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| | | Chapitre 23 [première journée à Naralir] | |
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Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Chapitre 23 [première journée à Naralir] Dim 29 Avr - 20:15 | |
| Voilà enfin le chapitre 23, bonne lecture les gens, et profitez en ! Le prochain chapitre sera posté dans le royaume des pierres !  mais, je taperai prochainement le prochain chapitre. Chapitre 23 Partie 1- Jamais vu ça ! déclara le roi Théorald. Nous étions tous à table, en train de déjeuner dans la salle des repas, toujours placés devant cette magnifique vue sur la mer turquoise reflétant le Soleil, bordée du vert et du marron des falaises, et du beige sablé des plages. - Des framboises par centaines ! continua-t-il. Alors qu’il n’y en avait aucune hier, c’est bien mystérieux tout cela ! De plus, ce n’est pas l’époque ! C’est sûrement un cadeau des dieux ! Il prononçait ses mots avec force, comme d’habitude, mais il trahissait tout de même son grand étonnement face à cet événement énigmatique, mais pas pour tous… J’échangeai un rapide sourire coquin à Astiran à côté de moi. Lui et moi savions très bien ce qu’il s’était produit, mais, mieux valut-il garder ce secret pour nous deux seuls. Yasalyn était revenue au château, mais elle semblait épuisée, ses yeux ornés de grands cernes noirs. A côté d’elle, Roxane ne paraissait pas tonique non plus, de toute façon, ça ne semblait pas dans son habitude de l’être, car elle était de nature calme et réservée. Naid, quant à lui, restait silencieux, il jetait quelques discrets regards de temps à autres, mais préférait se concentrer sur son assiette. - Savez vous que notre fils revient de voyage ce soir ? demanda le roi. Il a à peu près votre âge. - Et à présent…j’ai un frère…murmura Yasalyn dans un long soupir. Ca devient à la limite du cauchemardesque si ça continue ainsi, toutes ces découvertes d’un coup. Déjà, hier, j’ai failli atteindre l’infarctus, alors, faut se calmer sur les grosses frayeurs, même si je suis résistante ! Nous sourîmes. C’est vrai que ça ne devait pas être facile pour elle, de redécouvrir une grosse partie de son passé d’un seul coup. Fallait savoir s’y habituer. - Que projetez-vous de faire aujourd’hui ? nous demanda le roi. - Nous ne savons pas encore à vrai dire, dis-je. - Vous pouvez visiter Naralir, les plages sont merveilleuses à cette époque de l’année, les falaises également. - Oui, c’est ce que nous irons faire, je pense…répondit Astiran. - Je le crois aussi…répéta Naid sans lever le regard de son assiette presque vide. A la fin du repas, nous nous levâmes tous de table. Roxane vint à ma rencontre. - Diphtil…me dit-elle. Pouvez vous me suivre ? J’aurai des choses à vous montrer. Peut-être cela vous intéresserait-il… - Oui, avec plaisir, lui répondis-je. Je me retournai vers Astiran. - Je vais avec Roxane, je reviens tout à l’heure, lui dis-je. - Pas de problème, me répondit-il en souriant. A tout à l’heure alors… Puis, il partit. Alors, Roxane se mit également en route. - C’est dans ma chambre… - Mais…de quoi s’agit-il ? lui demandai-je. Mais elle ne me répondit pas et continua à marcher. Je n’avais pas d’autre choix que de continuer à la suivre. Puis, au bout de quelques minutes, nous arrivâmes à la salle dite. C’était une fort belle salle, en effet. Très grande, avec une cheminée, le tout sur les tons ocres. La reine se dirigea alors vers un secrétaire d’où elle tira quelques parchemins. Puis, elle me les tendit. - Qu’est ce que c’est ? lui demandai-je en prenant tous les parchemins entre mes mains. - Lisez…me répondit-elle d’une voix basse. Alors, je m’assit sur une chaise et me mit à lire le premier parchemin qui me venait sous la main. Retour attendu Eclair inattendu Sous ses yeux régiront ordres Car ira la tentation le mordre Plusieurs cœurs brisera A moitié il gagnera Seule véritable victime je resterai A cause de lui bonheur s’en iraiCe n’était pas de la haute poésie, mais c’était le fruit de la divination. - C’est vous qui avez écrit cela je suppose…lui demandai-je en se tournant vers elle. Elle hocha la tête pensivement, sans même de regarder, accouder sur la cheminée de pierre blanche. Je me mis à lire les autres parchemins les uns après les autres, certains paraissaient tellement mystérieux que l’on en arrivait à tirer un sens cohérent. - Mais…pourquoi vouliez vous me les montrer ? demandai-je à Roxane. - Vous êtes une déesse, peut-être tirerez vous sens à ces mots de mon inconscience…répondit-elle. - Je ne suis pas sûre de réussir…lui avouai-je. Je contrôle à peine mes récents pouvoirs, et… Elle m’interrompit en posant la main sur mon épaule, et en regardant profondément avec ses yeux bleus. - Peu m’importent vos pouvoirs…me dit-elle. Si vous êtes une déesse, c’est dans votre cœur, et rien d’autre. Vous en avez la nature, et cela, sans même vos pouvoirs, comme vous les appelez. C’est ce qui fait le divin, la force intérieure. - Mais, je ne suis pas forte…répondis-je. Je suis comme toute femme de ce monde, je dirais même que je suis de nature sensible, alors… Son regard s’accentua davantage. - Cela n’empêche pas le courage et la détermination… - Des milliers de personnes en font preuve plus de moi ! dis-je. - Ils en font plus preuve, mais est ce que cela signifie qu’ils en ont plus que vous ? Je restai silencieuse un moment. - De toute façon, continuai-je, je ne serai jamais la plus courageuse des femmes… - Regardez un peu tout le trajet que vous venez d’effectuer durant ces deux dernières semaines…me dit-elle. Et pourquoi avez-vous fait cela ? Pour juste être guidée par Amalia, afin de continuer votre chemin, encore plus déterminée qu’avant. Et se lancer dans une aventure, rencontrer des obstacles et des