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Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Chapitre 33 [Phèn] Mer 29 Aoû - 20:42 | |
| Je préviens que pour comprendre ce chapitre, il faut avoir connu la nouvelle version du chapitre 1, disponible sur le fofo à notre cher compagnon DDTL (lui demander l'adresse) Chapitre 33 Partie 1- Naid, réveille toi ! Il faut qu’on y aille ! Mon frère ouvrit lentement ses paupières et me vit, penchée au-dessus de lui. - Allez, continuai-je. La route nous attend… Naid se redressa alors, s’étira et passa une main dans ses cheveux, encore à moitié endormi, tandis que je terminai de remballer mon sac. Puis, il se leva sur ses deux pieds et s’approcha de moi en déposant une bise sur ma joue. - Bonjour soeurette ! me dit-il avec un grand sourire, malgré la fatigue. - Tu as bien dormi ? lui demandai-je en détachant mon cheval à la robe crémée du peuplier. - Oh que oui ! soupira-t-il en se passant une main sur son visage. Je le dévisageai en souriant, tandis qu’il ramassa ses affaires et prit son cheval. - Tu m’as l’air bien joyeux ce matin…lui fis-je remarquer. C’est le chant des oiseaux qui te met dans cet état ? Ou bien quelque chose de plus subtil que je ne puis deviner… Je me trompe ? D’un saut rapide et maîtriser, il monta sur son cheval alezan, à la crinière et à la queue couleur d’ébène. - Tu n’as pas tort, me répondit-il en souriant, pendant que je grimpais sur ma monture. J’ai fait un…magnifique rêve cette nuit… - Ai-je le droit d’en savoir plus ? demandai-je, curieuse. Ou alors préfères-tu garder cela pour toi, ce qui est ton droit le plus légitime. Un grand sourire apparut sur son visage tandis que nous commencions à avancer dans la plaine. - Un rêve qui paraissait tellement réel…continua-t-il, l’air songeur. J’y ai vu…Yasalyn… - Ah bon ? lançai-je, comme si je savais rien. Ainsi, ma requête auprès des dieux avait été exaucée : Naid avait bien revue celle qu’il aimait, même s’il croyait que c’était un rêve, il s’agissait bien de la réalité. Cela m’avait fait mal au cœur de le voir ainsi, mais à présent, quelle joie de le sentir heureux et joyeux. - Mais bon…soupira-t-il. Ce n’était qu’un rêve… - Les rêves ne se font pas au hasard, surtout quand ils paraissent aussi réel, à ce que tu me dis…dis-je l’air intéressée. - Si tu le dis… C’est sans aucun problème que nous parvînmes à la ville de Phèn deux jours plus tard. Nous n’avions rencontré aucun obstacle sur notre chemin et le temps s’était fait clément. Ainsi, ce voyage nous avait été enfin favorable… Phèn était une ville de modeste taille mais elle était si belle. Perchée sur une colline, un château avec une grosse tour et un donjon carré siégeait sur la plus haute butte, bastion de la cité du Royaume, un drapeau bleu levé, il devait sûrement la représenter. Une église, placée au milieu de la colline, semblait nous observer, ses deux cloches de bronze visible de l’extérieur semblables à deux grands yeux. Les maisons s’agglutinaient jusqu’à la rivière Mosakaga, de l’autre côté, dont la vue était magnifique tout en haut. Sur celle-ci s’avançaient bateaux légers et frêles barques, non les grosses galères venant de la mer. Tout cela donnait à aspect coquet à cette ville… Mon frère et moi avions trouvé ce qu’il nous fallait pour la nuit, une petite cabane désaffectée au milieu d’un champ d’herbe, un bassin dans lequel s’écoulait une fraîche fontaine à proximité, et surtout, nous avions une vue implacable sur le château et la colline, nous arrivions même à discerner la rivière entre deux buttes. C’est vraiment merveilleux… Naid soupira en s’allongeant sur le plancher de la cabane. - Ca fait du bien d’être arriver…dit-il. Je hochai simplement la tête. - En plus, nous n’avons eu aucun souci en route, continua mon frère. Pas un bandit, pas un humain prêt à nous tuer, bref, je considère cela comme un succès ! Ecoutant ce qu’il me disait, je regardai par la fenêtre installée de travers, toute sale. Naid se redressa et me regarda étrangement. - Ca va Diphtil ? me demanda-t-il, anxieux. - C’est juste que…les dames de Wüen m’ont dit de récupérer quelque chose m’appartenant, ici, dans cette ville, mais je n’en sais pas plus, elles ont refusées d’ajouter un mot là-dessus… - Donc, tu ne sais pas où se situe cette chose, mais, de plus, tu ne sais