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 Chapitre 29 [Qui es-tu ?]

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Ielenna
Gardienne sacrée des Pierres
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MessageSujet: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Mer 25 Juil - 8:41

Chapitre 29



Partie 1

Dix sept avril, déjà trois jours que nous marchions dans la montagne depuis le départ de chez Martyr et Jen, qui tenaient absolument à nous remercier plus. Mais, nous sommes partis sans rien demander d’autre. Néanmoins, je restai intriguée. Elle avait eu la même marque que moi sur le front. De plus, j’aurai pensé que lui retirer la malédiction aurait été beaucoup plus difficile que cela, mais le fait que j’y ai réussi me remplissait de joie. Cela signifiait pour moi que j’arrivai de mieux en mieux à contrôler mes pouvoirs, à les canaliser. Car, à Naralir, le fait que les vitres aient explosées lorsque j’étais brisée restaient encore un mystère pour moi, mais je savais bien que cela avait un rapport avec mes pouvoirs, c’était sûr et certain. Donc, je pouvais avoir la certitude que mes facultés divine allaient dans le bon sens des choses, cela ne devait que s’améliorer petit à petit, je pouvais alors rester rassurée.
En ce matin un peu brumeux, le soleil commençait à se risquer entre deux nuages de temps à autre. La rosée décorait telles des billes les épines des pins les plus hauts. Les oiseaux chantaient leur joyeuse mélodie pour fêter le retour du jour, et en même temps du printemps. En tête de marche, Naid essayait de se repérer afin que l’on ne se perde pas, derrière lui, Yasalyn, qui depuis la veille semblait très fatiguée et lunatique. Elle pouvait être assez sympathique comme elle pouvait devenir extrêmement agressive. Il y avait même un moment où je sentais qu’elle allait me sauter à la gorge, mais Naid était intervenu à temps. Et derrière moi, Astiran qui fermait la marche. Peu à peu, je m’étais réhabituée à lui, l’incident disparaissait petit à petit dans mon esprit, et cela me rassurait. Tout redevenait comme avant. Un nouveau départ pour tous.

- Si nous nous arrêtions ? proposa Astiran. Cela fait déjà quatre heures que l’on marche sans une pause.
- Je l’approuve ! ajouta Yasalyn en soupirant. Je commence à avoir mal aux pieds, et puis j’ai faim !
- Tu es moins résistante que ce que je l’aurais pensé, lui glissai-je en passant à côté d’elle.

Je l’entendis grogner avant qu’elle n’aille vers une souche sur laquelle elle s’assit délicatement, telle une princesse soignée. De mon côté, je m’assis sur une bûche, quant aux deux hommes, ils restaient debout adossés contre des arbres. Naid attrapa son sac et en sortit une miche de pain qu’il distribua.

- On a encore de la route…dit-il alors. Nous avons une bonne semaine.
- Nous en sommes alors à la moitié du chemin ? demanda Astiran.
- Exact, répondit mon frère en mangeant son bout de pain. Même si nous ne sommes pas encore arrivés au sommet, car la descente sera beaucoup plus courte que la montée.
- Si c’est pas logique ! fit remarquer Yasalyn.

Ses mots furent suivis d’un silence.

- C’est étonnant que l’on ne rencontre rien ici, constatai-je en tournant la tête.
- Nous sommes perdus en plein milieu de la montagne ! dit Yasalyn. C’est normal.
- Rectification, nous ne sommes pas perdus, objecta Naid en levant le doigt. Je sais parfaitement où l’on va.
- Heureusement tiens !

Mon pain fini, je me retournai vers Yasalyn.

- Tu ne pourrais être plus polie parfois ? lui demandai-je.
- Tu ne pourrais pas te la fermer une fois pour toute, parfois ? répéta-t-elle sans lever les yeux vers moi.

Je commençai à fulminer, mais il fallait que je me calme.

- Ce que dit Diphtil n’est pas faux Yasalyn, dit Naid en refermant son sac.
- Ferme la toi aussi ! s’énerva-t-elle.

Il y eut comme un froid dans l’air, un courant négatif. Je crois que Naid avait très mal pris cela. Il lâcha son sac qui tomba à terre.

- Que je me la ferme…c’est ça ? demanda-t-il.
- Exact ! répondit-elle fermement.

Naid se redressa.

- Que j’arrête de parler ?
- T’as tout compris mon coco ! C’est que tu es un peu long à la détente !

Il s’approcha peu à peu, je sentais la colère se concentrer dans l’air ambiant.

- Je ferais remarquer à « madame » que c’est elle qui n’arrête pas de faire des remarques désobligeantes envers tout monde ! Tu ne crois pas que tu empoisonnes ton monde ?!
- Je ferais remarquer à « monsieur », cria Yasalyn en se levant, accentuant le mot « monsieur », que je suis toujours demoiselle, et que de mon monde, je m’en contrefiche comme de ma vieille sandale !
- Alors rien n’a d’importance pour toi ?! Rien ?! demanda Naid sur un ton plus haut en s’approchant de la jeune femme.
- Aux dernières nouvelles, je ne crois pas ! répondit-elle sans reculer, au contraire, en l’affrontant agressivement du regard.

Seulement quelques centimètres les séparaient, Astiran et moi n’osions intervenir.