dangers, dans le but de la continuer, cela vaut encore plus de courage que n’importe qui… - Et Naid ? Et Astiran ? demandai-je. Eux aussi ont voyagés avec moi ! - Est-ce eux qui ont décidé de partir au départ ? Je ne pouvais pas répondre à un argument pareil… mais, je n’étais pas totalement convaincue. - Il y a des centaines de personnes qui parcourent le monde à la poursuite de leur destin ! soutenai-je. - Une Neltiade qui traverse tout le royaume d’Edenor, je ne crois pas… Elle avait toujours le dernier mot ! Je savais que je ne pourrais pas m’en sortir. - D’accord…dis-je à contrecoeur. Si vous le pensez… - Ce n’est pas moi qui dois le penser, mais toi… Je lui tendis les parchemins afin de lui rendre, mais elle me fit un signe de la main. - Gardez les…je n’en ai pas besoin, me répondit-elle. - Bon…d’accord. Elle me sourit pour une première fois, et il me remplit de chaleur. - Allez…me dit-elle. Je crois qu’il y a un jeune homme qui vous attend ! Je ne pus m’empêcher de rougir par rapport à ce qu’elle venait de dire. Puis, je sortis de la pièce en soupirant. Après quelques minutes de recherche intensive, je retrouvai enfin Astiran, en pleine discussion avec Naid, tous deux adossés contre le mur du château, et devant eux s’étendaient les grands jardins aux arbres fleuris, particulièrement les splendides cerisiers qui arboraient des petites fleurs aux corolles roses. Je les voyais là, les deux hommes, qui à présent se connaissaient bien, mieux encore, ils s’entendaient bien tous les deux, un bon terrain d’entente s’était installé entre eux deux. Désormais, après les récits détaillés dont je lui avais fait part durant toutes ces longues années, Astiran savait à présent qui était véritablement mon jeune frère. J’avais craint au début qu’ils ne se disputent à cause de moi, mais leur rencontre avait vaincu la possible jalousie qui aurait pu régner. Ils tournèrent tous deux leurs regards vers moi lorsque j’arrivai près d’eux. - Que voulait-elle donc, la reine ? me demanda Astiran. - Rien de bien spécial, répondis-je. Je voyais Naid garder un sourire bien mystérieux sur ses lèvres, ce sourire qui cache quelques secrets. - Qu’y a-t-il ? lui demandai-je. - Rien de bien spécial, m’imita-t-il, me faisant rire. Néanmoins, je sentais son regard malicieux se fixer sur moi, il y avait quand même quelque chose qui se tramait dans mon dos sans que j’en sois au courant. - Où est Yasalyn ? demandai-je. Je l’ai juste aperçue durant le déjeuner, mais c’est tout. - Elle est partie se reposer un peu, me répondit mon frère. Elle ne se sentait pas très bien, donc, elle est partie se coucher. Je hochai la tête. Puis, je me tournai vers Astiran. - Que fait-on donc cet après midi ? demandai-je. - Une petite ballade près des falaises ne nous fera aucun mal je pense. - Bonne idée ! approuvai-je. Naid ? Tu viens avec nous ? - Oh non, répondit-il. J’ai des choses à faire. - Des choses à faire alors que nous avons fini notre voyage ? lui demandai-je un peu étonnée. Tu devrais te détendre un peu. - Non, mais allez-y sans moi, dit-il en me faisait un clin d’œil. - Mais… Astiran me prit par la taille. - Ne vas pas trop insister, me dit-il. Sinon, il aura encore moins envie de nous accompagner ! - Tu es sûr de ne pas vouloir venir avec nous, Naid ? - Sûr et certain ! Allez-y ! - Bon…d’accord… A contrecœur, nous le quittâmes. Il resta là, seul, adossé contre le mur, néanmoins, il gardait toujours le même sourire. « Je t’adore soeurette… » |
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 | Sujet: Re: Chapitre 23 [première journée à Naralir] Dim 29 Avr - 20:16 | |
| Partie 2Durant quelques minutes, nous marchâmes afin de sortir de la ville de Naralir, et de se rendre dans la pleine campagne, jusqu’aux falaises. - Yasalyn serait donc une chremacoucienne, d’après ses dires…dis-je à Astiran, après lui avoir déballé toute la discussion d’hier soir que j’avais partagée avec Roxane. - Cela resterait plausible après tout…répondit-il. Mais chremacoucienne ne veut pas dire obligatoirement magicienne…et pourtant, elle a fait usage de sortilèges si je ne m’abuse… - Je sais, mais je ne vois pas d’autre possibilité ! Je tournai ma tête vers la sienne en continuant de marcher. - Et toi ? Qu’as-tu donc à me raconter ? lui demandai-je. - Je crois que…j’ai enfin acquit la totalité de mes pouvoirs divins de la terre. J’écarquillai des yeux. - Ah bon ? Comment le sais-tu donc ? - Je ressens depuis ce matin une aura se dégager de chaque être vivant particulier, même avec les plantes. Et puis, je le sens au plus profond de moi, une force puissante… - Et…aurais-je le droit à une petite démonstration de ta part ? lui demandai-je. Ce n’est pas que je n’avais pas confiance en lui, mais je voulais voir afin de confirmer mes dires. Même cent témoignages ne valent pas un regard, d’après un proverbe provenant du Royaume de Shindoë, un royaume plus au Nord. - Avec plaisir, me répondit-il. Tiens, bah justement… Nous arrivâmes enfin en haut des falaises. C’était si beau…nous voyions la mer d’en haut. La ligne d’horizon mariait si bien eau et ciel que l’on aurait dit qu’ils ne formaient qu’un. Les vagues, plus ou moins hautes, venaient se briser contre ses murs de pierre, comme si elles voulaient de force y pénétrer. Quelques bateaux, voiliers blancs, s’aventuraient sur cette belle bleue. Et dans le ciel, ce n’étaient pas des bateaux qui s’y promenaient, mais quelques cumulus moutonneux de coton et des mouettes, qui chantaient à la gloire de la mer, leur mère… Je sentais le vent chargé d’un sel délicat m’ébouriffer les cheveux qui partaient en arrière, j’étais libre... Astiran me prit par la taille, et posa sa joue sur ma tête. - Si ce n’est pas merveilleux…me murmura-t-il. - Oui…on se croirait dans un rêve… - Ne sommes-nous pas les rois