même pas de quoi il s’agit ?! - C’est cela… Je me dirigeai vers la porte que j’ouvris d’un horrible grincement. - Où vas-tu ? me demanda-t-il. - Je vais juste à la fontaine…lui répondis-je. Je…j’ai besoin d’être seule un moment… Mon frère baissa la tête. - Fais comme tu veux, me dit-il. Mais fais bien attention à toi, je n’ai pas l’intention de te perdre également. - Ne t’inquiète pas pour moi…terminai-je avant de refermer la porte derrière sans un regard envers lui. Enfin dehors, je respirai un bon coup, de l’air frais, parfumé à l’odeur de l’herbe verte et rafraîchie du printemps. D’un pas lent, je m’avançai vers la fontaine, traversant une partie descendante du champ. Le bassin, à l’ombre d’un prunier et d’autres arbres, dégageait une grande fraîcheur qui me fit frémir, je me sentais tellement à l’aise en ce lieu. Dans l’onde pure et cristalline de l’eau se reflétait le majestueux château, maître des lieux, qui nous surveillait du haut de sa colline. Au fond du bassin, je discernais petits têtards et salamandres, le corps noir et luisant parcouru de tâches jaunes flamboyant. Il paraissait d’ailleurs qu’elles étaient le symboles de cette ville… Je m’assis alors sur un rocher, en face de cette vue, juste à côté du bassin, la fontaine s’écoulant juste derrière. Soudain, la cloche de droite tinta neuf fois, trois coups par trois, avant de commencer leur parade qui annonçait les sept heures, le début de soirée. Son bruit devait résonner dans toute la vallée tellement il était fort et perçant. Au bout de quelques minutes, elle arrêta de se balancer, faisant taire cette sonorité, qui disparut une dernière fois dans un grand écho dans la colline. Je ne savais pas si je devais être heureuse ou triste, joyeuse ou malheureuse… L’autre nuit, j’avais donné à mon frère la possibilité de revoir Yasalyn, celle qu’il aime, alors que moi, j’avais la certitude de ne plus revoir l’élu de mon cœur… La mort était tellement cruelle… Si brusquement elle m’avait enlevée Astiran, et je n’avais pas pû lui dire à quel point je l’aimais… Flash back - Waouh ! Qu’est ce qu’elle est belle ! m’exclamai-je, émerveillée. Tournant sur moi-même, cette robe de satin d’un jaune pâle était vraiment magnifique, bordée de pourpre, j’en restai abasourdie. Derrière moi, la sœur qui m’aidait à me préparer tapait dans ses mains, satisfaite. - Elle vous va à merveille ! me confia-t-elle en m’envoyant un clin d’œil dans le miroir. Une jeune fille de seize ne pourrait être plus ravissante que vous ! De plus, possédant la beauté d’une déesse ! - Vous me flattez, ma sœur, lui répondis-je, les joues rosies, en continuant de m’observer dans le miroir. Puis, elle ajusta la robe par quelques endroits. - Il faut à présent que je vous coiffe et vous maquille, continua-t-elle. Asseyez vous devant le miroir. Après un bref hochement de tête, je m’installai sur le tabouret disposé devant le miroir bordé d’argent. Puis, elle s’approcha de moi, la brosse en main, et commença soigneusement à coiffer mes longs cheveux rouges, qu’elle arrangea en chignon, duquel ressortait une grosse mèche vers le haut, mais qui retombait en arrière, me laissant cependant ma frange qui cachait le symbole inscrit sur mon front. Au moment où elle s’apprêtait à me maquiller, la porte s’ouvrit, laissant un jeune homme, séduisant, vêtu richement de beige et aux cheveux châtains, entrer dans ma chambre. - Diphtil ? demanda-t-il. Tu es prête, tu… ? Mais la sœur se leva soudainement et le poussa vers la sortie de la pièce. - Ah non monsieur Astiran ! lança-t-elle. Vous attendrez que votre amie soit préparée pour pouvoir la voir ! Alors, elle referma la porte à son nez sans qu’il eut le temps de rajouter quelque chose, j’étouffai un rire amusé, tandis que la sœur soupira. - Ah…les hommes… - Surtout celui-là ! ajoutai-je en souriant. - Vous avez bien raison, me répondit-elle en reprenant le poudrier en main. Mais, il vous adore, vous le savez bien. - Heureusement ! Après m’avoir maquillé la sœur se leva en posant le khôl qu’elle venait d’utiliser. Puis, elle se saisit une magnifique rivière à trois rangées de perles qu’elle mit autour de mon cou et referma avec soin. Elle était vraiment sublime, brillante de toutes parts, digne d’une princesse… Je ne pouvais mériter cela… - Ma sœur ? dis-je tandis que j’examinais la