu fatigué, je m’approchais d’Astiran, toujours sa main dans la mienne, que je lâchais après qu’il soit assez près afin de le discerner. Plusieurs fois, mon frère se frottai les yeux, croyant à une apparition fantomatique ou à une illusion quelconque.

- Astiran ?! s’étonna-t-il.
- Salut Naid ! le salua Astiran. Ca va depuis la dernière fois ?

Naid se passa encore une fois la main sur le visage, n’en croyant pas ses yeux.

- Attends…c’est une blague !? s’exclama-t-il.
- Jamais pensé qu’un jour je ferrai autant d’effet…dit alors Astiran, amusé.
- Pourquoi ne crois-tu pas que ça puisse être lui ? lui demandai-je.
- On l’a vu mourir, et on l’a enterré en pleine montagne ! C’est ça le truc qui me chamboule !

Astiran soupira.

- Je sais, c’est une histoire de fous, dit-il. Mais, il faut bien croire que c’est moi, je suis bien en vie.
- Ah ouais…continua mon frère. Donc, ça serai l’histoire du gars ressuscité, béni des dieux et tout le tralala, qui soit venu ici avant nous…c’est ça ?
- C’est exactement ça.

Le silence se fit.

- Ah…d’accord…dit mon frère en se grattant la tête. Bon, en tout cas, ça me fait plaisir de te revoir parmi nous !

Il sourit alors, et Astiran lui rendit.

- Merci !

Puis, il bailla.

- Bon, les amis…il doit être minuit passé…constata-t-il. Et je crois qu’on est tous un peu fatigués. Je vous propose de parler de cela demain, ça vous va ?

Naid s’étira alors.

- Bonne idée, bailla-t-il. Je ne sais pas si je vais réussir à me rendormir, mais bon… Allez bonne nuit !

Puis, il retourna à son endroit, et s’allongea, dos à nous. Alors, Astiran me prit par la taille.

- Où s’installons-nous, princesse ? me demanda-t-il.
- Quelque part ! ris-je. Tant qu’on a de la place pour dormir, tout me convient.

Sa bouche s’approcha de mon oreille.

- Et moi, tant que je t’ai à mes côtés, il peut tout se passer…je serai toujours le plus heureux des hommes.

Alors, il commença lentement à me bercer, tout en me murmurant des mots doux. Puis, nous nous allongeâmes dans un coin de la salle, plus loin de mon frère. Comme un enfant, je me blottis contre lui, je n’avais ni froid, ni peur, j’avais besoin de le sentir à mes côtés. A présent, j’avais véritablement conscience que toute une vie pouvait basculer d’un instant à l’autre, il faut vivre pleinement chaque minute de bonheur. Et depuis dix jours, je passai enfin une paisible et agréable nuit…
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MessageSujet: Re: Chapitre 34 [Vers les origines...]   Jeu 30 Aoû - 21:47

Partie 2

Le lendemain matin, nous nous levâmes très tôt, à cause d’un « léger » problème… Astiran étant revenu, il nous manquait un monture, et nous devions économiser l’argent. Donc, Naid a dû, juste avant l’aube, voler un autre cheval, tandis qu’Astiran et moi attelions les deux autres et rangions nos affaires dans un même temps. Puis, je m’arrêtai un instant dans mes actions, fixant le lever du soleil à l’horizon, éclairant de rose et orangé le ciel parsemé de doux nuages aux couleurs vives. Un spectacle tellement beau…

- Qu’est qu’il y a, Diphtil ? me demanda Astiran qui se redressa, en me regardant.
- Je regarde le lever du soleil…soupirai-je. C’est tout…

Il sourit, et s’approcha de moi, alors, je me retournai vers lui.

