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 Chapitre 20 Apparition d'une malediction

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Ielenna
Gardienne sacrée des Pierres
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MessageSujet: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Mer 23 Mai - 20:03

Chapitre 20
Apparition d’une malédiction



A présent, Martin savait ce qu’il advenait de Virginie, et cela le rassurait énormément. Il s’était inquiété pour rien, enfin…pas totalement pour rien, mais maintenant, il fallait arrêter de se faire du souci pour cela. Virginie était entre les mains d’Adiamanta, cela allait bien ainsi. Mais la savoir si facilement « accessible » rendait Martin encore plus impatient, il désirait vivement être appelé au Royaume des Pierres afin de pouvoir la revoir encore et encore.

Durant cette deuxième semaine de juillet, Martin songeait pensivement dans son jardin, lieu où toute l’aventure a commencée. Ce jour de mars où lui était apparu le passe partout, le diamant magique, caché dans les herbes. Si il ne l’avait pas découvert, son passé, son présent et son avenir ne serait pas le même. Même lui, Martin, ne serait plus ce qu’il est aujourd’hui, car cette aventure l’aura, avant tout, complètement changé, que ça soit dans sa manière de penser, car il était devenu beaucoup plus mâture. Mais, ce n’était pas tout. Ces longues marches qu’ils avaient dû subir, cette magie qui coulait dans ses veines, et ces combats dans lesquels il avait dû se battre l’avaient enduré. Il était à présent plus fort, plus solide, autant mentalement que physiquement. On ne reconnaissait plus le Martin d’il y a maintenant quelques mois, c’était véritablement surprenant.

Martin était donc assis en plein milieu de l’herbe, nageant dans ses pensées les plus vagues et les plus lointaines. Jetant un coup d’œil, il passa ses doigts sur l’endroit exact où il avait trouvé le passe partout. Cela lui paraissait déjà si lointain cette époque… Mais, il fut brusquement tiré de ses pensées par un cri hystérique. C’était Annabelle, qui devait encore une fois piquée une crise à cause de sa mère, et qui à présent désirait aller emmerder son grand frère.

- Martin ? lui demanda-t-elle d’une voix faussement mielleuse et surtout gamine, tu me prêtes ton MP3 ?
- Vas te faire foutre ! lui répondit Martin, énervé par les demandes dans ce genre.

Mais, Annabelle n’avait pas fini embêter son monde. Vexée par les mots de Martin, elle courra vers la maison en hurlant :

- Maman ! Martin il m’a dit d’aller me faire foutre !

Martin soupira, plutôt de soulagement que la peste s’en soit allé. Afin de se calmer un peu, il se passa une main dans ses cheveux châtains en bataille sur sa tête. Il faisait chaud dehors, mais c’était absolument normal pour un mois de juillet. D’une main douce, il caressa le gazon toujours verdoyant, songeant à sa bien-aimée. La fenêtre s’ouvrit et la tête d’Annabelle en sortit.

- Martin ! hurla celle-ci. Maman m’a dit qu’elle te gronderait !
- Mais tu vas te la fermer ! lui lança Martin.