parure. - Oui ? - Puis-je vous poser une question ? demandai-je. - Bien sûr, répondit-elle. Dites toujours. Elle s’assit alors sur une chaise à côté, toute ouïe. - Pourquoi avez-vous voulu devenir sœur ? Etonnement, elle me sourit. - Je n’ai pas voulu, j’y ai été forcée, me répondit-elle. Ce sont mes parents qui m’ont envoyée au monastère, ils jugeaient que c’était bon de me faire cloître pour servir les dieux, mais ils n’ont pas remarqués que leur fille n’était pas de leur avis… - C’est horrible ! m’exclamai-je. On ne devrait jamais forcer les gens à faire des choses ! - Et pourtant, c’est ainsi que va la vie…soupira-t-elle en haussant mollement les épaules. Je restai tout de même consternée. - Mais…jamais vous n’aimerez un homme, jamais vous ne verrez la mer ou le désert, jamais nous n’aurez ces rêves ! continuai-je. - C’est faux, me répondit-elle en souriant. Je rêve toujours, j’ai déjà vu la mer, mais tu as raison…jamais je n’aimerai un homme…jamais je ne pourrai… - Rien que cela…c’est…infâme… Pourtant, la sœur continuait à sourire. - Je n’ai pas besoin que quelqu’un me donne de l’amour, d’autres oui… Puis, à l’aide de ses bras, elle se releva. - Moi, je donne l’amour que j’ai à servir les dieux, prier pour le monde et pour le bonheur des gens, cela me suffit amplement… mais levez-vous donc, on doit vous attendre. Alors, elle me lança un discret clin d’œil avant de se diriger vers la porte et de l’ouvrir, tandis que je me levais lentement, afin de ne pas froisser la belle robe que je revêtais. La sœur laissa donc Astiran entrer dans la chambre. - La célébration a lieu dans trente minutes, soyez à l’heure, ajouta-t-elle avant de partir. - D’accord, lui répondis-je. Merci ma sœur. Puis, Astiran, à peine dix-sept ans, m’examina de la tête aux pieds, les yeux pantois, comme si j’étais une apparition fantomatique. - Alors ? lui demandai-je, en effectuant des tours sur moi-même afin de lui exposer tous mes côtés. Comment tu me trouves ? Elle est belle cette robe, toute faite de satin… - Tu…tu es…sublime…bredouilla-t-il. Et encore…pour trouver le bon terme, il faudrait additionner « fabuleuse », « merveilleuse », « magnifique », « magique », « éblouissante », en j’en passe…Non, sincèrement…tu es la plus belle… Je me mis alors à rougir, toujours cette même réaction après des compliments de sa part. - Après, la robe n’est qu’un ajout ! ajouta-t-il en souriant. Sans, tu serais toujours aussi belle ! - Espèce de petit pervers ! éclatai-je de rire. Il s’approcha doucement de moi. - Tant que je suis un pervers séduisant, charmeur, ensorceleur et séducteur, alors je suis fier de l’être, me glissa-t-il à l’oreille d’une voix enchanteresse. - Ca, pour être charmeur, tu l’es ! continuai-je de rire. Espèce de… ! Il arrêta ma main, qui essayait de le taper amicalement, plongeant son regard chocolat dans le mien. - De quoi ? insista-t-il. - Espèce d’homme ! esclaffai-je. Après une petite dispute amicale, il me rappela à l’ordre. - Il faudrait peut-être que l’on pense à cette cérémonie ! me dit-il. - Ah oui, c’est vrai ! remarquai-je. - Surtout que si nous arrivons en retard, le vieux va encore faire des siennes…continua-t-il en parlant de Sarïn. Je me retournai vers lui, tandis que nous sortîmes de la pièce. - Et alors ? - C’est un spectacle que je ne raterais pour rien au monde ! s’exclama-t-il. Je trouve cela tellement hilarant ! Puis, il se voûta légèrement et prit une voix grasse. - Non, mais vous trouvez ça normal d’arriver à cette heure ! imita-t-il. Vous devriez être sévèrement puni ! Mais vous n’y êtes pour rien, divine Altesse, évidemment… J’éclatai alors de rire tellement ce mime paraissait réaliste. Puis, je me calmai peu à peu, continuant de marcher, Astiran à mes côtés. - Tu as déjà assister à un mariage ? lui demandai-je. - Non jamais… et pour toi ? - Non plus, c’est la première fois, lui répondis-je en haussant les épaules. Je me demande bien comment cela se déroule. Alors, il se mit à soupirer. - On verra bien, mais je sens le truc ennuyant… |
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 | Sujet: Re: Chapitre 33 [Phèn] Mer 29 Aoû - 20:47 | |