- Vraiment rien… ? re-demanda Naid sur un ton plus bas.

De ma place, je ressentais l’intensité de leur regard, tellement fort, plus significatif que leurs mots.

- Non…répondit-elle fermement sans ciller du regard.

Mauvaise réponse…Naid baissa la tête, Yasalyn se sentit soudainement gênée d’avoir dit cela.

- Je…je vois…dit Naid à voix basse, une voix qui laissait une note de tristesse suspendue en l’air.

Puis, il se retourna et avança, sans relever la tête. Yasalyn, immobilisa, ne fit rien, comme figée dans la glace du regret. Alors, je me levai et attrapa le bras de mon frère avant qu’il ne s’éloigna.

- Naid !

Il leva sa tête vers moi. Son visage paraissait véritablement affligé. Il lança un regard sur ma main qu’il enleva de son bras.

- J’ai besoin d’être seul un instant, veux-tu ?

Puis, il s’enfonça dans la forêt. Je ne sus que faire à ce moment, tout comme Yasalyn, qui n’avait toujours pas bougé d’un centimètre.

- Il reviendra, dit Astiran en prenant son épée.
- Je l’espère bien…

Puis, je vins à ses côtés, pendant que Yasalyn se rassit, le regard fixé sur ses pieds abîmés. L’épée d’Astiran était toujours aussi sublime, et l’émeraude dans le pommeau d’or n’avait toujours pas reçue la moindre rayure.

- Je le dirais toujours, elle est magnifique, m’exclamai-je.
- Mais pas autant que toi…me dit-il en tournant sa tête vers la mienne.

Un sourire aux lèvres, je déposai un doux baiser sur ses lèvres.

- Et ton arc ? me demanda-t-il. Qu’en as-tu fait ?
- Je l’ai toujours.

J’allai alors le chercher. Mon arc décoré de feuilles d’or…toujours aussi beau, mais je n’en avais jamais eu recours, et je ne savais pas encore le manier correctement.

- Tu as déjà manié un arc ? demandai-je à Astiran.
- Oui quelques fois, mais c’était il y a très longtemps…
- Et toi Yasalyn ?

Elle leva sa tête.

- Tu me parles encore une fois, et je te jure que ton arc, je te le fais rentrer par l’oreille, compris ?

Je ne bougeais pas, surprise de sa réponse, même si je savais que je devais m’y attendre.

- Bon…d’accord…je prends ça comme un non…dis-je.
- Je n’ai pas répondu à ta question, objecta-t-elle.
- Alors, fais le !
- Bien sûr que j’ai manié un arc…

Astiran leva le regard de son épée.

- Pourquoi ne l’as-tu pas avec toi alors ? demanda-t-il, curieux.
- Je l’ai cassé… répondit-elle simplement.
- Comment as-tu fait ton compte ? demandai-je.
- Ce jour, je me suis faite attaqué par un sanglier totalement ravagé, soupira-t-elle. Mais je n’avais pas mes couteaux. Il s’est trop approché de moi, et réflexe, je l’ai frappé avec mon arc.

Je me retins d’éclater de rire, tout comme Astiran, vu la tête qu’il tira sur le coup.

- Le sanglier est mort sur le coup ? demandai-je.
- J’en sais rien, je l’ai abandonné, inconscient là où il était…
- Malin ça…soupira Astiran en passant sa main sur le plat de la lame de son épée.
- La pauvre bête tout de même…désespérai-je faussement.
- C’est plutôt mon arc qu’il faudrait plaindre ! s’indigna-t-elle.

Astiran se mit sur le côté et fit tournoyer son épée : je savais qu’il adorait faire cela. Yasalyn soupira dédaigneusement. Alors, elle sortit ses couteaux, puis elle s’approcha de moi.

- Tu paries quoi que j’arrive à envoyer mes couteaux dans la fleur là bas… ?

Je savais qu’elle voulait absolument qu’on la regarde. Puis, je regardai l’endroit désigné. Un pissenlit siégeait tranquillement au dessus de l’entrée d’une caverne, en amont.

- Que veux-tu que je te dise…lui répondis-je. Je sais bien que tu vas y parvenir.
- C’est que t’es devine !

Alors, elle fixa la pauvre fleur au destin désormais scellé, et se concentra, un couteau dans chaque main levée. Elle pivota légèrement sur elle-même afin d’avoir un meilleur angle pour lancer. Puis, elle les envoya si rapidement que je ne les vis même pas, je les entendis juste, fendant l’air. Alors, je regardai la cible. L’une des dagues avait transpercé le milieu du pissenlit, la seconde s’était enfoncé à sa racine. Je ne pouvais pas ne pas rester époustouflée devant cela.

- Alors ? commença Yasalyn, heureuse de son exploit. C’est qui la…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, lorsqu’un rugissement sourd et sauvage déchira le silence de la forêt. Nous nous retournâmes tous vers sa provenance. Sortit de la caverne un gigantesque ours brun, sûrement mécontent qu’on l’ait réveillé. Mon cœur battait comme un tambour tellement j’avais peur rien qu’en croisant son regard bestial. J’entendis Yasalyn jurer.

- Merde ! Mes poignards sont là bas !