du monde, perchés ainsi ? - Je suis déjà la femme la plus heureuse du monde, cela me suffit amplement… Il me sourit, mais, étrangement, ne m’embrassa pas. Puis, il regarda de l’autre côté. - Tu vois ce champ de plantes, juste là ? me demanda-t-il. - Oui…et ? - C’est du colza, et cela ne fleurit que fin avril, début mai. Cela donne plein de merveilleuses petites fleurs jaunes. Il se tut alors, je le sentis se concentrer au fond de lui-même, et soudain, cet océan vert de plantes devint jaune ; toutes les fleurs s’ouvrirent d’un coup, déployant leurs pétales rayonnants de soleil. J’en restai bouche bée, devant cette vision de merveille, puis, je me tournai vers Astiran. - Maintenant, c’est sûr…lui dis-je. - Attends, ce n’est pas fini. Alors, il s’accroupit au sol et posa sa main à terre. Petit à petit, je vis la terre se remuer, et soudain, il en sortit une branche épineuse. Puis, tout à coup, une magnifique rose rouge s’épanouit à son extrémité avec toute la grâce d’une fleur. Astiran sortit donc sa dague et sectionna la tige. Puis, il se releva, la rose entre son pouce et son index. - Tu vois cette rose…me dit-il. Elle peut tantôt paraître provocatrice avec ses épines, tantôt douce et fragile avec ses fins et lisses pétales. Et pourtant, même si ceux-ci sont de la couleur du sang, c’est la plus belle fleur qui puisse pousser dans ce monde. Elle ne te rappelle pas quelqu’un par hasard ? Je devinai la réponse et souris, flattée. Il fit passer les doux pétales de la rose à la surface de mon cou, avant de m’embrasser tendrement. - Tout est si merveilleux…lui murmurai-je après avoir détacher nos lèvres. - Surtout toi, ajouta-t-il. - Quel séducteur cet Astiran ! plaisantai-je en posant mon index sur son menton. - C’est ce qui, d’ailleurs, fait mon charme ! Je souris. - Au fait…je ne comprends pas comment tu as acquis tes pouvoirs. - Je crois avoir ma petite idée sur le sujet, me répondit-il. Son sourire se faisait tellement coquin que je devinai immédiatement sa pensée. - Tu ne crois quand même pas que c’est le fait que l’on ait fait l’amour hier soir qui ait changé cela ? - Et pourtant si…regarde. Le coup des framboises a signifié le déclanchement de mes pouvoirs, je ne trouve pas d’autre possibilité. - Oui…c’est vrai…je ne vois rien d’autre non plus de toute façon. Il étouffa un rire. - On peut véritablement dire que la soirée d’hier a été fructueuse ! Je me mis à rire. - Oui, on peut le dire… - Si on rentrait ? - Tu ne désires pas rester plus longtemps sur ce paradis terrestre ? lui demandai-je. - Si ça te fait plaisir…me répondit-il en souriant de toutes ces dents. Lorsque enfin nous rentrâmes au château de Naralir, nous vîmes le roi et la reine parler avec un jeune homme d’une vingtaine d’années, comme nous, et ils semblaient déjà se connaître, même plutôt bien. - Tiens ! Justement ! s’exclama le roi Théorald en nous voyant arriver. Diphtil, Astiran, laissez moi vous présenter mon fils, Fylip, revenu tout droit du Royaume de Shindoë. Le fils en question était un jeune homme assez grand, mais pas autant que Naid et Astiran. Ses cheveux bruns mi-longs poussaient en bataille sur sa tête, avec un bandeau autour du front. Et même si son visage paraissait amical, ses yeux bleus verts semblaient fourbes et traites, malgré le fait qu’ils avaient l’air savant. - Enfin je vous rencontre, ma très chère déesse, déclara-t-il en portant courtoisement ma main à ses lèvres. - Enchantée de faire votre connaissance, prince Fylip. - Je vous remercie d’avance d’avoir escortée ma jeune sœur jusqu’ici, je vous en suis reconnaissant. - Ce n’est rien… Puis, il lâcha ma main, et lança un étrange regard à Astiran à qui il serra la main. - Ainsi, vous revenez donc du Royaume de Shindoë, dis-je. Ca a dû un long trajet ! - Trois semaines exactement afin d’en revenir, répondit-il. Nous avons dû longer les côtes maritimes afin d’éviter le chemin à travers les maritimes, nous épargnions ainsi un voyage encore plus long… - Je comprends… - Mais, je vous en conterai davantage ce soir, durant le repas, me dit-il. - Ca sera avec grand plaisir, répondis-je. Puis, nous le laissâmes en compagnie de ses parents. - Il ne me plait pas cet énergumène, me dit Astiran. - Pas trop non plus…il semble cacher son jeu, un peu comme sa sœur. On se rend compte que c’est de famille ! - Il ose te draguer devant moi en plus ! s’exclama-t-il sur un air volontairement indigné. C’est un véritable scandale ! S’il refait cela ce soir, je te jure que j’ordonne à la fleur du vase de l’étrangler sans pitié ! Je rie alors. - Tant que ce n’est pas trop violent et que ses parents ne voient rien ! ajoutai-je. Espèce de criminel ! - Et fier de l’être ! me répondit-il avec entrain. Seule dans sa chambre, allongée sur son lit, Yasalyn pensait, mais…pas vraiment seule pour tout dire ! « Sarïn le savait bien… » « De quoi ? » « Il savait que le roi et la reine de Naralir étaient mes parents, il savait parfaitement que j’étais une princesse… » « Qu’en sais-tu ? Sarïn a toujours été notre ami et notre allié… » « Il avait bien remarqué le pendentif…il ne m’a dévoilé que la moitié de la vérité. » « La moitié, c’est déjà ça ! » « Mais pas la bonne ! L’autre, nous aurions pu la découvrir seules. » « D’un côté, c’est moi la deuxième vérité ! » « Je ne suis pas fière de t’avoir découvert ! » « C’est réciproque figure-toi ! » « Ce qui est sûr, c’est qu’à partir de maintenant, je ne serais plus du côté de Sarïn. Il m’a une fois de trop manipulée pour son compte, c’est un traître… » « Tu comptes rester avec les trois imbéciles ? » « Pourquoi pas…Premièrement, ils ne sont pas plus imbéciles que toi et moi… » « Scientifiquement impossible, c’est certifié ! » « Deuxièmement, cela ne me fera aucun mal, au contraire… » « Tu dis cela pour rester avec le