| Partie 2Arrivés à l’église, nous fûmes installés au premier rang par Sarïn, tandis que les derniers préparatifs s’organisaient au dernier moment et que les autres personnes commençaient à entrer à l’intérieur. Au centre du chœur se trouvait un petit arbre, dans un pot d’argile, il devait avoir une utilité durant la rituel d’union. Il allait s’agir du mariage de deux nobles, aussi les gens n’étaient pas vêtus de haillons, pas non plus d’habits royaux, quant aux sœurs du monastères, elles demeuraient toutes debout, près du chœur, formant ainsi la chorale religieuse, sœur Jana dirigeant l’ensemble. Lorsque chacun trouva sa place, le silence se fit, et les soeurs entamèrent un premier chant. Alors, tout le monde tourna la tête vers la nef, d’où arrivaient les deux futurs mariés, suscitant l’excitation de la salle. L’homme, tout habillé de blanc et noir, avait l’air un peu benêt, un grand sourire à moitié stupide sur les lèvres, sinon, il n’y avait rien d’autre à rajouter sur lui. Peu après arriva la femme, une belle mariée toute habillée de blanc, son beau visage, aux yeux verts, caché derrière un voile blanc. Sincèrement, elle était vraiment belle…mais ne semblait pas convenir avec son futur époux ! Oh, et puis ! Ce n’est pas l’extérieur des personnes qui comptent ! Réunis tous deux devant l’autel, Sarïn leva les bras. - Aujourd’hui va être le merveilleux jour de l’union de deux jeunes êtres, déclara-t-il à l’assemblée. Aakey et Kitys… Tout le monde se leva en silence, tous, le regard dirigé vers le chœur. Le prêtre se saisit alors d’un cierge blanc qu’il donna à l’homme. - Aakey, approuvez vous devant Laifardi, dieu des flammes ardentes, de prendre comme épouse Kitys ici présente ? - Oui, je le veux…répondit-il, d’une voix qui paraissait pas aussi bête que son visage. La mariée sourit, tandis que Sarïn retira la bougie des mains de l’homme, se versant de la cire brûlante sur les doigts au passage, Astiran et moi étouffant un rire en voyant le prêtre se retenir de jurer devant les mariés. Puis, il octroya la chandelle à la femme et répéta la même formule que précédemment. - Et vous, Kitys, approuvez-vous, devant Laifardi, dieu des flammes ardents, de prendre comme époux Aakey ici présent ? - Oui, je le veux…répondit-elle d’une voix gracieuse et songeuse. Le même manège se reproduit sous l’arbre de Pitrir, la main dans l’eau bénite par Kalia et pour Tiama, devant un bâton d’encens. Lorsque les quatre rituels élémentaires furent terminés, la salle observant toujours avec émotion et joie la scène, les mariés se regardèrent tous les deux, tandis que Sarïn répétait encore des prières. - Enfin, Aakey, Kitys, proclamez-vous devant Dorina, la toute puissante, de souhaiter votre union, pour la vie, jusqu’à ce que la mort vous sépare, partageant joie comme peine ? - Oui, nous le souhaitons, répondirent en chœur les deux êtres amoureux, se tenant les mains, sans se lâcher du regard. Sarïn fit alors une espèce de signe avec ses bras, et ainsi, il avait l’air d’un singe ! Enfin…c’était la remarque que venait de me glisser Astiran à l’oreille ! Puis, il frappa dans ses mains, deux jeunes enfants apportant chacun sur un petit coussin modeste une alliance d’argent et une bague ornée d’une petite émeraude. La femme prit délicatement l’alliance d’argent qu’on lui tendait entre ses fins doigts et la glissa à l’annulaire de son époux. - Moi, Kitys, commença-t-elle, désire vivre avec toi Aakey, pour le meilleur comme pour le pire, pour la vie à la mort, ainsi ai-je parlé. L’homme sourit, prenant à la bague d’émeraude, la passa également au doigt de la femme, qui paraissait toute émue et excitée. - Moi, Aakey, répéta-t-il, désire vivre avec toi Kitys, pour le meilleur comme le pire, pour la vie à la mort, ainsi ai-je parlé. Tout le monde sembla soulagé dans la salle, chacun ayant retenu son souffle. - Bon…bah…bredouilla le prêtre en gesticulant. Devant les dieux, et l’assemblée toute entière, je vous déclare mari et femme…et puis voilà. Vous pouvez vous embrasser. L’homme releva alors le voile qui dissimulait le beau visage, décoré d’un radieux sourire, de sa femme, qu’il embrassa tendrement, devant les applaudissement de la salle. - Punaise ! C’était long ! s’exclama Astiran en se passant une main dans les cheveux. - Au moins, à présent, on sait à quoi s’attendre lors d’un mariage, fis-je remarquer. - Mais, franchement, je n’aurais jamais voulu rater Sarïn célébrant un mariage ! C’était tellement drôle ! s’exclama-t-il. Je me mis alors