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 Chapitre 8 : La quête aux objets

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Ielenna
Gardienne sacrée des Pierres
Gardienne sacrée des Pierres


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MessageSujet: Chapitre 8 : La quête aux objets   Dim 17 Sep - 19:22

Chapitre 8
La quête au objets


Martin avait réussi ses parents de l’emmener au zoo. Il avait pris comme excuse qu’il devait faire un exposé sur les animaux de la savane, mais ce n’était pas du tout son intention. Il voulait juste obtenir quelques ADN pour sa collection d’apparence. Lorsqu’il voyait un animal intéressant, il arrêtait le temps, grâce à son pouvoir. Et il s’approchait pour juste toucher la soi disant victime. Ainsi, Martin avait réussi à obtenir une dizaine d’ADN différentes. Il allait en prendre une autre, lorsque le passe partout, qu’il avait emmené avec lui, car il ne se séparait jamais de lui, se mit à briller. Adiamanta l’appelait, car un passage venait de se libérer à travers les limites. Il se cacha donc derrière un arbre massif et se téléporta.

« - Je vois que tu fais le plein d’ADN…
- Sinon, à quoi servirait mon pouvoir ?
- Tu as bien raison, Martin. En fait, contes moi ton histoire de la dernière fois…

Martin raconta alors tout ce qui s’était passé dans le Royaume des Pierres, en particulier, sa mauvaise rencontre avec les Gorxs. A présent, il n’avait plus très envie d’en rencontrer.

- C’est fascinant, conclua-t-elle.
- Mais terrifiant, lorsque ça se déroule.
- Tu as vraiment eu de ma chance !
- Heureusement !

Elle le fixait de ses yeux en amandes de la couleur d’une souris grise.

- Laissons là nos malheurs…, dit-elle en soupirant. Donc tu aimes bien ton précédent pouvoir, je suppose.
- Bien sûr, affirma Martin.
- Le prochain sera tout aussi utile que amusant.
- Ah bon ?
- Je dirais même que ce pouvoir est fait pour les flemmards !

Elle sourit, laissant apparaître ses magnifiques dents blanches.

- Mais, qu’est ce qu’il peut faire rêver…
- Vous me donner envie !
- Alors, vas y ! Vas récupérer ce pouvoir ! »

Le passe partout émit de la lumière bleu pâle, et Martin fut emporté.

Il arriva dans une salle bleue. Il n’y avait personne. Il fut pris d’un vertige lorsqu’il regarda en l’air, le plafond était à une, même peut-être plus, centaines de mètres au dessus du sol. Il s’étonna que celui-ci puisse tenir en place, car on pourrait qu’il allait s’écrouler à un moment ou un autre.

« - Bonjour toi, chantonna une voix calme et légèrement aiguë.

Martin regarda autour de lui pour chercher qui lui parlait, mais il ne vit personne. Il entendit un rire.

- Lèves un peu la tête !

Martin obéit et leva sa tête vers le haut. Il crut rêver. Il se frotta les yeux trois fois, non c’était réel. Une femme planait au dessus de lui. Elle fit quelques pirouettes avant de poser pied à terre. Elle donnait l’impression d’être une mariée, car elle était vêtue d’une longue robe blanche et épaisse, telle une bonne couche de neige. Celle-ci traînait derrière elle. La femme en elle-même était fine et beaucoup plus grande que la moyenne. Son visage était fin et allongé, et chacun de ses gestes semblaient d’une lenteur démesurément longue, mais accompagnés de grâce.

- Quel est ton nom, jeune homme ?

Il fut étonné car les reines savaient généralement son nom, avant même de l’avoir rencontré.

- Je m’appelle Martin, mademoiselle.
- Et moi, je suis Opelette, gardienne du pouvoir de la lévitation.
- Enchanté. Mais quelle est votre pierre sacrée ? Je ne la vois pas ?
- Ma pierre-symbole est l’opale. Et si tu ne la voies pas, c’est qu’elle est incrustée dans le plafond.

Elle désigna l’immensité au dessus de leur tête avec son bras.

- Tu ne peux pas savoir l’effet que ça fait de voler…on ne peut pas trouver les bons mots…
- Merveilleux, proposa Martin.
- C’est plus fort et plus intense que le merveilleux. Je te le dis, il n’existe aucun mot qui puisse qualifier un vol…
- Je vous crois…

Les pieds d’Opelette décolèrent à quelques centimètres du sol.

- Ton épreuve consistera à me rapporter 26 objets, chacun commençant par chacune des lettres de l’alphabet.
- Donc un objet en A, un autre en B et cetera…
- Tu as compris… Mais, tu as le droit à trois jokers, si il te manque seulement trois objets, tu auras réussi quand même.
- Je préfère ne pas prendre de risques inutiles.
- Bien dit ! Tu as trois heures.
- D’accord.