Neltiad, c’est cela… ? » « Il s’appelle Naid, et je me fiche que ce soit un Neltiad ! » « Quand je pense qu’il y a quelques semaines, à peine, tu détestais les Neltiads ! » « C’est Sarïn qui m’a appris à les détester, mais désormais après l’avoir connu, je me dis même que les Neltiads sont meilleurs d’âme que les Humains… » « Ton cas est grave ma fille…faudrait aller te faire soigner d’urgence avant que tu ne deviennes complètement folle… » « C’est toi qui me rends folle ! » « Moi ? Tu y es pour quelque chose…Mais avoue le moi, tu es amoureuse… » « … » « …Je savais bien que l’Amour finirait par habiter ce qui te sert de cœur. Répugnant…une raison de plus pour aller te faire soigner ! » « Toi, tu ne vas pas partir te soigner, tu vas me quitter, tout simplement… » « Tu crois cela si simple ? Je suis plus forte que toi, et même largement plus ! » « Depuis déjà quelques jours, j’arrive à imposer mes propres idées/ Alors, d’ici d’autres jours prochains, je saurai me débrouiller seule… » « Ca, c’est ce que tu penses…Pas moi… De toute façon, tu ne pourras te débarrasser de moi, c’est impossible. » « Je le sais bien, mais je serai capable de ne plus t’écouter, déjà, tu n’arrives plus à commander aucun de mes mouvements. » « Qu’en sais-tu ? » « Tout… » « N’importe quoi…n’empêche, tu ne veux pas m’avouer que tu es amoureuse…pourquoi ? » « Parce que je ne dis jamais les choses dont je ne suis pas certaine… » « Tu hésites donc. » « On n’hésite pas sur les sentiments. » « Ce n’est pas logique ce que tu penses là… » « Rien n’est logique en ce monde…c’est tout ce que je retiendrai de toi. » « Tu délires complètement ma pauvre ! » « Sûrement…mais je m’en moque totalement ! » « Pas autant que ça…Sur ce, je te laisse à ton « hésitation » » « Ouais, c’est ça, barre-toi ! » Libérée de ses pensées noires, Yasalyn soupira. « Peut-être, qu’en fait, l’amour me libérera plus rapidement de son emprise…mais je ne suis pas sûre…que je puisse le faire. » Elle se mit les mains sur la tête. « Je ne sais pas…je ne sais pas…je ne sais pas… » |
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 | Sujet: Re: Chapitre 23 [première journée à Naralir] Dim 29 Avr - 20:17 | |
| Partie 3Elle resta silencieuse, sans bouger…jusqu’à ce qu’elle entendit que l’on frappait à la porte. Soupirant une seconde fois, elle se leva de son lit à contrecœur et alla jusqu’à la porte qu’elle ouvrit. Son cœur fit un grand bond dans sa poitrine lorsqu’elle vit qu’il s’agissait de… - Naid ?! s’exclama-t-elle, surprise. Que viens-tu donc faire ici ? - Juste discuter un peu avant l’heure du repas…répondit-il, un peu gêné. Mais je semble te déranger… - Non, non ! s’empressa-t-elle de répondre. Pas le moins du monde ! Entre donc ! Alors, il pénétra dans la chambre, et elle ferma la porte derrière son passage. Il siffla, impressionné par la grandeur et la luxure de la pièce. - Hé bah dis donc ! s’exclama-t-il, époustouflé. Ca, c’est du luxe ! - Etant donné que je suis une princesse, c’est en fait normal, répondit-elle sans bouger de l’endroit où elle était placée. Durant les quelques secondes de silence qui s’installèrent, Naid examina chaque recoin de la chambre du regard, celui-ci s’arrêtant soudain sur l’armoire. Puis, il observa Yasalyn de la tête aux pieds. - Pourquoi t’habilles-tu toujours pareil ? lui demanda-t-il, constatant effectivement que la jeune femme ne portait que ses légers habits : un cache cœur et deux bras, un à l’avant, l’autre à l’arrière, accrochés à une ceinture. - Parce que j’ai sainte horreur de ses saletés de robes ! susurra-t-elle. J’ai trop chaud avec, puis…j’ai la flemmardise de changer mes habitudes ! Naid cacha un sourire amusé sur ses lèvres. - Je peux m’asseoir ? demanda-t-il en désignant le lit. - Oui, oui, bien sûr ! Alors, il s’assit sur le confortable matelas, dont il caressa la surface molle et douce avec sa main. - Je ne suis pas habitué à autant de luxure ! dit-il. - Moi non plus à vrai dire, ajouta-t-elle en s’asseyant à côté de lui. Encore moins à me retrouver princesse au bout de plusieurs années vécues en solitaire. - C’est vrai que ça a dû te faire un grand choc. C’était la chose à laquelle tu t’attendais le moins : retrouver ta famille dont tu ne te souvenais plus. - C’est sûr…des parents…et même un grand frère ! Au fait, l’as-tu vu ? - Je l’ai aperçu, en effet… Yasalyn le regardait au plus profond de ses yeux. - Je t’en prie…murmura-t-elle. Méfie-toi de lui… Naid écarquilla les yeux, ne comprenant rien. - Pourquoi me dis-tu cela ? demanda-t-il. - Parce qu’il émane de lui une puissante magie aux mauvaises intentions… je le sens… Je ne sais pas en direction de qui, c’est pourquoi je te demande de faire attention…très attention à toi… Naid demeurait toujours un peu surpris parce qu’elle venait de lui dire, mais touché, il posa sa main sur le cou de Yasalyn, juste en dessous de son oreille. - Tu as tellement changé depuis notre rencontre…murmura-t-il. - Laquelle de rencontre ? lui demanda-t-elle, un sourire malicieux aux lèvres. - Celle de Neruda, répondit-il en souriant également, ayant compris ce qu’avait sous-entendu Yasalyn. Au début, tu étais tellement distante, si froide envers moi, à croire que tu me haïssais… - J’ai toujours été ainsi avec tout le monde…répondit-elle d’un air indifférent. - Mais, depuis le jour où tu m’as sauvé, dans la forêt de Lharm, je me suis réellement rendu compte de qui tu étais véritablement. - Je ne suis jamais véritablement quelqu’un, mais je compte le devenir un jour. Naid sourit à cette réponse. - En fait, continua-t-il, sous ce masque de froideur et d’agressivité, tu caches au fond de toi un grand cœur aussi pur que la lumière dégagée d’une des plus belles étoiles du ciel. - M’aideras-tu à enlever ce masque ? lui demanda-t-elle. - Avec plaisir…je