à rire, Astiran trouvait toujours le moyen pour m’amuser. Puis, nous nous calmèrent, marchant silencieusement dans les couloirs déserts du monastère. - Ca se trouve, un jour, toi ou moi devrons supporter le mariage, dis-je alors. - Tous les deux, à mon avis…répondit-il. - Comment peux-tu affirmer cela ? lui demandai-je en souriant. Il se tourna vers moi, un grand sourire dessiné sur ses lèvres. - Parce que, lorsque nous serons majeurs, c’est moi qui te demanderais en mariage, ma déesse. Je rougis, embarrassée. - Ah, tu ne vas recommencer ! m’exclamai-je sur un air de rigolade. - Je recommencerai autant de fois qu’il le faudra, continua-t-il, d’une voix sincère et sérieuse. Puis, soudainement, sans que je m’y attende, il me saisit par la taille, et me renversa délicatement en arrière, tout en soutenant ma tête avec sa main. Penché ainsi sur moi, j’affrontai son magnifique regard… - Vous pouvez embrasser la mariée…murmura-t-il d’une voix presque intelligible, tandis que je sentais son souffle à la surface de mon visage. En entendant ses mots, je me mis à trembler, il avait l’intention de m’embrasser… Je me sentis vraiment mal à l’aise, car, je ne l’aimais pas d’amour, il était un grand ami pour moi, rien de plus, mais…je ne voulais pas non plus lui faire de peine… Je savais pas quoi faire, gênée de la situation, mais ses doux yeux marrons m’apaisèrent. Sans pouvoir réagir, je perçus son visage qui se rapprochait dangereusement du mien, mes lèvres entrouvertes, mais tremblantes. Au moment fatal où je m’attendais à recevoir ce baiser, une voix me sauva. - Divine ? Vous êtes là ? Je me relevai brusquement, me libérant de l’étreinte d’Astiran. - Oui, je suis ici, répondis-je à la voix du prêtre à ajustant ma coiffure. Que désirez-vous ? - Pourriez-vous vous rendre dans mon bureau, nous avons à parler, continuai la voix grasse, sans toutefois que je puisse apercevoir Sarïn. - J’arrive tout de suite, terminai-je alors. Je me retournai alors vers Astiran, qui semblait déçu. - Je suis désolée…lui dis-je alors. La mariée n’est pas majeure… Il sourit en entendant cela, même s’il connaissait mes sentiments à son égard. Alors, pour le consoler, je déposai un long baiser sa joue. Fin flash back Une goutte chuta dans le bassin en produisant un petit son. A nouveau, je pleurais… Je regrettais à présent tous ces instants passés en sa compagnie. En y repensant…me serais-je marier à lui ? Je ne pouvais le deviner, mais, c’était trop tard pour s’en rendre compte… Toujours assise sur le rocher, je continuai à pleurer, la tête dans les mains, tandis que les oiseaux commençaient à se taire en apercevant le crépuscule, le soleil se couchant derrière les arbres. - Ne pleure donc pas…me dit-il une voix que j’avais déjà entendue quelque part. Il y a quelque chose qui t’attend… Je relevai la tête et balaya le lieu du regard, étonnement, il n’y avait personne. - Que cherches-tu ? me demanda la voix. Alors, mon regard se dirigea vers le bassin. Le reflet du château avait disparu à sa surface, laissant à la place sur l’onde de l’eau l’image d’une femme à la peau très pâle, ses longs cheveux noirs en chignons, attachés avec une belle orchidée, vêtue d’une robe aussi sombre que sa chevelure, et ses yeux à moitié fermés, aux iris rouges, dans lesquels brillait une flamme mystérieuse. Son cou blanc était ornée de milles bijoux scintillants de toutes parts, d’ailleurs, elle portait également moult bracelets à ses poignets, d’or et d’argent, plus ou moins grand ou détaillés. - Yûni ?! m’exclamai-je en étouffant un sanglot. C’est bien vous ? - Oui, c’est moi…répondit-elle en baissant la tête. - Que faites-vous donc ici ? lui demandai-je en essuyant mon œil. - Je pourrai te retourner la question… Je fus étonnée de cette phrase. - Je voyage…bredouillai-je. - Mais, il me semble que tu ne passes pas ici par hasard, je me trompe ? continua-t-elle. - Euh…non… - Evidemment, je ne me trompe jamais…murmura-t-elle pour elle-même. Elle releva la tête vers moi, me fixant de ses deux yeux rouges. - J’ai peu de temps, donc, je ne vais pas passer par quatre chemins…Si tu veux trouver ce que tu recherches, me dit-elle, rends toi aux berges de la rivière, là où deux arbres s’entremêlent entre eux. Le reste, tu le découvriras toi-même… - Attendez, comment savez vous tout cela ? lui