Enervé, il se leva et décida d’entreprendre une petite ballade afin d’être éloigné quelques instants de cette sœur qui lui empoisonnait son existence. Après avoir jeté un dernier regard noir en direction de celle-ci, il commença sa marche dans la rue. Mais, cette fois, au lieu de se dirigea vers le centre-ville, il bifurqua sur le chemin qui parcourait la forêt, juste à côté. Elle était déserte, car les gens préféraient fréquenter la plage que les bois à cette époque de l’année. Les mains dans les poches, le regard sur ses pieds, Martin marchait, la tête remplie de rêves et divers songeries. La forêt était pour lui un lieu calme, d’ailleurs, celle-ci lui rappelait celle de Galimack. Mais, il y manquait les arbres sur les branches desquels pendaient de gros fruits juteux, des oiseaux inconnus aux couleurs vives, comme celles des fleurs. Mais surtout, il n’y avait aucune source, en tout cas aussi pure que celle de Galimack, et encore moins une Dame Blanche accompagnée de sa chouette. Par ailleurs, Séléné lui manquait presque autant que Virginie. Elle était une des seules qui pouvait le comprendre, compatir à ses épreuves et à ses difficultés, étant donné qu’elle a été à sa place autrefois. Il tenait beaucoup à elle, mais il ne savait pas comment exprimer ce qu’il ressentait pour elle. Elle n’était une mère, mais plutôt une grande sœur qui le guidait sur sa route des pierres. Mais, Edelweiss également intriguait Martin. Comme l’avait dit Séléné, ce n’était pas une chouette ordinaire. Quelque chose, un talent était cachée en elle, mais quoi donc… seul le temps permettrait de le savoir, rien d’autre ne pouvait. Mais quoiqu’il en soit, ces deux « personnes », Martin pouvait compter sur elles, et cela, pour longtemps, il le savait. Plus il avançait dans la forêt, plus elle se faisait sombre, obscure, donnant une ambiance solitaire aux bois. Martin jeta un coup d’oeil autour de lui, pour vérifier qu’il était bien seul en ces lieux. Alors, il assis à terre et s’adossa contre un chêne imposant. Puis, il soupira longuement, soulagé et libéré de ces soucis. Ses paupières se faisant soudainement lourdes, il ferma les yeux. Plus rien ne le dérangeait…Les seuls sons qu’il percevait étaient les petits pas furtifs des écureuils dans leurs branches. Il sentait également la présence d’un animal tapi dans l’ombre du buisson d’à côté, il s’agissait sûrement d’un lapin ou d’un renard. Avec joie, il respira l’air frais que lui insufflait la nature. Soudain, un rire de petite fille se fit entendre. Martin tiré de ses rêveries ouvrit les yeux et regarda les alentours : il n’y avait personne. Pourtant, le rire joyeux persistait. Néanmoins, il ne gênait pas Martin, au contraire, cela lui apporta un sourire. Mais…ce rire n’était pas normal. Il résonnait, tel un écho, il n’était pas naturel, et Martin s’en rendit compte. Il se boucha les oreilles, rien n’y fit, le rire se faisait toujours entendre. Cela venait alors de sa tête. Tout devint alors bizarre, Martin se sentit soudainement exténua et il sombra dans le sommeil.

.:*o°O§O°o*:.


Dans son rêve, Martin se trouvait toujours en plein milieu du forêt luxuriante de végétation. Le rire de la petite fille se faisait toujours entendre, mais cette fois, il semblait réel. Alors, il courut vers l’endroit il venait. C’est alors qu’il se trouva face à une adorable fillette, habillée dans une robe blanche. Elle devait avoir environ cinq ans. Ses cheveux châtains tombaient sur ses petites épaules. Et ses yeux, ils étaient gris, telles deux souris.

« Une petite Adiamanta ?! » pensa immédiatement Martin.
Mais Adiamanta n’avait pas les cheveux si clairs, il ne pouvait s’agir d’elle, c’était impossible. Alors, la petite fille s’aperçut de la présence du jeune homme. Elle sourit, comme si il était quelqu’un de familier pour elle. Elle s’approcha de lui en sautillant et lui tira la manche.

- Dis ! Tu me portes sur tes épaules !
- Hein ?!

Martin ne comprenait pas. Jamais il n’avait vu cette fille, néanmoins, elle se comportait comme quelqu’un qui le connaissait depuis des années.

- S’il te plait ! En plus, tu aimes bien le faire, insista la petite fille.
- Mais…mais… bégaya Martin.

Que devait-il faire…

« Boarf…ce n’est qu’un rêve de toute façon. »

Alors, il prit la fillette et l’installa sur ses épaules.

- Ouais ! Youpi ! s’exclama-t-elle.
- Tu t’accroches bien, dit Martin.
- Oui, oui. Je suis grande, je sais me tenir sur tes épaules.

Alors, Martin se mit à courir pas trop vite, en évitant les branches et racines qui rongeaient le sol. Etrangement, il se sentait plus fort, plus résistant, même si il s’agissait de son corps du Royaume des Pierres, c’était plutôt inhabituel. Par ailleurs, il se trouvait plus grand, il n’était plus tout à fait le même. Sur ses épaules, la fillette éclata de rire, elle semblait heureuse là haut.