- L’une des pensées les plus noires fut celle où je croyais ne plus jamais contempler le soleil apparaître à l’horizon avec ta présence…A un point, si tu savais…Je me suis alors rendu compte à quel point tu comptais pour moi, que sans toi, ma vie n’aurait que peu de valeur à mes yeux. Car si je trouve merveilleux le phénomène du lever du Soleil, c’est parce que je suis heureuse, et que tu es à mes côtés. Sinon, cela signifierait pour moi que j’ai encore une journée de plus à souffrir, désespérément seule. Et ça, j’ai dû le subir durant dix jours, le désir de te rejoindre hurlant dans mon cœur, mais l’abandon de mon frère, de ce monde, que j’allais causer, me rappelait à la raison. Un bien horrible dilemme…

Fixant à son tour le si bel événement matinal, il me prit par ma taille de son grand bras.

- Tu as bien fait…me dit-il calmement en posant sa joue sur ma tête. Car à présent, je suis revenu, et te tuer n’aurait servi à rien, mise à part nous rendre fou de chagrin. Moi non plus, sans toi, je ne sais pas si la vie mériterait son nom… Je…je suis tout de même un peu désolé de t’avoir abandonné un instant, te laissant te noyer dans l’accablement…
- Ne t’excuse pas, je t’en prie…répondis-je. Je déteste par-dessous tout que l’on s’excuse pour rien. Tu t’es sacrifié pour me sauver, et mon frère sur le même coup, en y laissant ta propre vie… Alors, à présent, tu n’as plus rien à te faire pardonner.

Il me regarda alors intensément.

- Plus rien… ?me demanda-t-il.
- Oui…plus rien…

Son visage s’approcha du mien, mais au moment où il allait m’embrasser, surgit mon frère, affolé, chevauchant un bel étalon noir.

- Dépêchez-vous ! nous lança-t-il en arrêtant le cheval dans sa course.
- Que se passe-t-il ? demandai-je, surprise de sa soudaine apparition.
- Je me suis fait avoir, et il y a eu des témoins du vol, répondit-il avec précipitation. Si nous ne partons pas immédiatement, ils risquent d’être rapidement sur nous !

Alors, nous nous saisîmes de nos sacs et sautions sur nos montures, les envoyant au grand galop, Naid nous indiquant le chemin à prendre. Quelques minutes plus tard, nous sûmes enfin que nous les avions semé, alors nous nous arrêtâmes un instant.

- Naid, je peux savoir comment tu as fait ton compte ? demandai-je, les mains sur les hanches.
- Juste que je ne savais pas qu’ils se levaient si tôt ici ! se justifia-t-il. Ce n’est nullement de ma faute. Et puis…tant qu’ils ne nous ont pas rattrapés, ce n’est pas grave…

Je soupirai en bougeant la tête.

- Fais plus attention la prochaine fois…lui dis-je.
- Tant qu’on a le cheval…
- Je parlai pour toi, l’interrompis-je.

Il ne répondit pas, tête baissée.

- Tu te fais trop de soucis pour moi, dit-il en souriant.
- Te rappellerai-je que je suis ta sœur aînée ? lui répondis-je.
- De toute façon, Diphtil, intervint Astiran, tu t’inquiètes pour tout le monde.

En entendant cette remarque, mes joues se mirent à rougir.

- Bon…il faudrait que nous nous remettions en route, fit remarquer mon frère, les rênes de son cheval en main.

Je hochai la tête, et nous recommençâmes à chevaucher. Durant notre cavale, Astiran nous relata en détails tout ce qui lui était arrivé, moi et mon frère lui posions des questions de temps à autres. Les choses me paraissaient à présent plus claires, même si je n’y aurai jamais pensé…


Le soir venu, nous nous arrêtâmes et montâmes le campement, et après qu’Astiran eut trouvé du bois, Naid alluma un feu, tandis que je préparai le repas frugal, celui dont on avait le droit chaque soir de voyage. S’asseyant à côté de moi, Astiran soupira longuement.

- Quand je pense aux bons repas à Deségipsien…
- Tais-toi, l’interrompis-je en souriant. J’ai déjà assez faim comme ça, et cette simple pensée me dégoûte.