demandai-je, surprise. - C’est quoi « tout cela » ? - Où je suis, qui je suis, qu’est ce que je veux et cherche ! Vous me suivez ? Elle rit légèrement, la main sur le menton. - On peut dire cela comme cela, me répondit-elle énigmatiquement. Mais, ne t’inquiète pas, nous nous rencontrerons… Puis, elle tapa dans ses mains, remuant tous ces bracelets. - Il ne faut pas que je tarde, j’ai une potion sur le chaudron…déclara-t-elle. - Une potion ? - Un bon pot-au-feu, me répondit-elle. La meilleure des décoctions. Mais, je la retins. - Attendez Yûni ! l’interpellai-je. - Tu désires ? me demanda-t-elle en envoyant un mèche de cheveux couleur d’ébène en arrière par un geste élégant. - J’aurai deux…en fait trois questions à vous poser… Elle soupira alors. - Dis moi donc… - Premièrement…quelle est cette « chose » qui m’appartient ? Je dois aller la chercher, mais je ne sais même pas de quoi il s’agit… Durant quelques secondes, elle se mit à réfléchir, tandis je restais penchée au-dessus du bassin, attendant sa réponse. - Tu verras bien, répondit-elle, souriant à moitié. Ne sois pas si impatiente…Quelles sont les autres questions ? - Connaîtrez-vous une certaine Sorcière des Sens ? Je remarquai alors un léger sourire sur ses lèvres, une lueur de malice dans ses yeux de braises. - Il me semble déjà avoir entendu ce nom, mais rien de plus…continua-t-elle. Et la dernière. - Qui êtes vous véritablement ? |
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 | Sujet: Re: Chapitre 33 [Phèn] Mer 29 Aoû - 20:47 | |
| Partie 3A nouveau, elle eut ce petit rictus mystérieux, pendant que son image commençait à disparaître à la surface de l’eau. - Attendez ! m’exclamai-je. Ce fut trop tard, elle avait déjà disparu. Cette Yûni était vraiment étrange et mystérieuse, elle devait être une grande magicienne pour, une nouvelle fois, l’avoir contactée par image. Mais je me sentis bête : j’avais oubliée de la prévenir de l’arrivée d’un démon. Avais-je bien fait ? Aucune idée, je ne la connaissais pas encore, mais peut-être aurait-elle pu nous aider… Des centaines de questions se posaient dans ma tête, tandis que la fontaine coulait toujours derrière moi. Je me levai alors du rocher, les lumières commençant à s’allumer de part et d’autre de la cité, annonçant l’arrivée imminente de la nuit. A présent, je savais où je devais aller, me dirigeant vers la rivière en descendant un petit chemin entre les arbres. Je ne voulus pas prévenir mon frère, qui aurait imposer sa présence, mais cette affaire ne concernait que moi, et moi seule. J’avais tout de même pris ma dague avec moi, si jamais…Ainsi arrivai-je au centre de la ville, installé au bord de la rivière Mosakaga. L’ambiance de nuit était plus belle que celle du jour, des peintres, musiciens et ménestrels présentant leurs arts dans les rues, au bonheur surtout des plus jeunes enfants. L’un des troubadours désira m’inviter à danser, mais je refusai poliment son invitation, me détournant vers les ruelles plus étroites afin de déboucher sur les rives. Contrairement au centre de ville, c’était trop calme, trop désert…Quelques rats gambadaient de droite à gauche, mais rien de plus. Soudain, une silhouette fit son apparition devant moi. C’était un homme, la face à moitié cachée par un foulard, un long poignard à la main, dirigé vers moi. Surprise, je reculai de quelques pas. - Donne moi tout ton argent, ou je te saigne…me dit-il alors, agressivement. Je me retournai afin de m’enfuir, mais un autre homme m’empêchait de passer, également une dague en main. - Je…je n’ai rien sur moi ! m’écriai-je, ce qui était la pure vérité, étant donné que c’était Naid qui gardait l’argent afin de subvenir aux besoins du voyage. - C’est ce qu’ils disent tous…continua-t-il en s’approchant de moi, l’air menaçant. J’étais morte de peur, aucun moyen de m’enfuir. En seul recours, je me saisis de ma dague. - Tu nous fais bien peur avec ton couteau de cuisine, dit-il ironiquement. Puisque c’est ainsi, nous allons devoir recourir aux grands moyens… Mon cœur battait à toute vitesse dans ma poitrine, ne sachant que faire. Adossée contre le mur, comme si j’allais m’enfoncer à travers, je regardais les deux hommes qui s’approchaient de plus en plus de moi. Soudain, un bruit d’une flèche percutant un mur se fit entendre, les deux se retournant, j’en profitai