- Plus vite ! dit-elle.

Alors, Martin courut de plus en plus rapidement. La petite fille continuait de rire aux éclats, cela faisait plaisir à entendre. Martin se sentit heureux, comme si des ailes avaient poussées dans son dos, il se sentait léger. Alors, il se mit à rire lui aussi. Cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas autant libéré dans ses rêves. Puis, comme il commençait à fatiguer, il s’arrêta de courir, et fit descendre la fillette de ces épaules. A son plus grand étonnement, elle lui sauta au cou de Martin dès qu’elle fut au sol.

- J’ai vraiment de la chance ! T’es le plus gentil des…

Mais, elle n’eut pas le temps de finir sa phrase, tout disparut.

.:*o°O§O°o*:.


Martin se réveilla en sursaut, toujours dans la forêt. Il transpirait beaucoup, il avait chaud. Que s’était-il donc produit… ? Ce rêve lui avait semblé tellement réel. Et il y avait autre chose. Dans sa poche, le passe partout luisait, ça devait être la cause de ce réveil brutal. Alors, poussant un soupir entre la déception et le soulagement, il se téléporta pour le Royaume de la pureté.

- Enfin, tu es là ! s’exclama Virginie.

Elle courut vers Martin et lui sauta dans les bras, lui ne s’y attendait pas.

- Virginie commençait à s’impatientait, dit Adiamanta d’un ton malicieux. Elle s’ennuyait seule ici, et attendait ton retour.
- Je suis là, à présent, répondit le jeune homme.

Il était très heureux de revoir Virginie, mais il était toujours plongé dans ces questions concernant ce rêve étrange. D’ailleurs, il observa Adiamanta, et il nota bien que la fillette avait exactement les mêmes yeux qu’elles, à la fois sérieux, mais également rêveurs, et cela l’intriguait énormément.

- Tu vas bien ? demanda-t-il à Virginie afin de se détourner l’attention.
- Oui, maintenant que tu es là, répondit-elle dans un sourire franc et sincère.
- Tu auras besoin de toute ta forme pour la prochaine épreuve, dit Adiamanta.

Martin savait qu’elle détestait se sentir hors des histoires, c’est pour cela qu’elle changea brutalement de sujet.

- Ah bon ? Elle sera si difficile que ça ? demanda Martin.
- Euh non…ça sera plutôt pour affronter la reine, répondit Adiamanta qui semblait désespérée rien qu’à la pensée de cette reine.

Mais Martin ne s’inquiéta pas trop. Il avait déjà, par le passé, rencontré des reines assez étrange, la plus bizarre d’entre toutes restait de loin Hémartire, la reine de la peur. Martin frissonna rien qu’à penser à elle. Néanmoins, certaines rencontres ne lui avait pas déplu. Certaines étaient plutôt exotiques, d’autres originales, ou encore intrigantes. Mais chacune des reines avait son caractère bien à elle, qui définissait le mieux le caractère de leur pierre gardienne, c’était pour cela que justement, elle avait été désignée à ce rôle. Il fallait se mesurer à chacun de ces cas, ce qui n’étaient certes pas faciles à chaque fois, il fallait savoir s’adapter.

- Elle est si terrible que ça ? demanda Martin amusé. Comme la reine de la peur ?
- C’est loin d’être le même cas, répondit Adiamanta dans une grimace. Tu t’en rendras bien compte.
- Mère…il se rend dans le Royaume de Sofora ? demanda Virginie, pour être certaine du sujet de discussion.

Adiamanta soupira.

- Oui, c’est bien cela.

Virginie afficha un petit sourire malicieux sur ses lèvres.

- Alors, je te souhaite un bon courage, Martin, et ne craque pas trop tôt, dit-elle d’un ton ironique.

Sérieusement, il commença à avoir peur. Qui était-elle pour être ainsi crainte ? Il n’eut pas le temps de rajouter quoi que ce soit, il fut emporté pour un autre Royaume. Dans la salle de diamant, après la disparition magique de Martin, Virginie regarda Adiamanta.