Je n’arrivai pas à bouger, je restai pétrifiée, alors que l’ours s’approcha de moi, cible parfaite. J’entendis Astiran me crier de m’enfuir, mais je ne réagis pas, immobilisée par la peur. L’ours était à présent à trois mètres de moi, il se mit alors sur ses deux pattes arrières. Ainsi, il paraissait encore plus immense et terrifiant. Je voulais fuir, mais mes jambes refusaient d’obéir. Je le vis lever sa patte afin de l’abattre sur moi. Etait-ce déjà la fin pour moi ? Non, je savais bien que non…J’allais sûrement être grièvement blessée, mais je savais que je ne mourrais pas maintenant. Au moment où la grosse patte griffue de l’ours allait chuter sur moi, je vis une silhouette blanche s’interposer entre moi et l’animal.

- Tue moi si tu veux, mais pas elle !

Mes yeux distinguèrent juste la personne, cela m’étonna grandement d’ailleurs. C’était Yasalyn, les bras écartés, regardant l’ours d’un air de défi. Je n’eus le temps de rien voir d’autre d’elle, la patte rencontra violemment sa taille, et elle fut expédiée quelques mètres plus loin, se fracassant contre un arbre. Mais cela me fit reprendre mes esprits, je jetai un rapide coup d’œil sur elle, le sang coulant sur son visage. Alors, je me retournai, il fallait que je m’empare de mon arc. Mais la bête ne semblait pas de cet avis et commença à me suivre, jusqu’à ce qu’Astiran ne vienne devant lui, son épée bien en main. L’ours semblait s’en contre ficher de ce bout d’argent, mais comme il voyait qu’Astiran cherchait à me protéger, il préféra s’intéressa à la pauvre Yasalyn, agonisante et inconsciente, allongée dans la terre. Mais Astiran ne pouvait pas le laisser faire non plus, alors, il envoya son épée dans le bras poilu de l’animal, qui poussa un horrible rugissement sous la douleur. Il essaya alors de donner un violent coup de patte sur Astiran qui le para difficilement avec son épée. J’arrivai enfin à saisir mon arc que je pris en main. A ce même moment, j’aperçus une silhouette sauter phénoménalement sur la nuque de l’ours. C’était Naid, qui, n’ayant pas son arme, essayait de déconcentrer l’ours tandis qu’Astiran lui assenait des coups.

- Tire une flèche ! me cria mon frère, en se cramponnant sur le dos de la bête.

A la vitesse de l’éclair, je bandai mon arc, prit une flèche et la tira. Elle atteignit le ventre de l’ours qui rugit, à présent plus très bien en point. Je ne réfléchis pas plus longtemps, je me saisis d’une seconde flèche et la décocha, sans même viser correctement. Cette fois, l’animal se la reçut en pleine poitrine, au niveau du cœur. C’est après un dernier rugissement de douleur que l’ours tomba au sol, mort. Respirant par saccade, je n’arrivai même pas à prendre conscience de se que j’avais fait. Je venais de tuer…Heureusement, ce n’était qu’un ours, et pas un homme. Je vis Naid accourir auprès de Yasalyn. Il la prit alors dans ses bras, essuyant le sang avec sa manche. A moitié consciente, elle entrouvrit les yeux, discernant Naid.

- Je…je suis…désolée pour…tout à l’heure, murmura-t-elle d’une voix à peine intelligible.
- Ne parle pas trop…lui dit Naid.
- Ce n’est pas…vrai ce que…je t’ai dit…Tu as énormément…d’importance pour…moi…
- Il faut que tu te reposes pour que tu guérisses…continuai Naid, tout de même inquiet, comme s’il n’avait rien entendu.
- Je…je t’aime…

Sur le coup, il ne pu s’empêcher de sourire, même légèrement. Il posa alors ses lèvres sur les siennes dans un court baiser. Alors, je m’approchai d’eux.

- Je peux la soigner, déclarai-je, sérieusement.
- Tu ferais ça ? demanda Naid en se tournant vers moi.
- Bien sûr, elle vient de me sauver la vie encore une fois. Je lui dois bien cela.

Je m’agenouilla alors auprès d’elle. Son visage pâle était à moitié recouvert de sang, et elle avait une grande blessure au niveau de la
taille, infligée par la patte griffue de l’ours. Puis, je retroussai mes manches et mit mes mains au dessus de ses plaies. Me concentrant un peu, mes mains furent entourées d’un halo vert, un halo guérisseur. Immédiatement, les chairs se refermèrent sur elles-mêmes. Seul le sang qui commençait à sécher restait. Il fut rapidement essuyer avec un tissu, et Yasalyn était comme avant, comme s’il ne s’était rien produit. Naid serra la jeune femme à moitié consciente contre lui.

- Merci…murmura-t-il.
- Il faut à présent qu’elle se repose, dit Astiran. Elle sera totalement rétablie dans quelques heures à mon avis.
- Mais…il faut que l’on reparte, fis-je remarquer. Sinon, nous risquons de prendre du retard.
- Sa vie est plus importante qu’une journée de retard…dit Naid.

Je baissai la tête.