de cette chance, non pas de m’enfuir, je n’y parviendrai pas, n’étant pas assez rapide à la course, mais d’envoyer un énorme coup de pied dans l’entrejambe de l’un des deux hommes. La douleur l’empêcha même de crier, il tomba à genoux, tandis que l’autre, plus agressif et menaçant s’avançai vers moi. Mais tout à coup, une ombre surgit d’en haut, subtilisant le poignard de mon agresseur en lui posant sur la gorge du plat de la lame. - Ca t’amuse d'attaquer les jeunes filles dans la rue ? demanda mon sauveur d’une voix séduisante et mystérieuse à l’homme. Figure-toi que moi, ça ne me fait pas rire… Alors, il lui frappa violemment la nuque, mon agresseur tombant à terre, inconscient, pendant que l’autre ne se remettait pas de mon coup de pied ravageur. Sans rien dire d’autre, celui qui venait d’aider lui assena également un coup sur la nuque. Puis, il se retourna vers moi et enleva sa capuche des yeux. Il s’agissait d’un homme, qui ne devait pas avoir la trentaine, des cheveux sombres et bruns, mi-longs, un sourire mystérieux sur les lèvres, mais surtout des yeux marrons si charmeurs… Il me sembla l’avoir déjà vu quelque part…un vague souvenir… - J’espère, ma demoiselle, qu’ils ne vous ont rien dérobé ? demanda-t-il d’un ton courtois. - Non, ne vous inquiétez pas, lui répondis-je. Mais je vous remercie de votre aide, sans laquelle, je ne sais pas ce que je serai devenue. - Ce n’est rien, continua-t-il. Je ne supporte pas ces hommes qui ne cessent de s’en prendre aux femmes belles et jolies. Mais, votre coup de pied a fait du dégât, il est redoutable ! Seriez-vous une spécialiste ? Je me mis alors à rire à cause de cette remarque. Puis, je m’osai. - Vous aurais-je déjà rencontré quelque part ? lui demandai-je. Il haussa les épaules. - Je ne puis savoir, votre capuche m’empêche de voir votre visage sûrement beau… Je rougis, gênée, mais également flattée, c’était un beau parleur. Prudemment, lui faisant confiance, je retirai ma capuche, dévoilant mes cheveux écarlates et mes pupilles violettes. Ses yeux semblèrent infiniment étonnés lorsqu’il me vit. - Comment aurais-je pu vous oublier ! s’exclama-t-il. Il s’agenouilla et prit ma main qu’il baisa. - Vous êtes l’ancienne fillette de Faritè…continua-t-il, toujours à genoux. A présent, je me rappelais, ce jeune homme, un peu plus d’une quinzaine d’années à l’époque, qui me sauva lors de l’attaque de notre village, et m’emmena hors de la frontière à Deségipsien. Lui que je croyais mort à présent réapparaissait subitement sous mes yeux. - Et vous, le jeune homme qui m’avez sauvé la vie à cette époque… - A présent, dit-il en se levant, vous êtes devenue une très ravissante jeune femme, à ce que je remarque. - Je vous prie, ne me vouvoyez pas, lui fis-je remarquer. - Alors, fais en de même. Je souris alors. - Pourtant, à Deségipsien…comment en es-tu sorti ? demandai-je. Les autres hommes ne sont pas arrivés ? - Si, bien sûr, mais ils m’ont cru comme mort, et m’ont laissés sur place, alors que je vivais encore. Nous avançâmes alors. - Tu as eu sacrement de chance alors ! m’exclamai-je, soulagée. - Et oui…et toi ? Qu’es tu donc devenue ? me demanda-t-il. Je soupirai alors. - J’ai vécu des années et des années enfermée dans l’église de Deségipsien… - Ils acceptaient les Neltiads ? m’interrompit-il. - C’est plus compliqué que cela…mais depuis quelques mois, je suis en cavale, voyageant dans le Royaume d’Edenor, je dois à présent me rendre dans une cité de l’Empire Neltiad. Il hocha la tête. - Je vois…dit-il alors. - Au fait ? Aurais-tu connaître un couple de paysans dans les montagnes entre Ephyr et Naralir ? Il réfléchit quelques secondes. - Martyr et Jen ? me demanda-t-il. - Oui c’est cela…tu ne leur aurais pas dit que tu m’avais vu dans le passé quand ils t’auraient demander si tu avais vu une Neltiade aux cheveux rouges avec une marque sur le front ? - C’est exact…tu as dû les rencontrer aussi dans ce cas. Que te voulaient-ils ? - Oh…Un court entretien ! C’était donc lui qui les avait véritablement prévenu de mon existence…décidemment, trop de coïncidences dans ce monde. - Mais à présent ? Comment vis-tu ? lui demandai-je - Un peu comme toi, soupira-t-il. Je voyage par-ci, par-là. Mais, je ne vais pas tarder à retrouver ma fifille… - Tu as une fille ? s’étonnai-je. Il sourit rien qu’en y