- Mère ? Vous croyez qu’il s’en sortira ?
- Bien sûr, répondit-elle. Martin est rescapé de mission bien plus délicates que ça.
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Mer 23 Mai - 20:04

Partie 2

Une goutte de sueur coula lentement sur le front de Martin en voyant l’endroit où il avait atterri. Une salle d’un jaune pétant à faire tourner de l’œil, une odeur qui était loin d’être agréable, qui semblait avoir voulu être camouflée par un parfum de vanille, mais, visiblement…enfin, façon de parler, ça ne marchait pas, voire, cela empirait l’état de la pauvre salle. De plus, les meubles installés n’étaient pas debout, mais plutôt sur le sol, plus précisément fracassés en certains morceaux. Du jamais vu… Martin pensa un moment à ce gros monstre vert, qu’il regardait dans certains feuilletons télévisés, et qui détruisait tout ce qu’il voyait. Mais…la personne de cette salle était loin de ressembler à quelque chose dans le genre. Au contraire. Au milieu de cet énorme… « capharnaüm » pour rester poli, il y avait une petite fille, seule, dans une petite robe orangée à paillette, les cheveux blonds totalement décoiffés, des lunettes cassées, placées de travers sur son petit nez recourbé, mais un sourire coquin aux coins des lèvres. Martin essaya de parler.

- Euh…excuse moi…tu es la serveuse de la reine de ce Royaume ? demanda-t-il.

Il disait ça, car dans le Royaume de la Sincérité, il avait pris la petite serveuse du même âge pour la reine elle-même, et celle-ci avait détallée tellement elle avait eu peur. Mais…à cette question, la petite fille devint rouge, son visage se renfrogna soudainement et ses poins se crispèrent au bout de ses petits bras tendus.

- Non mais pour qui tu me prends, espèce de tarlouse ! répondit-elle à la limite du cri.

Apparemment, elle semblait très vexée. Ses yeux lançaient des éclairs de rage à Martin.

- Si tu veux savoir, tafiole, c’est moi la reine de ce pays ! siffla-t-elle.
- Oh ! Excusez moi ! s’empêcha de répondre Martin.

C’était sûr, il venait de faire une grosse gaffe sur le coup. Mais…il ne pouvait pas tout prévoir non plus ! C’était impressionnant ce qu’elle était jeune cette reine.

- Ca t’en bouche un coin, hein, mollusque ?! dit-elle, comme si elle avait lu dans ces pensées.

Martin se retint de dire quelque chose. En la voyant et en l’entendant parler, il pensa à sa sœur.

« Elles devraient bien s’entendre ces deux pestes… » pensa-t-il en souriant.

Puis, il se souvint également de ce que lui avait dit Adiamanta avant qu’il ne parte.

« Euh non, l’épreuve ne sera pas difficile…ça sera plutôt pour affronter la reine… »

Elle avait semblé complètement désespérée en disant cela, et cela pouvait certainement se comprendre.

- Moi, c’est Sofora, dit-il avec entrain. Et toi gastéropode ?
- Je m’appelle Martin…

Sous le regard étonné de Martin, la fillette se tordit de rire. Puis, elle se releva peu à peu en se forçant d’étouffer son rire.

- C’est un nom pourri ! s’exclama-t-elle.

Martin se retint de lui coller une baffe sur sa joue ponctuée de tâches de rousseur afin de lui faire ravaler son arrogance. Mais, il résista à cette grande tentation qui s’offrait à lui.

« Pense que tu fais ça pour les pierres…pour Adiamanta…pour Virginie…Calme…reste calme… »

Alors, il se détendit un peu, ses poings se décrispèrent.

- Et…tu es la reine de quoi ?
- Garde le vouvoiement Mar-truc-machin, dit-elle d’un air hautain, son petit doigt pointé sur lui, comme si il s’agissait d’un simple esclave qui obéirait à ses ordres.

Mais, le pire, c’était que Martin ne pouvait pas faire autrement. C’était tout de même une reine, c’est elle qui lui permettrait de récupérer une nouvelle pierre.

- Allez, dit-il. Recommence ta phrase.
- De quel pouvoir êtes vous la reine ? grogna Martin.
- Moi ? demanda-t-elle, la main sur le buste, comme si on l’accusait de quelque chose d’horrible.