Un sourire apparut sur ses lèvres.

- Tu t’es faite à la vie d’aventurier, j’ai l’impression…dit-il alors.
- Certes, je préfèrerai un repas sardanapalesque qu’à une portion de nourriture rabougrie, mais…cette liberté me plait, j’adore sentir le vent dans mes cheveux, car je suis à présent délivrée, voyageant à ma guise. Et cela est déjà mieux que de rester enfermée dans un monastère sans pouvoir faire ce que l’on veut, ni avoir l’autorisation de sortir. Je choisis la vie en cavale qu’une vie en cage…sans la moindre hésitation.
- Bon bah tant mieux, dit mon frère qui se relevait, le feu enfin allumé. Je ne savais pas si tu supporterais ce mode de vie…
- Je m’y fais, je m’y fais…marmottai-je.

Après donc un sobre repas, nous continuâmes à parler autour du feu.

- Dommage que le ciel n’est pas dégagé ce soir…soupirai-je, assise entre les bras d’Astiran.
- Tu voulais voir les étoiles ? me demanda mon frère, qui taillait nonchalamment un bout de bois à l’aide de sa dague aiguisée.
- Oui…lui répondis-je. J’ai tellement envie de revoir une étoile filante, pas pour réitérer un vœu, juste pour apprécier la beauté de ce spectacle astral.

Mon frère sourit.

- Ton vœu s’est réalisé ? me demanda-t-il, curieux.
- L’impossible s’est accompli…répondis-je en me retournant, croisant le regard d’Astiran.
- Les étoiles filantes ? s’interrogea celui-ci, pas au courant de ce mythe nocturne.
- On dit que si on souhaite quelque chose lors du passage d’une étoile filante dans le ciel, cela se réalise, répondit mon frère, toujours concentré sur son morceau de bois. Et moi et Diphtil avons fait l’expérience, dont les résultats sont très encourageants, en tout cas, pour ma part !

Astiran hocha la tête.

- Hum…je vois…murmura-t-il. Et quels étaient vos désirs ?
- C’est un secret, répondit Naid d’une voix légère.

Je souris alors, j’avais réussi à deviner son vœu, facile à déceler, d’ailleurs, c’est moi qui l’avais exaucé, et j’en étais fière. Quant à mon souhait, il se trouvait derrière moi… Alors, Astiran leva son regard vers le ciel couvert.

- J’aimerai bien qu’un de mes souhaits soit réalisé…soupira-t-il.
- Tu en as un ? demandai-je, curieuse.
- Un en particulier, oui…

Mon frère, ayant terminé de tailler son bâton, l’examina, avant de le jeter dans les braises.

- Il ne faudrait pas que l’on tarde à se coucher, dit-il en s’étirant. Nous avons encore de la route.
- Combien de jours voyagerons-nous encore avant d’atteindre Faritè ? demanda Astiran, son menton sur ma tête.
- Encore cinq ou six…répondit-il en se levant. Et ensuite, deux semaines pour nous rendre à Entygon.
- Nous avons déjà fait la moitié du chemin Naralir-Entygon, alors…fis-je remarquer.
- Exact, continua mon frère. Mais notre route dans l’Empire Neltiad sera plus calme et paisible, la plupart des Neltiads étant moins extrémistes sur leur opinion concernant les humains, ils sont plus laxistes que les hommes du Royaume d’Edenor.

Puis, il bailla.

- Hop ! Au pieu ! dit-il en s’éloignant, se cherchant un endroit pour dormir.
Je souris, me réfugiant dans les bras chauds d’Astiran.


Une bonne heure plus tard, la nuit s’était totalement installée, le vent léger soufflant dans les hautes herbes sèches de la plaine. Le ciel se dégageait petit à petit de ses nuages, dévoilant une pleine lune, près de l’horizon de l’est, aux reflets orangés. Le feu était à présent éteint, d’un côté, Naid, visage serein, dos à celui-ci, tandis que je m’étais allongée dans les bras d’Astiran. Tout ce passait pour le mieux, calme, et silencieux, quand soudain, une étrange brume se forma autour de nous, produisant un son assez inaccoutumé.

