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| | | Chapitre 30 [Avalanche mortelle] | |
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Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Chapitre 30 [Avalanche mortelle] Lun 27 Aoû - 19:56 | |
| Voici le chapitre 30 tant attendu ! Et oui, je ne me suis pas retenue sur ce chapitre !! Chapitre 30 Partie 1De la neige…à perte de vue, en plein mois d’avril, en plein milieu du printemps ! Et oui, pourtant, cela était parfaitement possible. Le lendemain matin, il avait commencé à neiger, notre approche du sommet de la montagne s’annonçait. Mais les températures étaient descendues tellement subitement, nous sommes tous les trois tombés malades, heureusement, ce n’était qu’un petit rhume, rien de bien grave. Le paysage se contentait de moins en moins d’arbres, s’en dénudant, laissant apparaître une neige blanche et immaculée. - C’est tout de même incroyable…dit Astiran. - Quoi donc ? demanda Naid. - Je n’ai jamais vu une telle quantité de neige de ma vie… - C’est sûr, il n’est jamais tombé autant de neige à Désegipsien…soupirai-je. - Bienvenue à la montagne mes amis ! déclara Naid. Quelques heures plus tard, nous atteignîmes enfin le sommet de la montagne. Mon souffle en était coupé, le panorama s’offrant à nos yeux était superbe. Devant nous s’étendaient des plaines infinies, remarquant la grande forêt de Lharm qui tenait une place immense, beaucoup plus que ce que j’aurais pu imaginer. D’ailleurs, on ne voyait pas plus loin. Le tout éclairé par un soleil radieux, mais guetté par les nuages, jaloux de sa lumière rayonnante. Astiran entoura mes épaules de son bras. - Tu te rends compte…au sommet du monde…je ne sais pas si nous aurons encore cette chance de revoir cette image de paradis…me dit-il d’un air rêveur. - Nous ne sommes pas au sommet du monde, objecta Naid, mais cela importe peu, cela reste une vision de merveille. Astiran balaya les plaines de sa main. - Tout cela n’est qu’une infime partie de notre monde, continua-t-il. C’est dans ces moments où tu te rends compte que tu es bien minuscule à l’échelle de notre terre. - Même si je suis une déesse, je me suis toujours sentie petite… - Tu n’es pas petite pourtant ! dit-il en me regardant. - Je ne parlais pas de taille en elle-même ! Naid afficha un léger sourire. Depuis le départ de Yasalyn, il parlait de moins en moins, et ne souriait plus comme autrefois, ils se faisaient plus amers. D’un côté, il devait regretter de l’avoir chassé de cette manière, malheureusement, il n’avait pas eu d’autres choix. Même pour moi, cette absence me pesait. Malgré le fait que je savais qu’elle avait été engagée pour me traquer, il me manquait les petites phrases perçantes, une présence importante… Le regrettais-je donc à ce point ? - Ephyr doit être à six jours de marche environ, dit mon frère en pointant son doigt vers le bas de la montagne. Espérons que nous arriverons dans les temps. - En attendant, nous avons de la marche…ajoutai-je. - Et de la neige ! continua Astiran. La nuit suivante fut l’une des plus difficiles, car nous étions tombés dans une puissante tempête de neige. Malgré le fait que nous avions trouvé un petit abri sous quelques rochers incrustés à la montagne, la neige et le vent glacial s’infiltraient entre nos vêtements. Et même confortablement installée dans les bras d’Astiran qui me protégeait de la plupart des rafales, avec Naid juste à côté, j’avais peur de fermer les paupières et de m’endormir. Et si je ne me réveillais jamais ? Si je m’endormais dans un sommeil éternel, celui de la mort ? J’avais tellement peur…En conclusion, je n’avais pas fermé l’œil de la nuit, et lorsqu’il fallut reprendre la route, je faillis m’écrouler de fatigue. Nous marchâmes donc dans la descente vertigineuse, recouverte d’une épaisse poudreuse, le ciel recouverts de nuages gris et menaçants. L’air glacial continuait à souffler sans cesse, nous projetant quelques flocons dans la figure à chaque coup de vent, même le plus léger d’entre eux. Je les sentais, qui frôlaient mes oreilles, rougies par le froid. Mon souffle chaud formait une sorte de brume en contact de l’air frisquet. Contre moi, je serrais mes bras, les mains sous mes aisselles afin de les réchauffer. J’aurais voulu m’enfuir de cela… J’arrivai à peine à garder les yeux ouverts, car la neige m’en empêchait, et le sommeil que j’avais manqué en était aussi une grande cause. Froid…sommeil…Je me rappelais alors les soirées d’hiver au monastère… Flash back A cette heure, je ne pouvais rêver de mieux… Confortablement installée dans un fauteuil de taffetas vert, doux comme de la soie, ou encore comme une caresse, une couverture en fourrure de fouine blanche sur les jambes, le feu crépitant dans l’immense