Puis, tout à coup, elle disparut dans un rire. Martin se retrouva seul, un peu chamboulé. Où était-elle bien passée ? Mais, soudain, un grand fracassement se fit entendre, suivi d’un cri.

- Saleté de meuble à la con ! Ah bah putain !

Martin se retourna et vit la reine, la petite Sofora étalée au milieu des débris de bois. Elle eut un sourire un peu crispé sur son visage et s’efforça de ne pas paraître d’avoir mal.

- Petit problème lors de la téléportation…s’excusa-t-elle. Ca arrive tellement depuis la séparation des pouvoirs…
- Donc…si je résume ce que j’ai compris, vous êtes la reine de la téléportation, et cela fait plus de quinze ans que vous occupez cette place sur votre trône…
- Exact, palmier miniature…dit-elle en se relevant et en frottant sa robe recouverte de poussière avec sa main. Je suis bien la reine de la téléportation, avec comme pierre le soufre. Là, je sais, tu te dis : « Trop de la balle ce pouvoir ! Je pourrais me téléporter discret dans le vestiaire des filles ou aller piquer des nounours à la guimauve dans le supermarché de la rue durant la nuit ! Ou même espionner les copains à côté…On sait pas ce qu’ils peuvent bien faire avec un troupeau de filles avec eux ! » Et bah non mon coco…la pierre de pouvoir de pouvoir, c’est moi qui l’ait.

Elle sortit de nulle part une petite pierre en forme de spirale, toute jaune et un peu râpeuse.

- C’est moi qui l’ait ! répéta-t-elle. Nananananèreuh !

Martin essaya de se calmer, il y réussit. Puis, elle fit disparaître la pierre.

- Deuzio, si tu voulais absolument je le savoir, je suis sur ce trône depuis très très longtemps, plus que tu ne pourrais le penser.
- Combien de temps ? osa Martin.
- Si tu le dis, tu risques de crever d’un infarctus, et ça me rendrait trop heureuse…

Martin grogna.

- Allez, à tes risques et périls, poto. 254 ans exactement…

Martin eut un hoquet de surprise…Il essaya de calculer rapidement…

- Et…vous avez quel âge ?
- Onze ans…pourquoi, j’ai l’air d’en avoir trois ?
- Euh…non, non.

Il réfléchit.

- 1741 ??!!! s’exclama-t-il. Vous êtes né en 1741 ?!
- Ouais. J’ai connu le sacré Louis XV, un enfoiré de première, il nous a laissé crever, nous les paysans, nous, les fidèles à nos champs…enfin…même si j’étais petite, trop jeune pour travailler. Mais laissons ce passé pourri là où il doit rester moisir !
- En quoi cela me ferais mourir ? demanda Martin. Je ne vois pas pourquoi…
- Pour me faire plaisir ! répondit tout naturellement la fillette un grand sourire sur ses lèvres.

Martin commençait sérieusement à s’énerver ! Qu’elle l’a donne sa satané épreuve, qu’on en finisse ! pensait-il…

- Et l’épreuve ? demanda-t-il.
- L’épreuve ? répéta-t-elle, comme si elle était étonnée.

Elle réfléchit trois secondes.

- Ah ! Oui ! L’épreuve ! s’exclama-t-elle en hurlant.

Martin se tint la tête pour ne pas exploser dans une rage…

- Bah, facile ! dit-elle. Tu vas ma faire du saut à l’élastique dans le mont Capella, tu vas me courir tout le royaume a une moyenne de vingt kilomètres par mètres sans t’arrêter, et puis tu iras me chercher des carottes, pour le repas de ce soir. C’est vrai que je commence à avoir faim, sérieux…

Martin écarquilla les yeux, comme si il n’avait pas bien compris.

- Quoi ?! s’exclama-t-il. Mais c’est tout simplement impossible !!
- Ah bon ? Tu trouves ? Bah, tant pis pour toi, pas de pierre…
- Hein ?! Mais, de toute façon, votre épreuve n’a aucun rapport avec votre pouvoir ! C’est totalement illogique ! Changez !
- D’où qu’il me sort ses ordres, le bouffon !? dit Sofora, en faisant semblant d’être choquée par ce que venait de dire le jeune homme. Pour ce sacrilège, tu me laveras le carrelage de la salle en plus !