- Tu as raison…
- Nous n’avons qu’à rester ici, proposa Astiran en rangeant son épée dans son fourreau. Et demain, nous reprendrons le chemin.
- Je crois que ce serait la meilleure solution, et ainsi nous en profiterons pour tous récupérer nos forces.

Ainsi cela fut décidé, et le camp fut installé. C’est une longue nuit qui s’annonçait…
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MessageSujet: Re: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Mer 25 Juil - 8:42

Partie 2

« Où suis-je ? »

A vrai dire, je me trouvais dans une pièce assez grande close tout de blanc. Il n’y avait rien, mise à part un grand miroir. Et pourtant, j’entendais des voix, mais je ne comprenais pas ce qu’elles disaient. Etait-ce un rêve ? Je ne rappelai pas avoir mis la bague d’opale à mon doigt avant de m’endormir. De toute façon, ce n’était pas le même endroit que d’habitude, j’en conclus donc que ce n’était pas le lieu des dieux, d’ailleurs, il n’y avait personne. Je regardais autour de moi, commençant à m’angoisser. Soudain, une voix se fit entendre à côté de moi.

- Bonsoir toi…

Je me retournai brusquement, surprise par ces paroles. Devant moi se tenait Astiran, et rien que de le voir me rassura.

- Tu es là…lui murmurai-je en m’approchant.

Soulagée, je m’avançai vers lui, son visage, son regard, son sourire, tout m’apaisa immédiatement, comme dans l’habitude d’ailleurs. Heureuse, je voulus alors le prendre dans mes bras, mais au moment où je m’attendais à son contact, je chutai vers l’avant, croyant que j’allais m’appuyer contre son corps. Mon cœur fit un énorme bond dans ma poitrine tellement je fus prise au dépourvu, ne m’y attendant pas. Je me retournai alors, ne comprenant pas. Lentement, je le vis tourner sa tête vers moi. Ce qui venait de se produire ne l’étonnait apparemment pas. Son regard me donnait pitié, une expression qui laisse une question en suspens sur vos lèvres, mais qui n’arrive pas à s’en détacher.

- Je suis désolé, me dit-il, avec des yeux apitoyés. Mais…je ne suis plus vraiment moi.

Un frisson traversa mon échine.

- Que veux-tu dire par là ? lui demandai-je, un peu inquiète.
- Je ne suis ni vivant ni mort…me répondit-il.

Après ces paroles, j’eus du mal à prononcer les miennes.

- Ce n’est pas vrai…ce n’est qu’un rêve…dis-je pour moi-même.
- Certes…

Il soupira.

- Je t’en prie…ne te rends responsable de rien. Même si tout redeviendra comme avant, promets moi que tu ne t’accuseras pas…

C’était à n’y rien comprendre. Je haussai les épaules, sourcils levés, sans quitter une seconde son regard.

- M’accuser de quoi… ?

Laissant la question en suspension dans l’air, il sourit alors, regardant mon cou, plus particulièrement le pendentif d’ivoire, qui y pendait. Je devinai à son visage l’envie de le toucher, mais, il n’y arriverai pas, étant un spectre.

- Merci…me dit-il simplement.

Je baissai la tête, je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Lentement, son visage s’approcha du mien, et il déposa un baiser sur mon front. A ce moment là, je ressentis comme un courant d’air chaud qui venait de m’y frôler, mais dont contenant la même douceur que ses lèvres. Un nœud s’était formé dans ma gorge. Même s’il se tenait devant moi, je me sentais seule à présent, car il n’était pas composé de chair, il n’était pas présent physiquement. Je relevai la tête avec difficulté, comme si un poids avait été posé sur ma tête. Tout à coup, il commença à disparaître, à se dissiper. J’avais beau crier son nom de plus en plus fort, rien y faisait. Je voulais qu’il reste, car un pressentiment régnait dans mon cœur, qui me disait que je risquais de ne plus revoir son visage. Désemparée, j’agitais mes mains, essayant de l’attraper, comme l’on tente de happer la fumée, malgré le fait irrésistible qu’elle vous échappe entre vos doigts. L’impuissance me domina, je n’arrivai rien à faire.

- Ne m’abandonne pas ! criai-je.

Sur le coup, je sentis mes lèvres remuer, mais cette fois, dans le monde réel. Brusquement, je me relevai sur moi-même. Respirant par saccade, mon visage était suintant par la sueur, collant mes cheveux à la peau de mes tempes. Ce n’était qu’un mauvais rêve…

- Ca va ? me demanda une voix à moitié endormie.

Je me retournai, et quelle joie pour moi fut de retrouver le vrai Astiran, le vivant, en chair et en os, la pleine lune éclairant son doux visage. Un sourire se dessina sur mes lèvres sèches, j’avais dû parler durant mon sommeil, une fois de plus.

- Oui, à présent ça va mieux…lui répondis-je en le regardant tendrement.

Malgré sa fatigue, il me rendit mon sourire. Puis, il me fit un signe de la main pour que je redescende. Alors, comme un enfant, je me blottis contre lui, rassuré par sa simple présence. Mais une pensée me tira de ce soulagement. Un sentiment étrange m’envahit.

- Astiran ?
- Hum ?
- Il y a quelque chose qui ne va pas…lui avouai-je.
- Quoi ?