Opelette haussa les épaules.

- Alors, bonne chance… »

Elle posa sa main sur le passe partout, qui emporta Martin au Royaume des pierres. Lorsqu’il arriva à destination, il trouva un grand sac en cuir à ses pieds. Martin soupira et le mit sur son épaule. Il alla vers Satmate, en espérant trouver quelques choses. Il ramassa un caillou, la chose était banale et inutile, mais ça remplissait une lettre. Il trouva un vieille brique et un pot en terre près d’une poterie.

Sachant que les gens du village étaient très accueillants et généreux, il frappa à toutes les portes de maisons. Ils lui offrirent un xylophone en bois, un analböuzi – fruit du Royaume ressemblant à une mangue – des lentilles, une faux, un pâté de campagne fait maison et un wällgora, un instrument de musique locale. Après avoir chaleureusement, il se dirigea vers la forêt. Son sac, pourtant bien rempli, était léger comme une plume. On avait du lui jeter un sort.

Il entra dans les bois sombres. Tout à coup, un puissant reflet l’éblouit. Martin se pencha. C’était une dague. Son manche était en cuir souple et sa lame, non abîmée, était cuivrée. Fasciné, il l’accrocha à sa ceinture. Il se releva et continua sa route. Puis, il arriva devant un grand oranger.

Il cueillit une orange qu’il mit dans le sac, posé à ses pieds. Il en prit une deuxième pour la mangea. Il dégaina sa dague pour l’éplucher. Sur un coup maladroit, la lame dérapa sur la peau lisse de l’orange, et coupa le doigt de Martin. Celui-ci lâcha quelques mots vulgaires et noya son doigt couvert de sang. Il rangea sa dague, et se remit en quête d’objets.

Plus loin, il trouva par terre, un cadavre de Gorx, tué récemment, sûrement par un de ses compagnons colériques. Sa tête était séparée de son corps. Martin la prit délicatement par les cornes en prenant soin de pas regarder. Plusieurs fois, il crut qu’il allait vomir.

« G comme Gorx ! »

Il ramassa aussi sa hache de bronze, couverte de sang, que Martin trouva un peu plus loin. Il la mit dans le sac avec un effort surhumain, la hache devant peser dans les 70 kilogrammes. Puis, la forêt débouchait à une petite clairière. Il y avait là un beaux massif de fleurs. Mais Martin ne connaissait pas beaucoup de ces fleurs, aussi il ne cueillit qu’un iris et une jonquille qui sentaient le printemps neuf depuis peu. Il trouva également – ce qui l’étonna, car cette plante ne poussait pas d’habitude dans ce climat – une fleur de vanille. Il récolta une grosse gousse. Il ré rentra dans la forêt. Puis, il arriva à la source. Il but un peu pour se désaltérer. Il eut une idée, mais il n’était pas sûr que cela marcherait. Il devait tout de même essayer le tout pour le tout. Il recueillit un peu d’eau fraîche dans ses mains et la versa dans le sac.

Il coupa un roseau et l’ajouta également. Il se pencha sur l’eau. Il y avait dedans une grosse truite. Il dégaina sa dague et l’enfonça dans le poisson, qui fut pris par surprise. Lorsque Martin retira sa dague de l’eau, la truite gigotait encore. Il la mit dans le sac.
Pendant une heure, il continua à chercher. Il ne trouva qu’un nid abandonné et une souris morte.

« Plus que deux minutes » résonna une voix dans sa tête.

C’était celle d’Opelette. Martin paniqua, il n’avait pas fini. Il mit la dague dans le sac. Il fouilla dans ses poches et trouva un yoyo, qu’il venait de gagner au zoo, qu’il rajouta également.
Puis le passe partout l’appela et le téléporta au Royaume de la lévitation.

« - Bon, voyons voir ceci, dit Opelette en désignant le sac. Pose le à terre et écartes toi.

Martin obéit.

- Alors, déclara-t-elle, commençons dans l’ordre.

Quelque chose bougea dans le sac et l’analböuzi en sortit toute seule, sûrement grâce au pouvoir d’Opelette.

- Analböuzi, annonça-t-elle.

Puis le fruit se posa au sol. La brique arriva à son tour, avant le caillou et la dague. Puis, l’eau sortit goutte par goutte, comme si elle était en apesanteur. Martin ri d’étonnement, Opelette fit de même avant de prononcer :

- Eau !

Il y eut la faux, puis la tête de Gorx. Opelette fut dégoûtée. Il fut de même pour la grosse hache, couverte de sang séché. Ce fut au tour de l’iris et de la jonquille de sortir du sac. Ensuite rien.