cheminée de pierre, juste devant mes pieds nus, un livre siégeant entre mes deux mains. Celui-ci traitait des symboles divins, malgré le fait que cela faisait l’énième fois que je le relisais, j’étais tellement passionnée par tout ce qui touchait au symbolisme. Le temps semblait passer tellement vite dans ces moments là, presque éternels comme éphémères. D’ailleurs, l’horloge massive logée dans le coin de la pièce sombre chantait son habituelle mélodie. Un tic-tac berçant et perçant… Seul l’accompagnait le son des pages que je tournais au fur et à mesure, d’un geste machinal, le regard fixé sur le livre, comme hypnotisée, tellement absorbée par ma lecture. Une chaleur étrangement présente m’en tira, lorsque je vis que le pan de mon accoutrement commençait à brûler, une braise incandescente avait dû sortir de son nid et avait dû toucher ma robe. Gardant tout mon calme, je refermai le livre d’un coup et me mis à taper le bas du vêtement avec. Le petit feu à présent éteint, je soupirai, évaluant l’état dans lequel était ma robe. - Mince ! Elle est foutue ! m’exclamai-je en frottant mes doigts sur le tissu brûlé, noir, qui partait en cendres. Soudainement, la porte s’ouvrit brusquement, et je vis Astiran entrer en trombe. A cette époque, il arborait ses seize ans… - Diphtil ! s’écria-t-il. Je me retournai alors vers lui, surprise de son apparition si soudaine. - Tu m’as fait peur ! m’exclamai-je, la main contre mon cœur. Qu’est ce qu’il y a ? - Viens voir ! On a retrouvé sœur Mariona morte ! Sœur Mariona était l’une des bonnes sœurs du monastère, elle était jeune et gentille envers moi et Astiran, présente depuis notre arrivée à Désegipsien. - Quoi ?! criai-je en me relevant d’un coup, la couverture en fourrure tombant par terre sans un bruit. Com…comment ça ? - Les autres sœurs l’ont trouvée morte, dans le jardin ! Elles disent qu’elle est probablement morte de froid. Rapidement, j’accourus vers la sortie, jetant mon livre dans le fauteuil avant cela. Puis, je fermai la porte de ma chambre, Astiran à côté. - Où est-elle ? demandai-je, toujours choquée par la nouvelle. - Dans sa chambre, viens, je t’accompagne ! déclara Astiran en me désignant le chemin. Alors, d’un pas rapide, soulevant ma robe brûlée qui traînait sur le sol, je suivis Astiran, agité également. Au bout de quelques couloirs tortueux et sombres à travers les étages du monastère. L’ambiance était sinistre…un soir d’hiver, seules les torches comme source de lumière, se reflétant sur le carrelage de marbre blanc, sur lequel se percevaient nos pas rapides. Puis Astiran m’ouvrit une porte dissimulée sur un mur de pierre, en fait, il y en avait des dizaines sur tout le couloir. Après avoir descendu quelques marches, nous débouchâmes sur une pièce modeste de taille. Une chambre de sœur… Sur le lit, installé au milieu de la salle, était allongée le corps cadavérique de sœur Mariona, habillée de sa robe habituelle, tout en noir, bordée de blanc. Ses mains pâles étaient croisées sur sa poitrine, son visage blême de la couleur de la mort éclairé par deux bougies, chacune des deux côtés du lit, leur cire s’écoulant, jusqu’à tomber et s’épaissir au contact du sol froid. Dans la salle, il y avait deux autres personnes : Sarïn, et sœur Jana, la plus importante sœur du couvent, et également la plus âgée, tous deux assis au chevet de la pauvre défunte. Lorsqu’ils nous virent débarquer soudainement dans la pièce, ils retournèrent leurs têtes sans expression vers nous, sans prononcer le moindre mot. - Que s’est-il donc produit ? demandai-je. - Vous tombez bien, déesse…dit Sarïn. Nous voulions justement vous voir… - Que s’est-il passé ?! répétai-je, sur un ton plus haut, me précipitant au chevet de la décédée. Sœur Jana baissa son regard. - Deux des sœurs ont retrouvé sœur Mariona, allongée dans la neige, dans le cloître. Mais…la vie l’avait déjà quitté à cet instant… Je pris une chaise en paille et m’assis auprès du lit, le regard fixé sur le visage de la sœur. - Elle…elle est morte de froid ? - C’est ce que nous supposons…répondit Sarïn l’air neutre. Nous ne voyons d’autres possibilités à vrai dire. Un silence s’installa, personne ne fit geste ou quelconque bruit. Astiran restait debout, près de la porte, immobile. Puis Sarïn leva sa tête vers moi. - Puis-je vous demander une faveur, ma déesse… - Dites…répondis-je, d’une voix froide. - Pourriez vous donner une dernière bénédiction à notre chère sœur, afin que son esprit repose en paix… Il serait regrettable qu’une âme aussi charitable que la sienne ne trouve pas le chemin du paradis…Pouvez vous… ? Après un échange de regards avec le prêtre, je lui répondis : - Je ferais de mon mieux, soyez-en certains… Alors, Sarïn soupira. - Merci infiniment déesse, mon cœur se retrouve