Dans un périmètre renfermé, je sentais qu’il manquait une présence parmi nous quatre. Alors, je relevai la tête, examinant les environs plongés dans les ténèbres nocturnes. Naid était là, allongé, mais dos à nous, il dormait à points fermés. Me hissant un peu, je remarquai que la place de Yasalyn était laissé vide. Je ne me sentais pas à l’aise.

- Yasalyn a disparut…
- Hein ?

Alors, grâce à l’appui de ses bras, il observa les alentours, et s’aperçut également de l’absence de la jeune femme.

- Où est-elle encore passée ? murmura Astiran.
- Je n’en sais rien.

Avec un effort, je me mis sur mes deux pieds tremblant et commençai à avancer. Plissant les yeux, j’essayai de voir un peu plus loin, malgré l’obscurité dominante. Je discernai avec difficulté au dessus de la caverne de l’ours mort deux reflets luisants, ceux de ses couteaux.

- Ce n’est pas normal…constatai-je.
- Quoi donc ? demanda Astiran qui me regardait, intrigué.
- Elle n’irait sans balader sans prendre ses poignards avec elle…

Je commençai sérieusement à m’inquiéter à son propos. On ne pouvait pas s’éclipser ainsi, ce qui me plongea dans une certaine crainte. Lentement, je me tournai vers Astiran, dont le visage dessinait également une angoisse.

- J’ai un très mauvais pressentiment…murmurai-je dans la nuit.

Soudain, un bruissement se fit distinguer, provenant des bas buissons cachés dans la noirceur nocturne, je tournai la tête brusquement. Ce que j’aperçus alors me terrifia. Dissimulés entre deux branches feuillues, deux grands yeux jaunes et chatoyant qui se découpaient des ténèbres me fixaient avec un regard intense, de braises brûlantes. Prenant peur, mon corps se mit à trembler dans tout son ensemble. Continuant de m’observer, la créature s’approcha, se frayant parmi les buissons. Une tête au museau allongé, des poils aussi gris que le brouillard, les oreilles levées vers le ciel, il s’agissait d’un loup des montagnes. Soudain, il leva sa tête vers la lune, poussant alors un long hurlement, qui me glaça le sang. Celui-ci réveilla brusquement Naid qui se retourna vers l’animal. Astiran se leva d’un bond et se saisit de son épée. Terrifiée, je commençai à reculer pas à pas, sans détacher le regard du loup, qui baissa sa tête. Ses babines de canidé se relevèrent, dévoilant de grands crocs pointus, en grognant, ses poils hérissés du cou jusqu’à la queue. Lorsque je le vis plier ses pattes arrières, près à sauter, je me mis à crier. Mais il fut trop tard, lorsque le loup se précipita sur moi, ses pattes atteignant mes côtes, je tombai en arrière à terre. De toutes mes forces, j’essayai de repousser le loup avec mes bras, mais celui-ci forçait, ouvrant et refermant la gueule dans d’affreux claquement de dents, tentant de m’attraper la gorge. Cette vision de ces crocs de près me fit rappeler en mémoire l’une des images que j’avais vu lors de la vision dans laquelle j’avais été transportée grâce à Amalia. Etait-ce donc quelque chose d’important qui allait se produire ? Malgré cela, j’étais plus occupée à me débattre et à essayer de repousser l’animal qu’à penser. Soudain, le loup fut expulsé par un violent coup de pied donné par Astiran. A mon avis, il n’avais pas voulu faire usage immédiat de son épée, car il y avait un risque qu’il m’atteigne également. J’en profitai alors pour me relever et m’éloigner un peu, me mettre hors d’atteinte du loup, celui-ci couinant de douleur, à terre. Mais il se redressa, et, sous son comportement agressif, cette fois dirigé vers Astiran, déterminé, son épée bien en main, s’attendant à l’assaut de la bête.

- Naid ! l’interpellai-je. Aide nous !

Il était vrai que celui-ci, mise à part se mettre debout, n’avait pas bougé. Figé, il observait la scène avec de grands yeux, la bouche à moitié ouverte, ne sachant pas comment réagir. Le loup, babines retroussées, s’avança pas à pas vers Astiran, le poil hérissé. Sans hésiter, Astiran leva son épée, prêt à frapper fort, surtout que le loup, ne bougeant pas si rapidement, avait de gros risques d’être touché. Mais soudain, l’inattendu se produit.

- Non !!

Alors qu’Astiran allait abattre son arme sur la bête, Naid courut vers lui et le percuta violemment, geste apparemment prémédité. Tous les deux tombèrent à terre, mais le loup reçut tout de même le coup, qui frôla de peu sa tête, mais qui lui trancha néanmoins la moitié de l’oreille.

- Qu’est ce qui t’a pris Naid ! s’exclama Astiran. Tu es fou ?!

Naid ne le regardait pas, concentré sur le loup, qui, malgré le fait que la blessure ne soit pas si grave que cela, était à terre en couinant. Ils se relevèrent tous les deux, regardant la bête se tordre dans tous les sens, remuée de terribles spasmes. A mon tour, je m’approchai prudemment, observant l’étrange scène. Et puis, ce fut presque une vision d’horreur. Les pattes de l’animal se mirent à grandir de plus en plus, se dégarnissant de leurs poils, le museau s’enfonçant peu à peu dans la tête. Au bout des à présent bras poussèrent cinq doigts fins, comme cinq plants sortent de terre. Un nez se forma au milieu du visage à présent composé, la queue se rétracta en quelques secondes, tandis que des cheveux firent leur apparition sur la tête. C’était véritablement une scène abominable que nous regardions tous les trois estomaqués par ce que nous voyions.