- Premier joker, dit Opelette. Tu n’as pas mis d’objet en K.

Les lentilles sortirent une par une en faisant « plic », ce qui amusa Martin, qui était tout de même un peu inquiet. Son cœur se mit à battre, il n’avait pas mis d’objets dont la première lettre était M. Puis, à son étonnement, un moustique émergea du sac. Il avait du rester avec la tête du Gorx, pour se nourrir de son sang. Il y eut le nid, l’orange et le pâté. Mais, il y eut un autre blanc.

- Deuxième joker, annonça Opelette.

Après le roseau, la souris et la truite, rien ne sortit.

- Troisième joker, Martin. Si jamais il te manque encore un objet, l’épreuve sera ratée.

Martin ferma les yeux. Des gouttes de sueur perlaient sur son front et coulaient sur son nez. Il entendait juste Opelette dire les noms des objets qui émergeaient du sac.

- Vanille…wällgora…xylophone…yoyo…

Puis le cœur de Martin se mit à battre de plus en plus fort. Il ne se souvint pas avoir mis dans le sac d’objets en Z. Il ouvrit ses yeux avec désespoir, il tremblait de tous ses membres… C’était fini…Mais, le plus étonnant et surprenant se produit. Un petit bout d’orange sortit du sac.

- Zeste, annonça Opelette.

Martin tomba à genoux, soulagé. Le bout d’orange avait du tomber dans le sac, lorsqu’il s’était coupé. Il soupira profondément, il venait d’avoir une grosse frayeur, et essayait de se remettre de ses émotions.

- Bravo, le félicita la reine. Bien peu de personnes réussissent cette épreuve, mais je n’ai jamais compris pourquoi…

Comme Martin ne répondait pas, elle tourna la tête vers le tas d’objets.

- Bon… je vais faire un peu de rangement… Récupères tes affaires.

Martin se leva pour reprendre ce qui lui appartenait. La dague, appartenant au Royaume des Pierres, disparut, car elle ne pouvait rester que temporairement. Il ramassa juste son yoyo. Il s’écarta de quelques pas. Opelette fit apparaître un vase qu’elle attrapa. Il fit léviter l’eau, par la simple force de son regard, qui se rendit dans le récipient, puis les fleurs. Opelette, satisfaite, envoya le vase fleuri dans le fond de la salle, et fit disparaître les autres objets.

- C’est étonnant ce que l’on peut faire avec ce pouvoir…
- On peut même faire apparaître et disparaître des choses ?
- Non, avoua-t-elle en détachant son pendentif. C’est une simple connaissance personnelle.

Elle tendit la pierre bleue en forme de paire d’ailes et sa réplique, que Martin prit. Dès qu’il la toucha, il ressentit la drôle d’impression.

- A présent, tu détiens le pouvoir de la lévitation.
- En quoi cela consiste ?
- Tu peux faire léviter des objets, et tu peux voler.
- Vraiment ?

Opelette quitta le sol.

- C’est si simple. Rejoins moi ! Le plafond n’est pas aussi haut partout !

Sur ce, elle s’éleva dans les airs. Martin se concentra profondément. Soudain, il sentit ses pieds décoller du sol. Il avait l’impression de porter de grandes ailes invisibles. Il monta doucement pour s’habituer. Puis, il commença à prendre de la vitesse. Cela l’amusait. Il entreprit une série de looping dans les airs, avant de faire un grand piqué vers le carrelage. Il s’arrêta à temps, et ré atterri en douceur. Opelette fit de même. Elle posa une main sur l’épaule de Martin.

- Nous devons maintenant nous quitter. Sors ton diamant magique.

Martin obéit et le passe partout s’illumina. Il le transporta jusqu’au Royaume de la pureté. Après avoir déposé la pierre sacrée dans le tableau de mousse. Adiamanta lui posa quelques questions.

- Alors, quel effet ça fait de voler dans les airs ?
- On se sent libre… et c’est…

Il repensa aux paroles d’Opelette.

- Il n’existe aucun mot qui puisse qualifier un vol…
- Je sais ce que tu ressens…

Ses yeux gris trahissaient son air pensif, contrairement à d’habitude.

- On se sent comme dans un rêve éternel…dit-elle distraitement.
- Vous avez raison…

Puis Adiamanta revint à la réalité.

- Je te convoquerais pour ta prochaine mission.
- D’accord madame.

Et Martin revint au zoo, comme si rien ne s’était passé.
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ludofloria
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MessageSujet: Re: Chapitre 8 : La quête aux objets   Mar 28 Aoû - 16:15

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