- Vous êtes réveillés ? nous demanda Naid à voix basse.
- Oui…
- J’ai un mauvais pressentiment… déclara Astiran dans un murmure.

Tout à coup, un son d’explosion se créa soudainement, et nous nous relevâmes tous rapidement, regardant se qu’il se passait. Jamais je n’avais vu cela… Des sortes de spectres noirs, des masses fantomatiques assez grandes, flottant au dessus du sol, deux fentes rouges pour chacun, nous observant d’un regard malfaisant.

- Qu’est ce que c’est ?! m’exclamai-je.
- Je ne sais pas…répondit Naid, l’air sérieux. Mais ça n’a pas l’air inoffensif…

Astiran se saisit alors de son épée.

- Si c’est quelque chose agressif envers nous, alors, ça ne doit pas rester ici…dit-il alors en sortant son épée de son fourreau.

Il se retourna rapidement vers nous.

- Diphtil reste en arrière, me demanda-t-il.

C’est ce que je fis, mais dans un même temps, Naid se saisit de son bâton, et dans un saut phénoménal, l’abattit sur le spectre qui l’esquiva. De son côté, Astiran également chargea l’une des masses, qui, malgré le coup d’épée qu’il venait de lui porter, se recollait, comme si l’attaque ne lui avait rien fait.

- C’est…c’est impossible ! s’exclama-t-il en se retournant vers le spectre, l’épée levée. Mon attaque n’a aucun effet !
- J’ai cru le remarquer ! lui lança Naid, entraîné dans un combat très rapide, enchaînant attaques et acrobaties d’esquive.

D’où venaient donc ces spectres ? Jamais on en avait vu depuis très longtemps…depuis que le démon Zerda avait disparu de la surface de la terre ! Etait-ce donc sa nouvelle apparition qui appellerait les fantômes dans notre monde ? Je ne voyais pas d’autres idées plausibles… Mais comment pouvait-on donc les vaincre, si les armes normales ne leur font aucun dégât… ? La seule solution, c’était…

-…la magie…

Ayant trouvé la solution, je me retournai vers Naid.

- Naid ! l’interpellai-je tout en me gardant à l’écart du combat. Leur pointe faible est la magie ! Toi qui connais à présent quelques bases, ne saurais-tu pas l’utiliser ?!

Un sourire mystérieux apparu alors sur ses lèvres, tandis qu’il continuait à se battre valeureusement.

- La magie ? murmura-t-il. Enfin un moyen de prouver ce que je vaux…

Il s’arrêta alors dans ses mouvements, pieds à terre. Il tint son bâton à la verticale, comme séparant son corps en deux parties lorsqu’on le regardait de face. Puis, il ferma les yeux, se concentrant, tandis que le spectre allait l’attaquer à nouveau.

- E sèt enèlès simanud ! prononça-t-il d’une voix forte.

Son bâton s’illumina alors tout à coup d’une forte lumière blanche et scintillante, produisant une puissante magie. Ouvrant les yeux, il s’en saisit et frappa le spectre, qui dans un cri pour le moins étrange et strident, disparut soudainement. L’onde de choc de l’attaque magique se répandit, percutant le second fantôme qui attaquait Astiran, celui-ci s’évaporant de la même manière que le premier, dans des volutes de fumée noire. Malgré le sort, il en restait encore un, indemne, qui tourna ses yeux flamboyants et maléfiques vers moi. Lentement, je reculai, espérant qu’il ne m’attaque pas… Mes espérances furent vaines… La masse fantomatique chargea vers moi, en criant aigrement. Ne sachant que faire, je me recroquevillai sur moi-même en criant, apeurée.

- Diphtil ! entendis-je plus loin.