pensant. - Oh oui ! Quatre ans, un petit ange… - Et où est-elle actuellement ? demandai-je. - Avec ma compagne, me répondit-il. Mais celle-ci est allé rendre visite à sa mère qu’elle n’a pas vu depuis une vingtaine d’années environ… J’écarquillai les yeux. - Vingt ans ? m’exclamai-je. C’est énorme ! - C’est une longue histoire…que je n’ai pas le temps de raconter. - Et, comment est-elle votre femme ? demandai-je, toujours aussi curieuse. - En quelques mots, c’est la plus belle Neltiade de ce monde, juste avant toi, me répondit-il en me lançant un clin d’œil complice. - C’est une Neltiade ?! dis-je de plus en plus surprise. - Bah oui…cela te surprend autant ? Je baissai la tête. - Non, non, pas du tout…répondis-je. Au contraire… Mais…je ne savais pas…enfin… Je n’arrivai pas à trouver les mots, une boule dans la gorge. Mais, il sourit en m’entendant essayer de baragouiner quelque chose. - Quand tu dis « au contraire », c’est que tu aimes un homme ? me demanda-t-il. Un frisson me traversa l’échine en entendant cette question. La pensée d’Astiran resurgit en moi, me faisant monter les larmes au yeux, mais que j’arrivai néanmoins à retenir. Se rendant compte que je ne donnais pas de réponse, mon mystérieux sauveur ne chercha pas à en savoir plus. - Bon…je ne vais pas tarder à y aller, me dit-il alors. Il faut que je file. - D’accord. Une nouvelle fois, il porta ma main à ses lèvres. - A la prochaine fois alors, ma demoiselle, si charmante… - Tu es un flatteur ! lui répondis-je en souriant. Puis, il commença à partir, le regardant s’éloigner. - Attends ! lui criai-je. Je le vis se retourner. - Mon nom est Diphtil, lui dis-je alors d’une voix forte afin qu’il puisse m’entendre. Et le tien ? - Je m’appelle… Je n’arrivai pas à entendre son nom, la cloche se mit à tinter, annonçant l’heure. Je l’aperçus juste tirer une révérence. - Au plaisir de te revoir, demoiselle Diphtil. Puis, il disparut dans l’ombre de la ruelle, sans avoir le temps d’ajouter quelque chose. En soupirant, je me redirigeai alors vers ma direction première : les rives de la rivière, que j’atteignis quelques minutes plus tard, sans m’être fait agressé par des ivrognes. Sur la berge, j’aperçus la silhouette de deux grands arbres entremêlés, m’y approchant en balayant le lieu du regard. Il n’y avait personne, pas un chat, ni un homme d’ailleurs… Je posai la paume de ma main sur le tronc râpeux de l’un des deux arbres. Qu’y avait-il donc ici ? Quelque chose en ma possession…sûrement de précieux…Soudain, des pas se firent entendre derrière moi, je me retournai brusquement, découvrant un homme encapuchonné, un sourire aux lèvres. A nouveau, la peur me saisit le ventre. - Diphtil…dit-il alors. - Qui êtes vous ? Que me voulez vous ? m’écriai-je, le dos contre l’arbre, posant mes doigts sur ma dague. L’inconnu mit sa main dans sa poche, et en ressorti un fil de cuir au bout duquel pendait un pendentif d’ivoire, brillant à la lumière de la lune, en forme de lys. Un pendentif que je connaissais bien… - Je crois que ceci t’appartient… |
|  | | Isilia Intuition magique

 Nombre de messages: 280 Age: 16 Livre ou fic préféré: La fille du monde \o/ Localisation: héhéhé... Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Isilia, Myrilia Date d'inscription: 08/06/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 33 [Phèn] Jeu 30 Aoû - 1:13 | |
| J'avais oublié de venir te faire un com ici aussi!! ^^ Bref, c'est très bon, mais je me souviens pas de Yûni, elle l'a vu quand déjà? Bravo à toi reine des fics pour cette super histoire!  |
|  | | Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Re: Chapitre 33 [Phèn] Jeu 30 Aoû - 9:58 | |
| Yûni, elle l'a vu à Naralir, dans le livre, dans la biliothèque. Mais, c'est l'un des personnages qui m'intrigue et m'interresse le plus, Yûni... Elle est beaucoup plus importante qu'on ne pourrait le croire...  |
|  | | Isilia Intuition magique

 Nombre de messages: 280 Age: 16 Livre ou fic préféré: La fille du monde \o/ Localisation: héhéhé... Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Isilia, Myrilia Date d'inscription: 08/06/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 33 [Phèn] Jeu 30 Aoû - 21:37 | |
| ah d'accord! Je pensais qu'elle l'avait déjà vu en chair et en os ^^ Merci! |
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