plus léger à présent, soulagé… Puis, sœur Jana et le prêtre se levèrent se leur chaise et se dirigèrent vers la porte de la chambre. Avant de partir, la vieille femme se retourna vers nous. - Les obsèques auront lieu demain matin, annonça-t-elle, tristement. J’espère avoir l’honneur de votre présence… Sur ces mots, ils sortirent de la pièce en montant les quelques marches et franchirent la porte sans une parole de plus, nous laissant, moi et Astiran avec le cadavre de la défunte. Je me retournai vers lui. - Ne reste pas là voyons…lui dis-je doucement avant de rediriger mon regard vers le visage de la morte. Après un hochement de tête à peine visible, il vint s’asseoir à une chaise laissée libre, en face de moi. Quant à moi, je n’arrivai à détacher mon regard. Sur la face presque juvénile de la bonne sœur était dessiné un sourire, éternel et sincère. A cet instant, c’était comme si elle ne me paraissait pas morte, que la vie ne l’avait pas quittée. Plus que jamais, elle était belle, dans sa robe habituelle, éclairée par la faible lumière produite par deux seules bougies, les mains ainsi croisées sur son cœur, encore en prière… Même si je n’étais pas si proche de sœur Mariona, sa mort me laissait un goût amer. Toujours, elle m’avait souri, me considérant plus comme une jeune sœur que comme une déesse. Présente depuis mon arrivée à l’église, elle m’avait fait part de sa gentillesse, de sa générosité… Pourquoi était-ce donc toujours les plus belles âmes qui doivent nous quitter en premier… ? Dans ma vie qui à présent n’était composée que de seize années, j’avais déjà vu la mort à plusieurs reprises : mon père, ma mère, et d’autres personnes du village de Faritè. Mais cette fois-ci, j’avais un autre sentiment dans mon cœur, différent des autres fois. - Je ne savais pas que la mort était aussi…belle…fit remarquer Astiran. Je levai ma tête vers lui, un léger sourire aux lèvres. - Toi aussi tu te dis cela… - Sauf que moi…c’est la première fois que je vois la mort, continua-t-il. Certes, toute ma famille est morte, mais ma mère est décédée en me mettant au monde, je n’en avais pas conscience, et mon frère et mon père ont disparus lors de la guerre, je n’étais pas à leurs côtés… Je ne répondis pas, continuant à observer Astiran. Puis, je tournai la tête vers la table de chevet, sur laquelle reposait un vase, garni de trois magnifiques roses blanches. Lentement, j’en pris une par la tige, entre mon pouce et mon index, et la sortit délicatement de son geôlier de verre. Je la glissai alors entre les mains et la poitrine de la sœur, et ainsi, elle paraissait encore plus ravissante. Puis, je levai ma main au-dessus de sa tête. - Que ton âme s’envole pour un monde meilleur, rejoindre ceux qui veillent sur nous, regagner ta place auprès des cieux et des astres… Trouve le repos que tu mérites, même si tu resteras éternellement dans le cœur des vivants. Ainsi doit-il en être… Ma bénédiction finie, j’attendis quelques secondes avant de retirer ma main, dévoilant à nouveau son visage souriant malgré la mort qui l’habitait. Une larme ne put s’empêcher d’apparaître au coin de mon œil et de rouler sur ma joue. - Tu pleures ? demanda Astiran. - Oui, je suis désolée…répondis-je d’une voix un peu défaillante, en essuyant mon œil. Je ne comprends pas…je suis une déesse, et pourtant, je suis si sensible, alors que je ne devrais pas l’être…je suis désolée… - Ne le sois pas…c’est parfois une force de pleurer quand il le faut… Encore une fois, je ne répondis pas, car je ne savais pas quels mots choisir pour composés mes phrases, j’étais un peu désorientée. Tandis que j’avais la tête baissée, je l’entendis se lever de sa chaise, et le sentis approcher de moi. Lentement, il posa sa main sur mon épaule. - Allez…viens… me dit-il avec un léger sourire bienfaisant. Il fait nuit à présent…va te coucher si tu ne veux pas dormir debout demain matin. - Tu as raison…lui répondis-je faiblement. Il me tendit la main et m’aida à me remettre sur pieds. Puis, il entoura mes épaules avec son bras, essayant de me réconforter. Après un dernier regard vers la jeune défunte, nous quittâmes les lieux afin de regagner nos chambres respectives. En guise de bonne nuit, Astiran déposa un baiser sur ma joue, me laissant devant ma porte… Le lendemain matin, l’enterrement de sœur Mariona eut lieu, sous la neige, dans le cimetière, désert, contigu à l’église. Toutes les sœurs, Sarïn, Astiran et moi-même fûmes les seuls présents de cette cérémonie silencieuse et accablante, mais il y avait également une autre personne, à la silhouette fine et assez petite, bien dissimulée dans sa cape sombre à capuche, ça devait être un enfant... Le corps de la morte, recouvert d’un drap blanc comme les flocons qui tombaient du