ferais de mon maximum, je te le promets… Un court silence s’installa, durant lequel ils ne cessèrent de se fixer, les yeux dans les yeux. - En échange…m’apprendras-tu la magie ? demanda-t-il lentement, accentuant chaque mot. - Je ne sais pas si tu as des compétences magiques naturelles, mais peu importe, ça peut se faire. - Merci, répondit-il sincèrement. Le silence revint dans la salle. Chacun était un peu gêné par la présence de l’autre, tout en l’appréciant. - Tu…tu veux que je te parle de magie ? demanda-t-elle. - Avec grand plaisir ! Je t’écoute attentivement. Elle prit sa respiration. - Déjà, la magie, ça ne consiste pas tout dans une simple incantation. La pensée, avant tout, y est grandement impliquée. C’est un peu compliqué à expliquer comme cela, à vrai dire… A chaque mot prononcé dans ta formule, il faut se forger l’image de ce mot en lui-même dans sa tête. - D’abord, dis-moi en quel langage prononces-tu tes incantations. - C’est le langage des sylves, très rare et très peu utilisé aujourd’hui, mais puissant en matière de sortilège. - Reprends ta théorie des images, à présent, avec la formule pour tes lames, par exemple… - Celle que j’ai utilisé dans la forêt l’autre jour ? Il hocha la tête. - E sèt enèlès simanud, mot à mot, puissance de la lune. C’est le sort principal afin d’augmenter la force de tes armes, quelles qu’elles soient. Pour qu’il marche à cent pour cent, tu dois visionner en toi ce que représente la puissance de la lune pour toi. - Une pensée personnelle quoi, pas forcement universelle. - Exactement. Mais, cela ne marche pas du premier coup, ni au deuxième ! Il faut vouloir apprendre pour réussir. Après, les différentes incantations ont plus ou moins de difficulté à invoquer ou maîtriser… - Et quel est le sort le plus puissant qu’il puisse exister ? demanda Naid. - Sans aucun doute, l’invocation de la Grande Prêtresse, répondit-elle d’un air grave. - En quoi consiste-t-il ? - Bah…à invoquer la Grande Prêtresse ! - D’accord, mais que fait-elle cette Grande Prêtresse ? - Elle consiste à être la plus puissante des invocations possibles, comme tu me le demandais… Créature magique à trais humains, invocation du dixième niveau, le maximum, elle est invulnérable et invincible. Elle se charge du reste du combat en quelques minutes, que dis-je…en quelques seconde tellement elle est puissante ! Mais…son invocation présente quand même d’énormes risques. Première possibilité, tu réussis à l’invoquer tellement ta pensée est forte, mais si tu n’es pas habitué à la magie, ou si tu l’appelles dans de mauvaises intentions, elle se retourne contre toi, et tu n’as aucun moyen de t’en sortir vivant. Deuxième risque, tu as les bonnes intentions, et tu sais maîtriser la magie, mais tu n’as pas la bonne pensée, alors, tu n’arrives pas à la faire apparaître, mais toi-même n’en sortiras pas indemne. Certains s’en sont sortis, d’autres ont perdu l’usage de leurs membres, ou encore sont tombés dans le coma, ou pire, sont morts dans d’atroces souffrances. - Et quelle est la bonne pensée pour avoir une chance de l’invoquer ? demanda Naid. - Je te l’ai dit, les pensées pour les incantations ne sont pas universelles, elles diffèrent selon la nature des personnes. De plus, on ne peut se visionner la grande Prêtresse, étant donné qu’on ne connaît pas sa forme, mis à part qu’elle est toujours la même, au fil des invocations, dotée d’une extrême beauté. D’après les gens qui ont réussi cette invocation – c'est-à-dire deux ou trois personnes encore vivantes dans le monde, et encore… - il faut voir en soi l’image la plus belle que peut nous offrir notre cœur, un des vœux le plus cher, une pensée des plus heureuses. Naid siffla. - Et bah ! s’exclama-t-il. Ca n’a pas l’air d’être du gâteau la magie ! - Et ça ne l’est pas, ça c’est sûr et certain ! Scientifiquement prouvé ! Alors, ils se mirent à rire, mais s’arrêtèrent peu à peu, se regardant dans les yeux. Un long silence s’installa, ils se rapprochèrent l’un l’autre. Tout se passait pour le mieux… « Avoue le que tu es amoureuse ! Avoue ! » « …je … » « T’en restes muette ? » « Je…je ne sais…pas… » « N’importe quoi toi ! Dis le moi sans mentir… ! » « Je…ne…peux pas… » « Et tu espères me battre ainsi ! Avec un amour qui n’existe même pas ! Lamentable ! Tu comptes t’en tirer ainsi !? » « Laisse…LAISSE-MOI ! » « Lamentable… » « DEGAGE DE MON ESPRIT !! » - Yasalyn ? Ca va ? Naid se demandait bien ce qu’il se passait. Yasalyn avait le regard vide, mais rempli d’une infinie tristesse, et d’un semblant de remord, il voyait cela…Elle ouvrit la bouche et parvint avec difficulté à prononcer deux mots. - Excuse-moi… Naid ne comprenait pas, mais le ton sur lequel elle avait dit faisait chavirer son cœur. Alors, il la prit dans ses bras, tendrement, et commença à la bercer. « Je ne peux pas…je n’en peux plus… » C’est vers huit heures de la soirée que nous fûmes appelés au dîner. Je fus assise entre Yasalyn et son frère, Fylip, dont j’avais rapidement fait connaissance. Son regard perçant, tel celui d’un rapace me gênait. Mais, au fil de la discussion que j’entretins avec lui au fil du repas, il se découvrait être doté d’une grande intelligence et connaissait beaucoup de choses sur notre monde. Il me contait justement son voyage au Royaume de Shindoë. - Les ports de Mana-ko’a sont d’une splendeur, dit-il. De voir tous ces bateaux à la voile rectangulaire partir vers l’horizon d’où se lève le soleil matinal…c’est si beau… - Mana-ko’a ? demandai-je. - La ville principale du Royaume de Shindoë ! me répondit-il. Après, suivent les cités de Mana-ichiko et de Mana-teruko, celle-ci est justement célèbre grâce à ses précieuses mines de diamants. - Elles doivent être sublimes vues de l’intérieur…dis-je sur un ton rêveur, m’imaginant au milieu d’une mine