Mais soudain, elle s’arrêta net de parler, comme si elle écoutait un bruit qui n’existait pas.

- Oui… ? dit-elle. Moi… ? Mais non, c’est pas vrai. Quoi ?! C’est de la triche, totalement injuste ! Mais non ! Mais pourquoi pas ? … roh…bon…si vous le voulez, mais c’est bien parce que c’est vous !

Puis, elle regarda Martin.

- T’as de la chance d’être le petit protégé d’Adiamanta, tafiole ! dit-elle, dans une sorte de grognement de déception.
- Vous parliez avec Adiamanta ? demanda Martin.
- Non, au père Noël ! Mais réfléchis trois secondes, langouste ! Je ne peux rien lui refuser, t’as de la chance…

Elle grogna dans sa barde tandis que Martin soupirait de soulagement.

- Donc, quelle sera l’épreuve ? demanda-t-il.
- Bon, je suis dans mon jour de gentillesse, moule, donc…

Elle respira un grand coup.

- Tu vas me dire qu’est ce qui est plus rapide que la pensée…Tu as…une journée, et après, tu me fais un rapport de six pages écrites avec introduction, développement en trois parties et conclusion. Si tu n’as pas seize ou plus, t’as rien.
- Hein ?! On se dirait au lycée !!
- Je rigole gringo ! Oublie la copie.

Elle se mit à siffloter. Puis, elle se téléporta, mais réapparut en haut d’une armoire.

- Tu sais que tu es minus vu d’ici ? demanda-t-elle, allongée, les jambes en l’air se balançant de droite à gauche. Tu sais que tu as la braguette ouverte ?

Gêné, Martin régla ce léger problème.

- Bon…qu’est que j’attends ? demanda-t-il.
- Hum…j’en sais rien moi…
- Bah…envoyez moi dans le Royaume.

Un sourire peu rassurant se dessina sur les lèvres de la fillette. Puis, elle haussa les épaules.

- J’ai envie de te garder ici quelque temps…
- Quoi ?! Mais, j’ai autre chose à faire !
- Ca te dirait de me divertir en jouant du diabolo, mollusque ? demanda-t-elle.
- J’ai autre chose à faire !!
- Hola…du calme Médor…tu vas y aller…
- Toute de suite !

Elle soupira.

- Bon…je te laisse partir… à une seule condition !

Martin s’attendait bien à une demande dans le genre…

- Tu pourras me rapporter une pomme bien rouge ? demanda-t-elle.
- Pourquoi donc ?
- Comme ça… dit-elle avec un grand sourire qui lui arrivait limite au niveau des yeux.

Alors, le passepartout s’illumina, et Martin commença à partir vers le royaume des pierres, il entendit juste un mot :

- Gastéropode…
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Mer 20 Juin - 1:03

Partie 3

Lorsque Martin ouvrit les yeux, il se retrouva dans une grande forêt. Mais, le problème était qu’il ne savait pas dans laquelle il était entre celle de Galimack ou celle de Valamaï. De tout cœur, il espérait être arriver dans celle de Valamaï, cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas vu son ami Zvaï, Narphaï. Et puis, il y avait également Eleneï, et Loïsaï. L’envie se faisait vive dans son cœur. Celui-ci se mit à danser dans sa poitrine, lorsqu’il remarqua certains repères qui pouvaient le guider jusqu’à Aïtora, la ville principale des Zvaïs. Marchant alors avec des pas plus allongés afin d’accélérer son allure, il avançait en direction de la cité cachée. Enfin, au bout d’une vingtaine de minutes, il leva la tête, fier d’être enfin arrivé ; là haut, depuis le sol, on pouvait discerner les plates formes de bois et quelques bâtiments dans les arbres. Heureux de pouvoir réessayer ses pouvoirs magiques, il fit usage de celui de la lévitation pour monter là haut, et cela, sans la moindre difficulté. Lorsqu’il posa pied sur l’un des planchers, il regarda autour de lui. Les Zvaïs ne regardèrent pas étrangement, il avait à présent l’habitude de voir Martin à Aïtora. Il n’y avait ni Narphaï, ni Eleneï, ni Loïsaï ici. Par contre, il remarqua le forgeron et la vendeuse du magasin d’artisanat, qui marchait dans les ruelles. Décidé, Martin décida de se rendre directement chez Narphaï, celui-ci devait sûrement s’y trouver. Il se dirigea donc vers le grand marronnier où habitait le Zvaï. Lentement, il descendit les escaliers, toujours fasciné par les fresques gravées sur les murs de bois. Puis, il arriva enfin dans la salle principale, personne, ni Narphaï, ni Eneleï. Même s’il avait beau les appeler, rien n’y faisait, il n’y avait toujours personne. Ils avaient sûrement dû s’absenter un instant, partis à travers Aïtora. Il décida donc de les attendre ici. Martin s’installa donc dans le confortable canapé en velours orange, rejetant sa tête en arrière, le regard vers le plafond. Il réfléchit donc à l’épreuve que lui avait donné la reine : qu’est ce qui est plus rapide que la pensée… Il pensa une seconde pour voir la première image : le vide total, il ne savait justement quoi penser. Peut-être l’épreuve était très subtile, et avait un sens caché. Il réfléchit, réfléchit, fermant les yeux, le front plissé. Il n’avait qu’une seule et simple journée pour trouver la bonne réponse, il n’avait qu’une seule chance.