ciel, fut placé dans le trou lui étant réservé, et chacune des sœurs passèrent tour à tour devant, déposant dans la tombe une fleur. Durant ce temps, une boule s’était formée dans ma gorge, j’aurais voulu fuir afin d’éviter ce moment trop pesant pour moi. Astiran me tenait la main, pour que je me dise que je n’étais pas seule à cet instant…Lui aussi restait silencieux, le regard à moitié vide, l’esprit ailleurs. Je fus la dernière à m’avancer devant la tombe, occupée par le cadavre. Alors, je jetai à mon tour une fleur, blanche, dans le trou, juste avant qu’ils ne commencent à la recouvrir de la terre glacée. J’entamai alors une prière solennelle, afin de lui souhaiter une bonne route dans le monde des morts, derrière moi, les autres sœurs fredonnant un funeste requiem en souvenir de leur compagnonne. Puis, chacune partirent une à une, en continuant de chanter, Sarïn quitta le lieu en compagnie de la personne qui m’était inconnue. Je restai alors seule auprès de la tombe, sur laquelle avait été installée une modeste stèle mortuaire, devant laquelle je m’agenouillai. « Ici gît sœur Mariona, morte à l’âge de vingt sept. Paix à son âme. » lis-je solennellement. Astiran baissa la tête, respectueusement, tandis que je passai ma main sur la surface rugueuse de la pierre. - La mort ne mérite pas certaines personnes…commençai-je. - Pourtant, on y passe tous, un jour ou l’autre…ajouta Astiran. Il n’existe aucune autre issue possible, Diphtil. - Je le sais bien, soupirai-je. Une minute de silence s’installa alors. Puis, je me levai. - Rentrons, le temps se gâte… Fin flash back |
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 | Sujet: Re: Chapitre 30 [Avalanche mortelle] Lun 27 Aoû - 19:56 | |
| Partie 2La mort…un sujet sur lequel j’ai longuement réfléchi, durant presque toujours, mais surtout à partir du moment où j’ai été désignée comme déesse. Car tout être divin a le pouvoir d’être immortel, veillant éternellement sur les morts, comme sur les vivants. Ainsi…verrai-je donc mourir tous ceux qui me sont et me seront chers ? Astiran, Naid, et même peut-être mes futurs enfants et petits enfants. Certes, c’était se projeter loin dans l’avenir, mais il y avait de quoi… Pas deux personnes dans ce monde pouvaient penser à la même chose que moi, il n’y a d’autres récents dieux actuellement sur la terre. Après…qu’en savais-je donc ? Mais, en cet instant glacial, j’étais plus préoccupée à survivre qu’à penser à l’avenir, car sans présent, il n’existe aucune chance de découvrir le futur par la suite ! Ce n’était pas le moment de mourir ! Peu à peu, la tempête de neige et le vent froid se calmèrent peu à peu, nous laissant qu’une épaisse poudreuse immaculée, dans laquelle nous ne cessions de nous enfoncer. Le froid se faisait si terrible, que j’arrivais à peine à sentir la présence de mes pieds au bout de mes jambes, marchant machinalement. Nous décidâmes alors de faire une pause afin de manger un morceau et de boire un peu l’eau qui n’avait pas encore congelé. Tous les trois, nous nous étions regroupés, tous un peu serrés entre nous afin de garder un maximum de chaleur. - La prochaine fois, on prend le col ! s’exclama Astiran. - Je pensai à la même chose, Astiran, ajouta Naid. Je n’ai jamais franchi la montagne par ici, et je ne crois pas que je le referais un jour ! - Positivez un peu ! dis-je. Nous avons parcouru plus de la moitié du chemin qui sépare Naralir et Ephyr. La neige va disparaître sûrement bientôt, durant la descente. Naid prit ses genoux avec ses mains. - Enfin, pour l’instant, il y a toujours de la neige… Je levai les yeux au ciel, pas moyen de mettre un peu de joie dans les discutions. - En tout cas, nous ne sommes pas perdus, dit Astiran. Enfin j’espère… Un silence gênant s’installa, le vent souffla. - Nous sommes perdus ? demanda Astiran, qui commençait à s’inquiéter à cause du blanc. - Non, le rassura Naid. Enfin…je ne crois pas ! De toute façon, c’est simple, il faut juste descendre ! Je me pris la tête dans les mains. - Naid…tu es en train de nous dire que nous sommes égarés en plein milieu d’une montagne, où il n’y a rien, à part de la neige ?! m’exclamai-je. - Je n’ai jamais dit cela ! objecta-t-il. Mais nous sommes sûrement sur la bonne descente pour atteindre Ephyr. - Il y a intérêt, tiens ! soupirai-je, à moitié désespérée. Je sortis mon collier d’ivoire de sous mes vêtements, avec le froid, il était glacé. - Il m’énerve ce pendentif…dis-je alors. J’ai l’impression d’avoir un glaçon contre ma peau ! - Et après, c’est toi qui nous dis de positiver ! fit remarquer mon frère. Gracieusement, je lui tirai une de mes plus belles grimaces. - Si tu veux, je te le garde, et je te le rends à Ephyr, s’il te gêne tant que ça…proposa Astiran. - Tu ferais ça ? - Je ferais tout pour toi… Un petit peu plus tard, après avoir réglé les petits problèmes d’orientation alpine, nous reprîmes le chemin. - Faites attention, nous prévint Naid. Ne parlez pas trop fort, nous sommes sur un terrain propices aux avalanches. - Chut ! lui ordonnai-je alors. Il avait beau être prévenant, mon frère était plutôt du genre imprudent, à tendance suicidaire ! J’exagère sûrement, mais, il fallait l’avouer, il n’était pas de nature circonspecte avec lui-même. Après une petite heure de marche, nous arrivâmes à un long couloir raide de neige, d’environ deux cent mètres de large, dirigé vers le bas de la montagne, et entouré de deux gigantesques murs de pierre. Etant, justement, le long de l’un d’eux, il nous fallait alors traverser, descendre directement étant beaucoup trop risqué ! Nous commençâmes donc à traverser ce passage très enneigé, celle-ci m’arrivant peu au-dessus de la taille, Naid devant, suivi de près par moi et Astiran peu après, à l’arrière. Puis, je me mis à courir après mon frère. Celui-ci se retourna vers moi, un peu étonné. - Qu’est ce qu’il y a ? me demanda-t-il. - Rien, je voulais juste avoir une présence à mes côtés, c’est tout, lui répondis-je simplement. Naid se tourna alors pour voir où était Astiran, qui était quinze mètres plus loin. - Il ne faut pas non plus que tu l’abandonnes…me dit-il. - Je ne le délaisse pas du tout, au contraire, me justifiai-je. Mais parfois, j’ai envie d’être seule avec toi. Je me frottai les bras afin de me les réchauffer. - Mise à part si je t’embête…ajoutai-je, un brin susceptible. - Je n’ai jamais dit cela ! me répondit-il en souriant. Je restai méfiante tout de même. - Bon, bah, je vais voir Astiran alors, dis-je à moitié ironique sur le fait que je lui avais dit si ma présence l’embêtait, on n’arrivait jamais à deviner parfaitement les sentiments de mon frère. Mais au moment, où je me retournai vers Astiran, un bruit sourd retentit dans la vallée. Malgré le fait que nous avions la règle, une énorme avalanche venait de se déclancher tout en haut du couloir. A la vue de toute cette neige qui dévalait la descente à toute vitesse, toutes forces déployées contre nous, la panique se fit dans ma tête, mais je demeurai immobile, mes membres eux-mêmes terrorisés. Et l’autre côté du couloir était encore trop loin. Tout se passa si vite… Je sentis quelqu’un se jeter sur moi et me plaquer au sol : il s’agissait de Naid, qui se mit devant moi face à l’avalanche, accroupi, me serrant fort dans ses bras. Il n’y avait pas d’autre solution que d’affronter l’avalanche de face… Mais moi, je ne voulais pas rester là : Astiran était là bas lui aussi, sauf qu’il était seul. Apeurée, j’aurais voulu me précipiter vers lui en criant son nom, mais mon frère m’y retint en me serrant encore plus fort contre lui. Quelques secondes juste avant que la neige n’arrive jusqu’à nous, un grand mur de pierre, haut d’une dizaine de mètres et très épais se forma soudainement devant nous, sous nos yeux, ébahis. Au moment où je tournai la tête pour voir Astiran, je vis toute la neige déferler avec puissance, nous évitant, le mur étant assez résistant et haut pour nous protéger de la catastrophe. Quand tout fut fini, Naid desserra l’étreinte de ses bras, et je me mis à courir vers l’endroit où j’avais vu Astiran juste avant l’arrivée de l’avalanche, m’enfonçant dans la neige. - Astiran ! criai-je. Mon frère se leva également et avança. - Naid ! lui dis-je. Aide-moi à le retrouver ! Nous nous mîmes alors à fouiller un peu dans la neige. Mon cœur battait tel un cheval au triple galop dans ma poitrine, j’espèrais qu’il était sain et sauf ! - Astiran !!! hurlai-je à pleins poumons. - Diphtil ! me cria mon frère, plus bas, en me faisant un signe. Je l’ai trouvé ! Du plus vite que je pus, j’accourus vers lui, jusqu’à presque dégringoler dans ma descente. Quand j’arrivai, je vis juste une main violacée qui sortait de la neige. Je voulus crier mais je n’y parvins pas, la peur nouant ma gorge. Avec l’aide de Naid, nous le sortîmes de la neige, dégageant la poudreuse par brassées entières. Puis, mon frère le fit émerger en le prenant par les bras, une main derrière la tête. C’était terrible… Son visage était affreusement pâle, ses lèvres étaient glacées, devenues violettes sous l’action de la neige, les yeux clos. - Et merde ! jura mon frère. - Astiran ! continuai-je à l’appeler, pour savoir s’il pouvait toujours m’entendre, mais il semblait inconscient. Mon frère tirait véritablement une mine d’enterrement. Mollement, il prit l’un des bras d’Astiran, et se mit à chercher le pouls. - Il…il est vivant ? demandai-je, plus inquiète que jamais, mes lèvres tremblantes à cause du froid et de la l’angoisse qui saisissait mon cœur. Mon frère me