- Yasalyn ?! m’exclamai-je, médusée.
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MessageSujet: Re: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Mer 25 Juil - 8:42

Partie 3


Oui…recroquevillée, la jeune femme nue était au sol, nous regardant avec des yeux bleus apitoyés, son oreille en sang. Ses lèvres pulpeuses tremblaient, elle devait avoir plus peur que froid. Et nous l’observions, bouleversés par ce que nous venions de voir, mais Naid semblait être le moins surpris de nous trois, ce qui me laissa penser qu’il était déjà au courant.

- Tu…tu es…en fait…un loup garou ?! m’exclamai-je, abasourdie.

Elle ne fit que hocher la tête, la peur dans son regard pour l’une des premières fois. Lentement, elle se hissa sur ses bras.

- Mais pourquoi ne nous pas l’avoir dit ? demanda Astiran, tout aussi étonné que moi.
- Croyez vous que vous m’auriez accepté parmi vous si vous saviez ma véritable personnalité ? objecta-t-elle d’une voix faible.

Je me retournai vers mon frère.

- Tu le savais ? lui demandai-je.
- Bien évidemment…me répondit-il sans quitter Yasalyn des yeux.
- C’est elle qui te l’a dit ?
- Non je l’ai deviné…

Je haussai les sourcils.

- Comment peut-on deviner une chose pareille ? demandai-je, intriguée de la manière dont il s’y était pris.

Il s’avança lentement vers Yasalyn, qui eu un geste de recul en le voyant ainsi se rapprocher d’elle. Puis, Naid lui tendit la main, mais la jeune femme semblait décliner son aide en détournant la tête, tel un chien ne veut qu’on le touche. Le regard de Naid se faisait si insistant, que je n’aurais pas pû le supporter moi-même.

- S’il te plait…lui murmura-t-il.

Elle regarda quelques instants cette main offerte, la sienne levée, hésitante. Puis, un peu à contrecoeur, elle la posa dans sa paume, mon frère l’aidant alors à se relever. Elle ne semblait pas du tout avoir peur de sa nudité, elle était plus effrayée à ce qu’on allait lui reprocher ou lui faire remarquer. Le sang provenant de son oreille ne l’inquiétait pas non plus, tandis que celui-ci dégoulinait sur son cou et son épaule, se répandant dans ses cheveux blonds à présent teints de rouge. Elle voulut retirer sa main de celle de Naid, mais celui-ci était bien décidé à ne pas relâcher la prise. Mon frère m’exposa alors son pouce gauche, orné d’une belle demi-lune d’un noir d’ébène à son ongle.

- Une demi lune noire ? m’étonnai-je.
- Exact, me répondit-il. Chaque loup garou en possède une, un indice bien dénonciateur pour les connaisseurs…

Je les regardai tous les deux, tour à tour.

- Mais pourquoi nous avoir rien dit ? demanda Astiran.
- Je crois que Yasalyn te l’a déjà expliqué…répliqua Naid.
- C’est donc pour cela que tu étais absente quelques nuits ? me rappelai-je subitement.

Elle baissa la tête.

- Non pas vraiment…ce n’était pas des soirs de pleines lunes, mais j’allais voir des amis forestiers…
- D’autres loups ?
- Si on veut…
- Attends, attends, attends…répéta Naid. Tu comprends donc le langage des loups même quand tu es sous ta forme humaine.

Elle soupira.

- Oui, bien sûr.
- Mais ce n’est pas le fait que tu sois un loup garou qui te confère ce pouvoir… fis-je remarquer. Il faut alors que tu sois une chremacoucienne…
- Oui…répéta-t-elle, gênée. Mais je n’ai jamais voulu le dire à personne, c’était mon secret, je n’avais aucune envie que tout le monde le sache.
- Si je me souviens bien tout ce que j’ai lu sur les loups garous, dit Naid, tous leurs souvenirs s’effacent intégralement de leur mémoire lorsqu’ils se font mordre. Est-ce exact ce que je dis là ?

Yasalyn tourna la tête, sachant bien que cet interrogatoire durerait.

- Tu as bien raison, c’est pour cela que je ne rappelle de rien avant mes dix ans, que je ne me souvenais plus de ma famille, de mon passé.
- Je ne comprends pas trop le processus…dis-je.

Elle me regarda alors dans les yeux.