- Hey !! s’exclama une voix.

Martin ouvrit les paupières et releva la tête. Il sourit en voyant Narphaï et Eleneï qui venait de descendre l’escalier.

- Narphaï ! Eleneï ! Comment allez vous ?
- Bien, bien ! Et toi donc mon cher ami ? demanda le Zvaï.
- Ca peut aller…
- Tu es venu pour une épreuve, Martin, je suppose, demanda Eleneï d’une voix timide.
- C’est exact.

Narphaï s’assit dans le fauteuil en face de Martin, et Eleneï s’installa confortablement sur ses genoux.

- Alors ? demanda Narphaï en entourant délicatement la taille de sa fiancée avec ses grands bras. Quelle est donc cette épreuve ?
- Celle de la téléportation, répondit Martin en passant sa main dans ses cheveux en bataille. Mais, l’épreuve, je trouve, n’a aucun rapport avec cela…
- Et laquelle c’est ? insista-t-il.
- Il faut que je trouve ce qui est plus rapide que la pensée.

Narphaï sourit, et jeta un coup d’œil sur Eleneï.

- Je connais la réponse…dit-il. Mais, par respect pour la reine, je ne dirai rien.
- Je crois la savoir également, ajouta Eneleï.
- Alors, ce n’est pas si difficile…je présume ! dit Martin.
- Cela dépend, mais pour toi, ça ne devrait pas poser problème, dit Narphaï en caressant la main de sa bien aimée.

Martin resta silencieux quelques secondes, en regardant ses pieds, les mains jointes. Puis il soupira.

- Et vous ? Qu’étiez vous allé faire ?

Les deux Zvaïs se regardèrent en souriant, avant de se retourner vers Martin, parfaitement immobile.

- A vrai dire, nous sommes allés voir le roi Darneï pour lui demander un requête de notre part, commença Eleneï.
- Requête qui nous tiens à cœur particulièrement, d’ailleurs…ajouta Narphaï avec un ton sérieux.
- Et quelle est donc cette fameuse requête ? demanda Martin, curieux.

Narphaï prit la main d’Eleneï dans la sienne.

- Nous avons décidés d’avancer notre mariage, répondit-il.
- Ah bon ?! s’exclama Martin, surpris, ne s’attendant pas du tout à cette réponse.
- Oui, continua Eneleï. Normalement, nous devions nous marier dans quatre ou cinq années. Mais, nous avons réussi à rétrécir ce temps trop long.
- Et alors ?
- Au final, Darneï a accepté, et donc, nous projetons de nous marier l’année prochaine.

Martin ouvrit grand les yeux.

- L’année prochaine ? Déjà ?
- Bah oui…dit Narphaï. Le plus tôt sera le mieux, en tout cas,c’est ce que je pense.
- Je pense comme toi, ajouta Eleneï dans un sourire.

Alors, ils s’embrassèrent. Puis, Narphaï regarda Martin.