regarda au fond des yeux, avant de les baisser vers Astiran. - Sa nuque est brisée…et je ne trouve pas son pouls… La mort m’était préférable plutôt que d’entendre cette phrase parvenir à mes oreilles. Mais…je ne voulais pas… - Tu as dû mal chercher…tu…bredouillai-je. - Diphtil…m’interrompit mon frère, l’air accablé. Sa nuque est brisée, et la moelle épineuse a donc dû être sévèrement touchée… Il releva à nouveau sa tête vers moi. - Diphtil…répéta-t-il, il n’y a aucune chance…qu’il soit encore en vie… En une seconde, ce fut comme si le monde entier s’écroulait autour de moi. Chaque millième de seconde me parut soudainement une éternité, mon regard plongé dans celui de mon frère. - Non… Des larmes apparurent alors à mes yeux, me brouillant la vue. - Non !! criai-je. Ce n’est pas possible !!! Je me serrai alors contre le corps inerte d’Astiran, en hurlant ainsi, mon frère me regardant, éploré, ne pouvant réagir. - Je l’aurais su !! continuai-je à crier. Amalia m’aurait prévenu !!! Ce n’est pas possible !! Je retroussai alors mes manches, le visage entièrement trempé de mes larmes. Puis, je fixai mes mains. - Je…je vais te soigner ! Je peux te ramener à la vie !! Malgré cela, rien ne se produit, pas même l’habituel halo verdâtre autour de mes mains. - Pourquoi ?? Je ne comprends pas… Mon frère me prit alors par la taille. - Diphtil… - CE N’EST PAS POSSIBLE !! hurlai-je, et peu m’importait de déclancher une seconde avalanche. - Diphtil ! s’écria mon frère en me serrant plus fort, sentant que j’étais à la limite de la folie. Puis, quelque chose m’arrêta net, attira mon regard. Lentement, je tendis ma main vers celle d’Astiran, serrée en un poing. Entre ses doigts crispés et gelés pendait mon collier d’ivoire en forme de lys. Du bout de mon index, je le touchai, il était tout aussi glacial, et ses doigts étaient tellement resserrés que je savais que ça serait impossible de lui retirer. En même temps, je sentis les bras de mon frère se desserrer autour de ma taille. Je m’agenouillai alors et caressai d’une main douce et délicate les froids contours de son visage blanc comme la neige. - Astiran…murmurai-je. Une larme chuta et atterrit sur sa joue gelée. - Astiran…répétai-je. Je…je t’aime… Je me mis alors à pleurer comme jamais ne le fit, serrée contre lui. |
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 | Sujet: Re: Chapitre 30 [Avalanche mortelle] Lun 27 Aoû - 19:57 | |
| Partie 3Une bonne heure plus tard, nous avions recouvert son corps de neige, après lui avoir retiré tous ses objets dont nous pouvions encore nous servir. Sans peine, je lui laissais le pendentif, je lui aurai même abandonné… La sépulture de neige ainsi conçue, mon frère s’y agenouilla. - En ce moment est mort le brave Astiran, que jamais ces terres n’oublieront. Amoureux de ma sœur, tu as toujours risqué ta vie pour elle. Descendant de la terre, tu étais empli de la sagesse du dieu lui-même. Et temps qu’un compagnon, je dirais même un ami, tu étais un homme de parole, intelligent, respectueux et courageux. Toi, encore jeune, pourquoi la mort t’a-t-elle enlevée si tôt… ? Que ton âme rejoigne ceux qui veillent sur nous, qu’elle soit guidée par les bons esprits. Ainsi doit-il en être… Puis, après une dernière inclinaison, il se releva. Alors je m’avançai à mon tour, mon visage baigné de larmes. Entre mes mains se tenait son épée, placée à l’horizontale, sa lame d’argent mise à plat sur mes paumes, tel un trésor. Longuement, j’observai cet amas de neige sous lequel reposait l’élu de mon cœur, ma gorge nouée par la rancœur de sa mort. Une énième larme cristalline dévala ma joue rougie par le froid, et elle n’allait pas être la dernière en ce jour. En cet instant, plus rien ne m’importait, ni même ma propre personne. - Astiran !! criai-je alors désespéramment en plantant l’épée devant le sépulcre de neige. Je restai ainsi perchée à l’épée à bouts de bras, à genoux dans la neige, tête baissée, à pleurer et me lamenter, mes cheveux rouges traînant dans la poudreuse. Combien de temps restai-je ainsi…Je n’en sais rien…Mais, j’aurais voulu rester éternellement, me séparer de lui, même du lieu où à présent reposait son corps, déchirait mon cœur douloureusement. Même si la neige conserverait son cadavre quelques temps, je savais bien que celui-ci, un jour, n’existerait plus. Si subitement, Astiran m’avait quitté, sans lui tout lui avouer. Je me souvins alors de la dernière phrase qu’il m’avait prononcée… : « Je ferais tout pour toi… » Alors, mes larmes se firent encore plus nombreuses, il était aller jusqu’à sacrifier sa vie pour moi. Car je le savais… - Oui…nous l’avons appris…soupira Kalia en replaçant une de ses mèches de cheveux bleus et nacrés derrière son oreille. Je baissai alors la tête, la