- Etre loup garou, plus précisément birette, car je suis une femme - le terme « loup-garou » ne s’employant qu’auprès des hommes - ne consiste pas seulement à se métamorphoser tous les quatorze jours, c'est-à-dire, les nuits de pleine lune. C’est beaucoup plus horrible et invivable que ce que tu peux t’imaginer. A partir de l’instant où l’individu se fait mordre par un loup garou, alors s’installe l’une des pires malédictions : une double personnalité. Pas comme tu aimerais être, non…bien au contraire. Elle reflète les traits les plus noirs de ton âme, réalise les horreurs et fantasmes dont tu n’aurais jamais pû rêver une seconde. Un second esprit qui s’empare de ton corps, qui le commande comme si tu étais sa marionnette, même si tu essaies d’y résister. Mais, il y existe deux instants où il s’approprie totalement ton corps, où tu reste le spectateur inutile : lorsque tu es sous ta forme de loup, ou pire encore, sous ta forme humaine, lorsqu’une simple goutte de sang frôle ta langue. Tu ne peux pas réagir, tu ne te contentes que de visionner la scène sans pouvoir intervenir. C’est l’une des plus grandes souffrances que les gens craignent. Peut-être as-tu vu mourir des gens sous tes yeux, sans que tu puisses intervenir ? Pour moi, c’est pire, car je suis dans ce cas, mais je vis dans celle qui tue… Je vois le sang des innocents se déverser sur ma peau, je fixe leur dernier regard empli de rancune envers moi, alors que je ne suis pas plus coupable qu’eux en réalité…C’est cela la véritable malédiction que doivent subir chaque lycanthrope jusqu’à sa mort…

Un silence s’interposa dans la nuit, qui se faisait de plus en plus froide.

- Il y a aucun moyen de t’enlever cette…malédiction ? demanda Astiran.
- Une seule possibilité existe : la délivrance, la mort pure et simple… Là demeure également l’une des souffrances : on ne peut recourir à aucun moyen pour s’en libérer. Nous sommes condamnés de vivre avec toute notre vie, comme un parasite que l’on ne peut retirer de sa peau. Mais cela, les gens ne comprennent pas à quel point l’on peut endurer, les lycanthropes.

Elle baissa alors la tête.

- Mais pourquoi as-tu repris forme humaine alors que la pleine Lune régit encore dans le ciel ?
- Lorsqu’un lycanthrope est blessé sous sa forme animale, il se métamorphose immédiatement en humain, néanmoins, gardant les blessures au même endroit auquel il les a reçu.

Elle se tourna vers Astiran.

- Ne t’excuse pas pour mon oreille, tu as bien fait de défendre Diphtil, sinon, j’aurai bien été capable de l’égorger sans pitié. Encore une innocente que j’aurais tué… Au contraire, je t’en remercie.

Alors, elle s’inclina légèrement, mais Astiran ne savait pas quoi dire.

- De toute façon, je ne resterai plus parmi vous…déclara-t-elle.

Il me sembla remarquer que ses mains tremblaient. Naid la regarda, étonné par ce qu’elle venait de dire.

- Qu’est ce que tu dis donc ? demanda-t-il. A mon avis, Diphtil et Astiran accepteront bien ta véritable identité.
- Bien sûr…dis-je alors. Si tu fais attention à nous, cela ne nous pose aucun problème.

Elle se pinça la lèvre, le regard vers ses pieds.

- Vous êtes trop gentils avec moi…vous ne me méritez pas, dit-elle d’une voix faible.
- Ne dis donc pas n’importe quoi…dit Astiran.
- Non, c’est la vérité. Je ne veux pas me rendre responsable davantage.
- De quoi parles-tu ? demandai-je.

Elle leva la tête.

- Tuez moi si vous le voulez, mais je ne peux tenir ce secret plus longtemps…

Chacun de nous commença sérieusement à prendre peur, Naid également, il ne semblait pas être au courant de ce secret-ci. Yasalyn nous fixa chacun notre tour.

- En fait…ce n’est pas un hasard si je voyage parmi vous…

Aucun de nous n’ouvrit la bouche pour demander plus de détails, nous savions bien qu’elle allait nous le dire.

- J’ai été engagée par Sarïn pour vous suivre…avoua-t-elle.

L’ambiance se rétrograda d’un coup. Je vis la gorge de Naid se resserrer, ça devait la chose à laquelle il s’attendait le moins, et à sa place, je ne saurais pas si j’aurais réagi autrement. Quant à moi, mon cœur fit un saut dans ma poitrine. Yasalyn était donc ici pour aider Sarïn à me tuer ?! Elle était complice de ce plan ?! Jamais je n’aurais cru cela de sa part, même si j’aurais pû le penser, elle était bien du genre à opérer pour quelqu’un, tuer dans le dos des gens. Pourtant, elle m’avait sauvé à deux reprises ma vie, au péril de la sienne… Mais, le plus furieux d’entre nous restait tout de même Astiran. Je savais bien que, même s’il s’agissait de mon frère, il serait capable de le tuer s’il s’agissait de ma vie. Il posa sa main sur la poignet de son épée et la tira de son fourreau. Yasalyn n’eut aucun mouvement de peur face à cela, elle était prête à affronter la mort en face.

- Tu…tu as osé nous berner ainsi !? cria Astiran, enragé. Tu voulais la tuer ?!
- Pas indirectement, mais certes, à la fin, elle devait être morte.
- C’est dommage…tu as échoué ton but ! Tu n’auras comme autre récompense que la mort.

Il leva alors son épée, devant Yasalyn, la tête haute, la mort ne semblait pas lui faire peur, au contraire.