de diamants. - Ils ne nous autorisent pas à y entrer. Ils sont très prudents, limite paranoïaques ! Ils préfèrent donc garder l’accès à leur paradis. En entendant ces mots, une pensée traversa mon esprit, et je tournai ma tête vers Astiran. Son regard trahissait sa jalousie, malgré le fait qu’il me faisait parfaitement confiance. Pour le rassurer, je lui souris sincèrement, il m’en répondit de la même manière. - Et vous Diphtil…d’où venez-vous ? me demanda-t-il. - De Désegipsien, lui répondis-je d’un ton indifférent mais courtois. - C’est loin également…Mais votre voyage semble bien s’être dérouler. - Plutôt bien oui, nous n’avons pas eu de problèmes majeurs. - Vous avez rencontrer des brigands ? me demanda-t-il, le regard sur son assiette. - Oui, deux fois, mais nous nous en sommes sortis. - Faites attention, vous risquez d’en re rencontrer si vous partez de Naralir, et peut-être vous ne vous en sortirai pas…Vous avez eu beaucoup de chance les deux premières fois. Pour moi, cette phrase signifiait « Restez à Naralir », mais je ne répondis pas. - Quel âge avez-vous ? lui demandai-je. - Exactement vingt deux ans, me répondit-il. Cinq de plus que ma sœur. Mais je n’ai pas vécu avec elle lors de son enfance. - Ah bon ? Pourquoi donc ? - C’est mon oncle qui m’a élevé à partir de l’âge de trois ans…jusqu’à la disparition de ma sœur. - Mais…pourquoi avez-vous vécu chez votre oncle ? - J’avais quelques… « difficultés » avec mes parents… Malgré le fait qu’il me disait cela avec une grand sourire, j’avais peur. Il cachait trop de choses…en sous-entendait… Puis, je me retournai vers Yasalyn qui murmurait des choses incompréhensibles. - A quoi penses-tu donc ainsi ? lui demandai-je. - Je n’en sais trop rien à vrai dire…soupira-t-elle. Son regard était vide, mais fixe. Je souris lorsque je vis la cible de ses yeux. - Naid… ? Elle hocha à peine de la tête. - Que se passe-t-il avec lui ? demandai-je, un peu curieuse de la situation. - Je ne sais pas… - Malin ça… Malgré cette réponse peu complète, je devinai une part de la réalité. J’en souris. Je décidai donc de dévoiler une petite vérité. - Tu sais, Yasalyn… Il y a des choses que Naid ne vous a jamais dévoilé… - Sûrement…je ne peux pas lui en vouloir. - Ce n’est pas ce que j’ai dit… Mais te souviens-tu, dans la forêt de Lharm, tu avais été assommée. Que t’avait dit Naid sur la cause de cette perte de conscience ? Elle réfléchit quelques secondes. - Je me suis prise une grosse branche sur la tête sur la tête, si je me souviens bien… D’ailleurs, je m’étais récupéré une super grosse bosse… Mon sourire mystérieux la gênait, comme si je cachais quelque chose, mais c’était vrai… - Naid t’a menti…murmurai-je. Etonnée, elle leva un de ses sourcils blonds. - Ah bon ? demanda-t-elle. Je hochai la tête. - En réalité, tu t’es fait enlever par des bandits… - Enlevée ? Bandits ? demanda-t-elle en écarquillant des yeux. - Oui…tu t’es fait assommer par derrière, tout comme moi, et tu as été emmenée au camp. Pendant qu’Astiran et moi nous nous éloignâmes du campement, Naid est allé te chercher, tu étais toujours évanouie. Yasalyn essayait de comprendre. Je lui avais tout sorti en quelques mots. - Attends…Naid est parti me sauver… ? -…au péril de sa vie…finis-je. Oui, c’est cela. Il a eu énormément eu de chance de s’en être sorti. Bouche bée, Yasalyn me regardait comme si j’étais un animal pas encore répertorié dans les grandes bibliothèques de Kiato. - Il m’a sauvé la vie…prononça-t-elle. Mais…on se connaissait à peine… il a risqué sa peau…pour moi ? - Oui… - Je n’y crois pas…ce n’est pas possible… - Et pourtant… Elle regarda Naid un instant, avec un regard perçant, comme si elle essayait de voir ses souvenirs. Puis, elle sourit. Sans rien dire, elle se leva de table, sous l’étonnement de tout le monde, et s’en alla. - Que s’est-il passé ? me demanda Astiran. Je haussai les épaules. La réaction de Yasalyn m’avait étonnée, je ne savais pas pourquoi elle était sortie. En espérant que je n’allais pas regretter ce que je lui avais dit… |
|  | | Ielenna Gardienne sacrée des Pierres


 Nombre de messages: 1632 Age: 102 Livre ou fic préféré: Tous... Localisation: Dans la forêt de Galimack, près de la source Date d'inscription: 16/09/2006
 | Sujet: Re: Chapitre 23 [première journée à Naralir] Dim 29 Avr - 20:18 | |
| Partie 4Naid soupira longuement en marchant à pas nonchalants dans le long couloir, faisant tourner la clef autour de son index. Après le repas, il commençait à se faire tard, et puis…il avait envie d’être seul dans sa chambre, tranquille, sans que personne ne vienne le déranger, même moi. Alors, il pourrait se reposer en paix, pour une fois depuis tant de temps. Enfin, il parvint jusqu’à la porte de sa chambre. Il rentra la clef dans la serrure, mais bizarrement, la porte était déjà déverrouillée. Intrigué, il l’ouvrit et pénétra dans la pièce noire. Il prit soin de refermer la porte, mais encore plus étrange, la bougie sur sa table de chevet était déjà allumée, la flamme paraissait immobile. Soudain, il aperçut une silhouette de dos devant la fenêtre, se découpant dans la nuit. Il la reconnut. - Yasalyn ?! Alors, elle se retourna, faisant bouger ses beaux cheveux blonds dans lesquels se reflétaient la lumière de la lune qui commençait à décroître. Un sourire apparut sur ses lèvres, qui laissa Naid tellement surpris qu’il n’arrivait ni à parler ni à bouger. Alors, elle se dirigea vers lui, se saisit des clefs qu’il tenait dans sa main, passa à côté de lui pour aller vers la porte, qu’elle ferma dans un cliquetis. Naid restait toujours abasourdi, ne comprenant pas trop. Puis, toujours avec ce sourire, Yasalyn se retourna vers lui. Elle fit plusieurs fois tournoyer la clef autour de son doigt puis l’envoya se perdre sous un meuble. Alors, elle