douleur toujours présente dans mon cœur. La nuit suivant la mort d’Astiran, j’étais décidée à aller voir les dieux, en particulier Pitrir, le dieu de la terre, afin de le prévenir du décès de son dernier descendant. Mais il semblait déjà au courant, adossé contre l’arbre, les bras croisés, tête détournée de nous, il semblait très irrité. - Ainsi est mort le dernier descendant de la terre…ajouta Laifardi en inclinant légèrement la tête. - Tué, d’ailleurs, par une catastrophe naturelle ! s’exclama Tiama, toujours perchée sur la branche du seul arbre présent. Si ce n’est pas un comble ! - Ta gueule !! s’écria Pitrir, très en colère. Je m’approchai alors de lui, armée tout de même de prudence. Puis, je m’inclinai. - Je m’excuse…bafouillai-je. Tout est de ma faute, et si seulement je…je… Mais, je n’arrivai pas à finir ma phrase, fondant en larmes, revoyant le visage violacé d’Astiran dans mon esprit. Puis, j’entendis des pas derrière moi, légers et gracieux, sentant une fine main se poser sur mon épaule. Je me retournai alors, ayant tout de même honte de montrer mes pleurs. Je vis alors le visage de Kalia, qui semblait compatir ma douleur. - Ne te rends surtout pas coupable, Diphtil, je t’en prie, me dit-elle. Car, de plus, c’est toi qui dois le plus souffrir de cet incident, à mon avis, même Pitrir l’avouerai, même si lui également se sent profondément touché. Tu étais son amante après tout, plus qu’un ami pour toi, avec qui tu as vécu plus de la moitié de ta vie, ce n’est pas rien… Je m’essuyai mon œil avec le revers de ma main. - Pourtant, il s’est tué pour me sauver…sanglotai-je. - Que veux-tu dire ? demanda Laifardi, qui semblait ne pas bien saisir mes propos. - Ce mur de pierres apparu soudainement n’était pas anodin, continuai-je alors. C’est lui qui nous a sauvé, moi et mon frère, et je sais très bien que c’est Astiran lui-même qui l’a crée, grâce au pouvoir divin de la terre qu’il détenait. Mais, il y a quelque chose que je ne comprends pas… Tiama descendit de son arbre, sautant et atterrissant avec la grâce d’un chat. - Quoi donc ? demanda-t-elle, curieuse. - Pourquoi ne s’est-il pas crée de mur, pour le protéger, lui ?! Un silence s’installa avant que le dieu du feu me donne une réponse. - Même si à présent, il contrôlait ses pouvoirs, l’intégralité de son énergie n’était pas consacrée à ses pouvoirs, en tout cas, il n’en avait pas encore la possibilité. Il a vite compris qu’il n’aurait eu la force de ne former qu’un seul mur qui soit assez résistant à l’avalanche, mais également assez haut, et déjà, cela a dû lui puiser énormément dans son énergie vitale, étant donné que le mur était toujours debout après le passage de la neige. Il n’avait alors qu’à décider à qui il destinerait le mur, à lui-même ou à toi et ton frère. Je crois que cette question, il ne se l’est posé dans son esprit, sans hésiter, il l’a fait apparaître devant vous, jugeant votre vie plus importante que la sienne… - Pour moi, c’est un sacrifice !! m’écriai-je. - Certes, dit Tiama, mais il ne devait pas avoir d’autre choix, sinon, tu aurais péri avec ton frère… Là, ça aurait été catastrophique… « Je t’en prie…ne te rends responsable de rien. » C’est ce que m’avait dit Astiran, lorsque j’avais rêvé de lui, sous forme de spectre. Etait-ce donc un rêve prémonitoire… ? Sûrement…il devait parler de sa propre mort… Et j’avais pris cela à la légère, décidemment, tout voulait que je m’en veuille, et cela réussissait. - Et ça reste catastrophique…grogna Pitrir entre ses dents. - Ecoute Pitrir, commença Kalia, si… - Quoi si ?! Tu sous-entendrais que sa mort n’est pas grave ?!! cria-t-il en se dégageant de l’arbre, s’approchant de sa sœur. Imagine qu’Amalia meure, sans donner de descendance avant son décès, tu jugerais cela sans importance ?!!! Je voyais la peur se dessiner sur le visage de la pauvre déesse, prise comme coupable, ayant devant elle son frère, enragé. Alors, Laifardi s’interposa, afin d’éviter le pire. - Ne t’énerve pas sur Kalia ! s’exclama-t-il alors de sa puissante voix grave. La prendre comme responsable ne changera rien ! - Je n’ai jamais dit qu’elle en était la fautive !! se défendit Pitrir, toujours en colère. - C’est à moi que reviens la faute…dis-je alors. - Mais Diphtil, commença Tiama, nous venons de te dire que… - Autre chose m’accuse encore…l’interrompis-je. Je me tus, et aucun des quatre dieux n’ajouta autre chose, savant tous que j’allais répondre. - A présent, je l’ai deviné, de quel élément je suis la déesse : la Vie… A présent, je réussis facilement à guérir toutes blessures, même les plus graves d’entre elles, juste par la pensée. Seul le fait que les vitres se soient un jour explosées lorsque j’étais en colère m’échappe… Mais, je le sais, je crois même que j’aurais