M’attendant à l’attaque du spectre, rien ne se produit. J’ouvris un œil, m’apercevant qu’autour de moi s’était formé un champ de force d’une couleur blanchâtre, qu’il ne pouvait traverser. Celui-ci, parut un peu étonné, mais, ce fut de trop pour lui, car un pic de roche érigé par magie le transperça, le renvoyant dans son monde d’origine… Un peu surprise par ce qu’il venait de se produire, je me relevai, regardant autour de moi les derniers volutes de fumée qui se dissipait petit à petit.
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MessageSujet: Re: Chapitre 34 [Vers les origines...]   Jeu 30 Aoû - 21:51

Partie 3



- Qu’est ce que c’était… ? demanda Astiran, toujours sur ses gardes, dans le cas d’une seconde apparition, son épée bien en main.
- D’après mes suppositions, ce sont les êtres qui accompagnent Zerda de sa sortie des enfers…dis-je alors. Il a dû nous les envoyer pour essayer de nous tuer…
- Zerda ? s’étonna Astiran, un sourcil levé.
- Ah ! Je ne te l’avais pas dit ! s’exclamai-je. Sarïn a invoqué le plus grand démon de la terre, Zerda, celui que les dames de Wüen avaient combattu, il y a des siècles de cela.

Il hocha alors la tête.

- Heureux de constater que ce prêtre reste toujours aussi stupide ! s’exclama-t-il alors. Quelle idée de faire réapparaître le plus dangereux des démons…
- Il semble bien déterminé à tuer Diphtil…soupira Naid. Il n’abandonnera pas avant d’atteindre son but, cela le rend encore plus comminatoire.
- Jamais je n’aurai pensé que Sarïn serait aussi dangereux pour moi…dis-je alors en m’approchant d’eux. Mais vous ? Vous n’êtes pas blessés ?

Naid sourit, son bâton, ayant perdu ses pouvoirs et sa lumière magique, en main.

- Donc, rien du tout, me répondit-il. Au pire, avec toutes mes acrobaties, je me serais peut-être tordu le poignet, mais non, je n’ai rien. Cependant, je suis épuisé…
- Et toi Astiran ?
- Non plus, tout va bien.

Nous réfléchîmes quelques secondes.

- Ces spectres ne peuvent se détruire que par magie…ils sont vraiment redoutables…dis-je. Heureusement, toi, Naid, tu sais te servir de la magie basique, quant à toi, Astiran, tu es le descendant de Pitrir, tu peux donc aisément user de tes pouvoirs divins…
- De plus, ajouta Astiran, il semble, pour ta part, que tu sois immunisé contre leurs attaques…

C’est vrai qu’un champ de force inconnu s’était formé autour de moi, lorsque le spectre m’avait chargé, sûrement un autre de mes pouvoirs, qui repoussaient tout être du Mal… Cela pouvait s’avérer alors très pratique en cas d’autres attaques.

- En espérant qu’il n’apparaisse pas en trop grand nombre…continua Naid en soupirant. Je ne suis qu’un débutant en matière de magie, et celle-ci m’épuise grandement… D’ailleurs, il faudrait que j’aille me coucher si je désire encore tenir sur mes jambes…

Je hochai la tête.

- Aucun problème, lui répondis-je en souriant. Passe une bonne nuit.

Sans rien ajouter, il retourna à ses affaires, et s’allongea sur le sol en fermant les paupières. Puis, je me retournai vers Astiran, lui aussi semblait un peu fatigué, il faut dire que nous essayions de dormir juste avant d’être attaqués par ces fantômes. Alors, nous nous allongeâmes au même endroit que tout à l’heure.

- C’est moi, ou te débrouilles de mieux en mieux en matière de combat ? lui demandai-je.
- Je ne sais pas…peut-être cette résurrection qui me rend plus fort…enfin…je n’en sais rien ! me répondit-il. En tout cas, une chose est sûre, je ne serai jamais aussi athlétique et agile que ton jeune frère. Je n’ai jamais vu quelqu’un se battre aussi bien que lui…

Je soupirai.