s’approcha de plus en plus de Naid, dont le cœur commençait à s’emballer. Elle posa sa main sur son torse, se serra contre lui, en se hissant sur ses pieds, afin que sa bouche atteigne son oreille. - Merci…lui dit-elle dans un faible murmure à peine perceptible. - Mais… Posant son index sur ses lèvres, elle l’interrompit, le regardant avec une infinie tendresse qui paraissait si rare. - Chut… Puis, elle approcha son visage du sien, ses lèvres se rapprochèrent dangereusement de son doigt, qui s’enleva au dernier moment. Toujours un peu surpris, Naid se laissa faire. Puis, leur baiser se fit plus appuyé. Naid, désormais mis en confiance, ferma les yeux, tandis que la main de Yasalyn lui caressai tendrement sa joue. Alors, il encercla sa taille nue de ses bras et la serra de plus en plus fort contre lui. Aveugle de vue, il se focalisait sur le toucher…Plus le temps passait, plus le baiser se faisait fort. Lorsqu’il entrouvrit ses lèvres, il sentit une langue pénétrer dans sa bouche et qui commençait à caresser la sienne. Même si ce premier contact l’étonna, il fut rapidement pris par ce jeu, ils continuèrent ainsi, se transmettant chaque sentiment qu’ils désiraient exprimer à l’autre. Peu à peu, il sentit une douce main pénétrer sous son haut et commencer à lui caresser le ventre, il en frémit. A partir de là, il arrivait à peine à se contrôler, mais le pire est qu’elle semblait encore moins maîtrisable que lui. Alors, elle commença à lui enlever son haut, le laissant torse nu, tout en continuant de l’embrasser. Ses fines mains aux longs doigts grimpèrent son buste jusqu’à ses épaules musclées qu’elle caressa lentement. Puis, elle caressa également ses bras, marqués par ses mystérieux signes noirs qui la fascinait. Il sentait contre lui ses formes généreuses, il sentait sa cuisse frotter la sienne. Puis, sans détacher leurs lèvres, elle le poussa lentement jusqu’au lit, sur lequel il s’allongea, elle toujours sur lui. Sans le prévenir, elle posa sa main sur son entrejambe, puis elle détacha ses lèvres des siennes, lui faisant découvrir un sourire carnassier. Il ne put s’empêcher de rougir. - Première fois ? lui demanda-t-elle. Un peu gêné, il hocha la tête. Alors, elle l’embrassa délicatement. - T’inquiète pas pour ça…je vais te guider. Alors, elle s’installa tranquillement à califourchon sur ses cuisses, un regard de braise, de désir pour yeux. Elle le regarda malicieusement. - Tu m’aides à enlever cela ? demanda-t-elle d’une voix mielleuse en désignant son cache cœur. Il hocha la tête, un sourire qu’il ne pouvait dissimuler sur les lèvres, et se pencha afin de retirer le vêtement de Yasalyn. Lorsqu’il eut fini, la généreuse poitrine de la jeune femme s’offrit à ses yeux, émerveillés, le regard sensuel. Alors, un sourire coquin affiché sur son visage, elle se saisit de sa main un peu tremblante. - N’aie pas peur… Elle approcha sa main d’elle et la posa sur son beau sein, faisant descendre la paume dans une longue caresse. Naid retint sa respiration en regardant sa main. Celle-ci, comme mue par sa propre volonté, dessina une courbe de long de ses seins, tandis que de l’autre, il remontait le long de sa taille impeccable, avant de la plaquer contre sa poitrine. Il n’arrivait plus à résister… Alors, il se jeta sur elle, qui éclata de rire sous le coup de la surprise. Il la balança sur le côté, se retrouvant à présent sur elle. Ils s’embrassèrent encore plus passionnément qu’avant, lui caressant ses seins, elle, les mains liées dans ses cheveux noirs. Collés l’un contre l’autre, ils n’arriveraient plus à s’arrêter. Après un long baiser, Naid, ayant pincé la lèvre inférieure de Yasalyn avec les siennes, commença à faire descendre son visage sur son corps, traçant un chemin avec son nez. Il commença par l’embrasser dans le cou. Il sentit l'odeur de son parfum mélangée à celle de son corps, il se sentit partir ailleurs, dans un monde de rêve... Descendant encore un peu plus, il s’attarda quelques instants sur sa poitrine. Alors, il continua à descendre sur la peau, jusqu’à son nombril, dans lequel il fit rentrer la pointe de sa langue, elle rit, étant de nature un peu chatouilleuse. Mais sa ceinture le bloqua. Tout en la regardant droit dans ses yeux bleus, il commença lentement à défaire la boucle de sa ceinture, alors qu’elle le regardait avec infiniment de tendresse. Puis, il lui enleva tout, jusqu’à ce qu’elle apparaisse totalement nue à ses yeux. Plusieurs fois, il passa ses mains sur ses cuisses, sur ses seins, son ventre doux. Puis, ils continuèrent à s’embrasser avec furie. Soudain, ils se calmèrent un peu, laissant le temps à Yasalyn de prononcer quelques mots. - Laisse moi faire... - Viens par ici toi ! Je mis à éclater de rire, lorsqu’Astiran m’attrappa par la taille et m’attira vers lui. - Grand dadet ! m’exclamai-je. - Je crois le mériter amplement, non ? me demanda-t-il avec une petite voix. Après un sourire, je l’embrassai. Nos lèvres enfin décollées, je pris de temps d’examiner chaque partie de son visage, m’attardant davantage sur ses yeux marrons, si tendres. Il entrouvrit les lèvres, afin de me murmurer quelques mots. - Profitons de ce moment calme pour aller se ballader au clair de lune, de plus, le ciel est parfaitement dégagé ce soir. Qu’en penses-tu donc, ma déesse ? - Excellente idée, approuvai-je en souriant. Juste le temps d’aller me revêtir d’un habit plus adapté pour les nuits de début de printemps. - Je t’accompagne jusqu’à ta chambre, intervint Astiran. Alors, je le regardai, amusée. - Tu as peur que je me perde dans ce couloir droit ? lui demandai-je sur un ton un peu ironique. - Non, non, pas du tout ! répondit Astiran. Mais...tu sais que j’aime que tu sois à mes côtés. Et puis...on ne sait jamais, il peut y avoir des pervers qui rôdent dans