« Tue moi si tu veux, mais pas elle ! »
« Une seule possibilité existe : la délivrance, la mort pure et simple… »


Ces deux phrases avaient été prononcées des lèvres de Yasalyn, et cela faisait peur : elle désirait mourir. Ainsi, était-ce si horrible de vivre en temps que loup-garou, au point de souhaiter la mort ? Je la vis inspirer un grand coup, fixant l’épée du regard, prête à la recevoir. Moi-même me demandait comment elle faisait pour avoir autant de courage… Mais avant que l’épée ne chute sur elle, Naid s’interposa entre les deux, l’air indifférent. Astiran baissa donc son épée.

- Naid…décale toi s’il te plait…lui demanda-t-il.

Mais mon frère ne répondit rien, et ne bougea pas.

- Va-t-en… lança-t-il à Yasalyn sans se retourner, tête baissée.

Elle se mit à trembler et leva sa main pour la poser sur son épaule. Mais Naid la retira.

- Va-t-en tout de suite ! cria-t-il.

Des larmes apparurent dans les yeux bleus de Yasalyn, les gouttelettes d’eau reflétant la pleine Lune. Ses lèvres tremblaient sous l’émotion. C’était la première fois que je la voyais pleurer.

- Naid…je…
- Tu es sourde ! s’exclama Naid en se retournant brusquement. Je t’ai dit de t’en aller !!

De la tristesse se faisait percevoir de la voix de mon frère. Malgré cela, je savais qu’il l’aimait toujours, mais elle ne pouvait rester ici, sinon, Astiran risquait de la tuer. De plus…il tenait à moi, et cette révélation avait sûrement dû lui faire un grand choc. D’ailleurs, j’avais cru apercevoir ses yeux qui s’étaient humidifiés… Yasalyn, une larme coulant péniblement sur sa joue, se retourna et s’enfuit alors en courant, la tête dans ses mains. Astiran soupira et rangea son épée.

- Tout de même Naid…dit-il, elle méritait la mort…

Mon frère ne répondit rien et marcha vers ses affaires. Sans rien dire, il s’allongea, installant son sac sous sa tête, et ferma les yeux, dos à nous. C’était une longue nuit qui se terminait…
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MessageSujet: Re: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Ven 27 Juil - 19:40

Ielenna a écrit:
- Comment peut-on deviner une chose pareille ? demandai-je, intriguée de la manière dont il s’y était pris.


En lisant Harry Potter 3 en même temps Cool (j'me prenais pour Hermione à la fin What a Face )


C'est vraiment un super chapitre! Tu disais qu'après ce chapitre on aimerais plus Yasalyn, mais je l'aime encore autant sinon plus! Pauvre tite chouette! Mais je trouve que la réaction d'Astiran est un peu exagérée, je veux dire, elle était pas du tout dangereuse sur le moment et puis, elle leur aurait pas dit qu'elle était suposé tuer Diphtil si elle avait encore eu l'intention de la tuer... en tout cas, j'ai très hâte de voir le prochain chapitre, malgré le titre plutôt macabre...


désolée d'avoir pris autant de temps avant de poster, mais mon clavier était scrap, sa a pris quelques jours pour en avoir un nouveau...

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MessageSujet: Re: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Ven 27 Juil - 20:57

Ah nan ! Même pas ! J'ai pas mu HP3 depuis lustres ! (windardium leviosa !) Je n'ai jamais dit que vous n'aimerez plus Yasalyn, que vous ne m'aimerez plus moi de la faire partir ainsi ! T.T Courage, vous la reverez dans les derniers chapitres. Wink (je sens des ondes négatives venant vers moi...) Si Astiran exagère ? Bien sûr, c'est fait exprès ! ^^ ! Il est excessif, ça lui fait un défaut (il y en a qui le trouvait trop parfait, alors bon...faut qu'il ait des défauts !)
Sinon merci !
(prochain chapitre ? oh...je vais encore sûrement mourir ! ^^ ! nan nan, la situation reviendra à la normale...après ! XD)
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MessageSujet: Re: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Ven 27 Juil - 21:07

ahhhhh! je comprends, c'est vrai que c'est platte que Yasalyn parte!!! je la trouvais vraiment hot! Hihi, moi j'étais entrai de lire HP3 dans le bout où ils sont chez les parents de Yasalyn, quand elle partait mystérieusement pendant la nuit, en plus t'arrêtais pas de dire que c'étais la pleine lune ^^ bon tu le disais pas comme ça, mais avec l'affaire des Ondines 3 jours après la pleine lune^^ et puis quand elle s'est liché le doigt pendant un combat... What a Face

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MessageSujet: Re: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Sam 28 Juil - 20:56

Qu'est ce que t'es fôôôôrte ! Surprised
Niak, je voulais quand même que ça puisse se deviner, sinon, ça ne donnait aucune preuve.
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MessageSujet: Re: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Sam 28 Juil - 22:07

Je sais XD

en fait ça m'étonnais un peu qu'il y aie pas plus de monde qu'il l'aie deviné... mais bon c'est sûr que j'étais entrain de lire HP3 donc j'étais dedans^^ Wink

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MessageSujet: Re: Chapitre 29 [Qui es-tu ?]   Mar 28 Aoû - 16:34

[Post de remise en ordres des chapitres.]
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Chapitre 29 [Qui es-tu ?]

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