pu ressusciter les morts. Et malgré avoir essayé, cela n’a donné aucun résultat…Je suis minable… - Certes, tu es minable…répondit Pitrir. Je relevai alors la tête vers lui, un peu étonnée de sa réponse, qui ne fit que me briser davantage. - Pitrir ! s’écria Tiama. Tu n’as pas honte de dire ça ! Mais, celui-ci ne semblait pas l’écouter. - Bien sûr que tu as le pouvoir de ressusciter les gens, tu le savais toi-même, tu viens de nous le dire ! continua-t-il. Mais n’as-tu que de la bouse dans la tête ?! Ton inconscient t’a tellement hurler qu’Astiran ne pouvait pas être mort, que cela n’a pas eu d’effet ! Souviens-toi, lorsque tu guéris, c’est parce que tu as peur, ou pitié. Mais là, tu savais bien que tu le reverrais peut-être un jour vivant, que tout ne pouvait pas s’écrouler aujourd’hui !! C’est ce que t’a dévoilé Amalia qui t’a influencé sur tout cela, car tu as deviné sa présence dans ton avenir, et tu ne l’avais su, tu aurais pu le ramener à la vie si simplement !! Tout ce qu’il me disait n’était qu la stricte vérité. Au fond de moi, lorsqu’on a sorti son corps inanimé de la neige, je savais que je le reverrai un jour en vie, la prédiction d’Amalia m’ayant indubitablement fait pensé cela. J’avais bien décelé que le lierre qui entourait la statue le symbolisait, et qu’il ne s’y décrocherait pas… Puis, Pitrir tendit ses bras vers moi, me montrant ses paumes. - Je n’ai alors pas le choix…dit-il sombrement. - Non, ne fais pas ça ! s’exclama Kalia, affolée. Mais, elle n’eut pas le temps de rajouter autre chose, car chacun des dieux, sauf Pitrir, furent chacun enfermé séparément dans une bulle de pierre. Je commençai à avoir peur, que me voulait donc le dieu ? J’entendais les dieux qui se débattaient dans leurs cages. Un vent fort, sûrement envoyé par Tiama se leva, tellement puissant, que je crus que j’allais m’envoler à tout moment, tandis que Laifardi tentait de faire fondre la pierre, seule Kalia ne pouvait rien faire…enfin…je le pensais ! Je voyais dans les yeux de Pitrir flamber une terrible flamme de colère, son visage défiguré par son courroux, les mains toujours tendues vers moi, et ses cheveux battant dans le vent. A ce moment, il inspirait la crainte… Tout à coup, c’est comme si une puissante main invisible me saisissait le cou et me soulevait à plusieurs mètres du sol, mes pieds pendant dans le vide, m’étouffant à moitié. Mes mains avaient beau chercher ce qui me serrait ainsi, elles ne trouvaient rien. Je savais bien que tout cela était l’œuvre du dieu de la terre. - Même si au fond de moi, je n’ai aucune envie d’exécuter ce que je vais accomplir, je suis à présent obligé de le faire ! cria-t-il. Soudain, une douleur insupportable me tira un hurlement déchirant. C’était comme si on retirait de force toute l’énergie contenue dans mon corps, et je ne pouvais réagir. Je continuai à hurler tellement la souffrance que j’endurais était terrible. - Diphtil !! Diphtil !!! criai mon frère en me secouant. Ouvrant alors les yeux, je vis Naid, me prenant par les épaules, pendant que mon cri s’amenuisait. - Ca va ? me demanda-t-il. Tu as dû faire un cauchemar… Mais, je n’avais plus de forces, je n’avais pas envie de bouger, ni même de parler. La seule chose que je réussis à faire, c’était de pleurer à nouveau… Alors, mon frère, préoccupé, me prit dans ses bras et m’y serra fort, pour me réconforter. Je me laissai faire, tout en continuant de sangloter. Jamais je n’avais autant pleuré en une journée, et je n’espérais jamais recommencer… |
|  | | Isilia Intuition magique

 Nombre de messages: 280 Age: 16 Livre ou fic préféré: La fille du monde \o/ Localisation: héhéhé... Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Isilia, Myrilia Date d'inscription: 08/06/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 30 [Avalanche mortelle] Lun 27 Aoû - 21:12 | |
| Bien que t'as eu mon commentaire durant ma lecture sur la chatbox, je redonne ma première réaction: NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNN!!!!!!!! Bref, pour ne pas infester mon commentaire de smileys qui pleure, je vais dire seulement ceci> c'est trop triste et tu fais resortir super bien les sentiments!  quand même! |
|  | | ludofloria Ami des bêtes

 Nombre de messages: 153 Age: 15 Livre ou fic préféré: Lvre : La roue du Temps ; Fic : Le royaume des pierre Localisation: Toujours derrière un Ordinateurs, et suad je n'y suis pas, dedans :D Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Bah, toujours Ludofloria Date d'inscription: 18/08/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 30 [Avalanche mortelle] Mar 28 Aoû - 16:34 | |
| [Post de remise en ordres des chapitres.] |
|  | | | | Chapitre 30 [Avalanche mortelle] | |
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