les environs, du genre, le frère de notre blonde... Je lui donnai une gentille pichnette sur le bout du nez. - Espèce de jaloux ! m’exclamai-je à voix basse. Mon Astiran resterait inchangeable, décidemment. Un beau caractère bien forgé, une sagesse exceptionnelle, un soupçon de timidité et une touche de possessivité. - D’abord, je ne vois pas pourquoi je refuserais que tu m’accompagne, au contraire, ça sera avec grand plaisir. Je me rendis donc à ma chambre, Astiran marchant à côté de moi. Puis, j’y entrai et commençai à chercher dans le placard dans la garde robe que m’avais mis à disposition le roi Théorald. Je trouvai donc une robe blanche aux bordures de fourrure toute douce, qui paraissait chaude et confortable. - Attends moi devant la porte, dis-je à Astiran dans un sourire, le temps que je puisse me changer. - Pourquoi ne puis-je pas entrer ? demanda-t-il avec un sourire aux traits coquins. Je suis quand même ton amant à présent. Alors, je m’appuyai contre l’embrasure de la porte, le regard perçant, toujours mes lèvres tracées en un sourire. - Oui, c’est vrai...lui répondis-je. Les hommes savent déshabiller les femmes avec beaucoup d’habilité, je te l’accorde. Mais l’habillage, c’est l’affaire des femmes elles-mêmes...! Sur ces mots, je lui fermai la porte au nez, je savais qu’il ne se vexerait pas le moins du monde. Alors, je commençai à défaire les lacets de mon corsage en chantonnant une vieille chanson que me chantait ma mère lorsqu’elle était encore en vie. Puis, ma robe tomba à mes pieds, j’avais beaucoup maigrie durant le voyage. Je me revêtis de la belle robe blanche. Certes, elle était agréable et chaude, mais elle était un peu lourde. Alors, je sortis de la chambre. Astiran me regarda deux fois de la tête aux pieds avant de déclarer : - Cela te va à merveille ! Comme toutes les autres robes, de toute façon. - Alors ? On va le faire ce petit tour norcturne ? Délicatement, il m’attrapa les mains. - Je ne demande que ça...me murmura-t-il. Alors, nous descendîmes l’escalier, en passant devant le grand tableau représentant Yasalyn étant petite. Ses yeux semblaient nous suivre pas à pas, et son sourire se faisait comme coquin, comme si la toile était vivante. Puis, nous sortîmes dans les jardins, dans le léger frois nocturne. Nous traversâmes l’allée des framboisiers, déjà recouverts de leurs fruits. Ce n’était pas par pur hasard, puis, je souris, repensant à la nuit dernière. Le ciel, noir de jais, était parsemé de diamants fins et brillants. L’astre nocturne commençait légèrement à décroître dans son lit de velours noir. - Attends, me dit Astiran, ne bouge pas... J’obéis, m’immobilisant. Alors, il lâcha ma main et recula de quelques pas, en me regardant, derrière moi, la déesse de la nuit accrochée à sa toile d’obscurité. - Incroyable...me déclara-t-il. La lune devrait être jalouse, tu es aussi belle qu’elle dans cette robe de neige. - Arrête Astiran ! dis-je intimidée. Si je rougis, je ne serais plus aussi pâle qu’elle. - Non, tu seras davantage belle, car une lune colorée détient un plus sublime beauté que celle sans couleur. Là, je me mis véritablement à rougir. Peu importe, cela s’assortissait à mes cheveux écarlates. - Et si l’on regardait les étoiles, allongés tranquillement dans l’herbe ? me proposa-t-il. - Bien sûr. Alors, nous nous allongeâmes dans un endroit un peu plus loin, en haut d’une petite butte. L’herbe était sèche, quoiqu’un peu sèche. Puis, il me prit dans ses bras, tous deux le regard dirigé vers la voûte céleste. On entendait rien, seulement les bruits de quelques animaux nocturnes. - Diphtil ? - Hum...? - Dis moi un peu... combien penses tu voir d’étoiles ? Je soupirai. - Boarf...une bonne centaine, approximativement. - Et crois-tu qu’il y en ai une bien brillante que je puisse aller te chercher ? Cette question charmeuse me fit rire. - Ce n’est pas la brillante des étoiles qui est obligatoirement la plus proche, tu sais...répondis-je. - C’est faux, me dit-il. J’en ai une à côté de moi, en plus d’être proche, elle est resplendissante. - Espèce de charmeur ! lui dis-je en renfrognant mon nez, mais le sourire aux lèvres. Puis, je lui bousculai, mais nous avions oubliés que nous étions en haut d’une butte. Il m’entraîna alors dans sa dégringolade, où nous rîmes tous les deux, heureux. Nous finîmes notre course descendante dans un parterre de fleurs sauvages. Puis, nos rires s’estompèrent peu à peu et laissèrent place au silence. Allongée sur lui, je voyais dans ses beaux yeux marrons se refléter les centaines d’étoiles suspendues au plafond céleste. Après avoir fait passé mon fin doigt sur les courbes et reliefs de son visage, je l’embrassai, vivant comme dans un rêve réel. Nous étions seuls, au milieu de la belle nature, sous l’hospice de la lune. Lentement, je relevai mon visage du sien, mes cheveux faisaient office de rideaux autour de nos têtes, il me fit un long baiser dans le coup, puis je voyais son sourire s’étirer sur ses lèvres. - Je te propose d’aller terminer cette... “discussion” dans ma chambre...me murmura-t-il à l’oreille. Voilà voilà ! C'est fini pour le chapitre ! J'espère que ça vous a plu et laissez des commentaires !!! C'était Ielenna, à vous les studios ! |
|  | | ludofloria Ami des bêtes

 Nombre de messages: 153 Age: 15 Livre ou fic préféré: Lvre : La roue du Temps ; Fic : Le royaume des pierre Localisation: Toujours derrière un Ordinateurs, et suad je n'y suis pas, dedans :D Ancien pseudo dans d'autres forums (facultatif): Bah, toujours Ludofloria Date d'inscription: 18/08/2007
 | Sujet: Re: Chapitre 23 [première journée à Naralir] Mar 28 Aoû - 16:32 | |
| [Post de remise en ordres des chapitres.] |
|  | | | | Chapitre 23 [première journée à Naralir] | |
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