- D’un côté, tu ne dois pas avoir le souvenir de beaucoup de combattants, étant donné que nous sommes restés enfermés durant la moitié de notre vie…lui dis-je alors.
- Peut-être, mais je suis une logique…continua-t-il. Si Sarïn avait envoyé Yasalyn pour nous traquer, c’est qu’elle était considérée comme puissante au combat, et l’ayant combattu amicalement, je peux le prouver : elle est très forte… Mais, ton frère est plus agile et l’a déjà battue, donc, on peut en déduire par là que ton frère est vraiment doué en temps que combattant.

Je blottis mes mains sous mon cou chaud.

- Mais, son œil manquant doit vraiment être un handicap pour lui…ajoutai-je donc dans un soupir.
- S’il l’avait toujours, imagine…il serait encore plus puissant ! continua Astiran.

Un silence s’installa quelques minutes.

- En tout cas, je ne laisserai jamais ce démon gagner, jamais…murmurai-je.
- C’est sûr que s’il gagne, tu vas y passer…et je n’en pas envie, mais alors pas du tout !
- Non…ce n’est pas que pour moi…

On entendit Naid, à présent endormi, se retourner.

- Ah bon ? me demanda Astiran. Pourquoi alors ?
- C’est pour toi…lui répondis en fermant les yeux.
- Pour…pour moi ?
- Je l’ai entendu dans mon rêve, continuai-je. Sarïn n’a pas juste l’intention de me tuer, il désire garder le démon à ses côtés, mais pas dans son corps. Or, le prêtre a justement dit qu’il donnerait à Zerda une autre enveloppe corporelle, plus jeune et robuste. Il a dit ça en condition que son plan fonctionnerait, qui serait de nous retrouver. Mais, Sarïn ne sait pas que c’est Naid qui est venu nous chercher, donc, il ne resterait qu’une seule possibilité : toi…

Astiran réfléchit quelques instants.

- Etre habité par un démon, ça ne doit pas être agréable, c’est sûr…dit-il.
- Et je ne veux, en aucun cas, que cela se produise, jamais je ne laisserais le laisser faire… !

Alors, il me serra davantage contre lui, et me déposa un baiser sur la tête.

- Quand je pense que c’est ce que subit Yasalyn à peu de choses près…dis-je alors doucement dans la nuit. Cela doit vraiment être horrible…
Astiran leva sa tête vers le ciel.
- En plus, c’est la pleine Lune cette nuit, constata-t-il en soupirant.

Mon Dieu…comme je la plaignais en cet instant…ce n’était même pas de sa faute, contrairement à ceux qui se font mal exprès…vraiment, elle devait horriblement souffrir. Sur cette pensée, je m’endormis…


Le lendemain, nous reprîmes la route plus tard que d’habitude, étant donné que nous avions perdu plus d’une heure de sommeil, mais cela n’était pas grave. Notre trajet dans les plaines se poursuivit, et cela durant cinq jours, le soleil souvent caché par les nuages gris. C’était véritablement désert, et vide… rares furent les villages que nous croisions lors de notre cavale. Quelques fois, un vent fort soufflait ardemment, dégageant une telle quantité de poussière que nos chevaux en étaient gênés. A la fin, je commençais à reconnaître notre route, apercevant au loin, en fin de matinée, la ville de Deségipsien, le clocher plus haut que toutes les maisonnées.

- Nous revoilà au point de départ…soupira Astiran.
- A présent, ce lieu me fait peur, dis-je alors, les yeux plissés. Une prison…
- Il va nous falloir contourner, continua Naid. Il ne vaudrait mieux pas que l’on tombe sur l’autre…
- Tu as raison, de toute façon, je n’ai aucune envie de le revoir…ajouta Astiran.

Moi, je restai immobile sur mon cheval, fixant le clocher. Soudain, une horrible douleur me vrilla la tête, m’extirpant un cri. Je n’avais plus conscience de mon entourage, de plus rien, pour tout dire…J’aurais voulu me taper la tête au fer afin d’abréger cette souffrance, mais je ne pouvais rien faire. Me tenant ainsi le crâne, je vis devant moi deux yeux rouges et maléfiques qui me regardaient, comme ceux des spectres de l’autre nuit, sinon, tout était noir.

- Ainsi…commença une voix caverneuse. C’est toi…ma proie…Diphtil…la cinquième déesse élémentaire…

Rien que d’entendre ces mots, mon corps se mit à trembler de tout mon être.

- Zerda…murmurai-je.
- Je vois…que tu as déjà entendu parler de moi…Diphtil…susurra-t-il.

Mais, je continuai à me débattre à cause de la douleur crânienne.

- Tu souffres…hein ? Ce n’est rien…comparé…à ce que tu vas subir…
- Je ne souffrirais pas, face à toi…répondis-je, entre mes dents.
- Ton courage divin…il ne te suffira pas…
- Peut-être, mais j’ai d’autres choses que ma détermination… ! répliquai-je sèchement.
- En t’éliminant, j’aurai ainsi ma vengeance tant désirée…envers ces satanés dieux…et ces Neltiades qui m’ont eu l’autre fois…à présent, je ne laisserai rien passer…rien…

Même si je résistais de mon mieux, la douleur me fit mettre à genoux.

- Tu ne pourras jamais me battre…continuait-il. Jamais…
- Je le sais…seule…je ne pourrai pas, lui répondis-je. Mais j’ai des gens dans mon entourage, qui m’aideront…car je ne suis pas la seule qui veuille te faire disparaître !

La voix profonde et grave se mit à rire.

- Ne t’inquiète pas pour ça…ajouta-t-il. J’éliminerai tes « amis »…mais avant toi…ta souffrance sera alors plus grande…

Non…hors de question que cela se passe ainsi ! J’en fis la promesse dans mon cœur. Soudain, la voix parut plus légère.

- Oh, je suis un génie ! Mais passons…

Puis, elle reprit son timbre habituel.

- Tu es proche…je te sens…mais le plaisir sera nettement plus grand…sur le champ de bataille…à Entygon…attends toi à ma présence… petite déesse…

La douleur se dissipait petit à petit dans ma tête, me redressant, tout s’évanouit autour de moi : Zerda disparut… Et dans le noir total, plus rien ne se produit…


OOOOOOOOOO


Vous vous dîtes "ouais, il est déjà réssuscité l'autre !" Explication... : son corps est le même, et si les dieux n'étaient pas intervenus assez tôt, son corps aurait commencé à se décomposer, même dans la glace. Alors, il fallait intervenir très rapidement !
Ensuite, vous vous dîtes "comment ça se fait qu'ils mettent moins de chapitres de naralir à faritè, que de faritè à naralir ?" Explication... : les chapitre actuels font environ 15 pages words, alors que les anciens en faisaient 5. Faites un rapide calcul, vous verrez qu'on a gagné du texte !
^^
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MessageSujet: Re: Chapitre 34 [Vers les origines...]   Jeu 30 Aoû - 23:24

Waaaaaayyyyy!!!! Il est revenuuuuuuuu!!! I love you

Au début je pensais que Zerda et Sarïn étaient allé chercher Astiran dans la montagne et avait utilisé son corps pour se rapprocher de Diphtil (ils auraient pu se télétransporter jusque là What a Face ^^) mais maintenant... plus si sûre... mais peut-être quand même!!!

Je croyais aussi que la première nuit ils ne dormiraient pas ^^"
en tout cas, pas beaucoup et loin de Naid ^^"

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MessageSujet: Re: Chapitre 34 [Vers les origines...]   Ven 31 Aoû - 9:47

Que sous entends-tu par là ?! XD
Hum...j'y ai pensé certes, mais bon...que veux-tu... ^^
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Chapitre 34 [Vers les origines...]

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