- Concernant ton épreuve, il vaut mieux que tu te vides l’esprit, je te propose d’aller te promener dans Aïtora, dit-il.
- Oui, c’est une bonne idée, approuva-t-il en se levant.
- Reviens dans environ deux heures, ajouta le Zvaï.
- J’aurai préparer un repas pour ce soir, dit la Daïgora, je crois que cela te fera plaisir.
- Ca c’est sûr, merci…

Eleneï se mit à rougir légèrement, mais cette teinte disparut rapidement de ses joues. Alors, elle se leva également.

- A tout à l’heure alors, dit-elle.
- Oui…

Puis, il monta l’escalier, sans un regard pour les Zvaïs.

- Tu crois…qu’il va aller la voir ? demanda Eleneï sans se tourner vers Narphaï, mais regard vers l’escalier où Martin venait de disparaître.
- Sans doute…
- Pourquoi tu ne lui dis donc pas…
- Il ne voudrait pas me croire, et je trouve ça totalement idiot que je dise quelque chose de pareil à Martin, soupira Narphaï.

Eleneï se retourna lentement vers son fiancé.

- Peut-être, mais au moins le prévenir…Si Adiamanta le savait, elle…elle le…
- Arrête donc de dire des sottises qui ne sont guère jolies sur tes belles lèvres, et laisse donc faire comme le temps en décide, dit-il en se levant à son tour.

Il s’approcha d’elle et l’enlaça.

- Tu sais très bien que Martin se sort magnifiquement bien de ses affaires, alors, il n’en fera pas exception.
- Mais, peut-être n’en sortira-t-il pas indemne, c’est ce qui me fait peur…
- Déjà, il va réussir facilement son épreuve, je sais parfaitement qu’il en ait capable, c’est un jeune homme très intelligent…
- C’est certain…cependant…
- Cependant quoi ?

Eleneï se tut, elle se parut idiote tout à coup.

- Tu as raison, Narphaï, laissons au temps le choix qu’il faut faire…




Martin se baladait donc tranquillement à travers des ruelles sylvestres d’Aïtora, essayant au mieux de se vider l’esprit. Il ferma les yeux, tout en continuant à marcher. Grâce à ses sens magiques, il arrivait à éviter personnes et obstacles, sans prendre la peine de rouvrir ses paupières. Rien à faire. Il n’y arrivait pas. Désespéré, il soupira. Alors, il ouvrit les yeux, et se retrouva à un endroit qu’il connaissait, mais il était venu sans le vouloir : le noyer où habitait Loïsaï. Martin déglutit. Une partie de lui-même désirait y rentrer, lui souhaitait le bonjour, mais de l’autre, son cœur s’emballait, qu’une envie : s’enfuir au plus loin et surtout au plus vite. La main levée, il hésitai à frapper à la porte, finalement il le fit.

- Oui, oui, j’arrive…dit une voix triste à l’intérieur.

Il entendit des pas s’approcher et une poignée se tourner. La porte s’ouvrit un petit peu, juste pour voir le visage pâle, d’une jeune Daïgora. Ce n’était pas Loïsaï, mais sa sœur jumelle, Faïtinaï. Ses cheveux couleurs de miel était très court, et ses yeux de braises renfermaient des flammes.

- Vous…vous êtes ? demanda-t-elle d’une petite voix timide et légère.
- Loïsaï est ici ? dit Martin, en posant une autre question au lieu de répondre à la précédente.
- Oui, elle est là,dans sa chambre…qui êtes vous ?
- Pourrais-je la voir ?
- Lorsque vous me direz qui vous êtes…après…

Martin soupira.

- Je suis Martin, peut-être, ne connais-tu…
- Oui…répondit-elle avec un regard noir qui fit trembler Martin. Entre.

C’est ce qu’il fit, et il pénétra dans la maison dans l’arbre.

- Attends auparavant…dit Faïtinaï.
- Oui ? demanda Martin en se retournant vers elle.

Sans qu’il s’y attende le moins du monde, Martin se reçut l’une des plus grandes gifles de sa vie. De plus, même si cela ne se voyait pas, c’est qu’elle avait de la force dans la main, la Daïgora !

- Hey ! s’exclama Martin. Je peux savoir de quel droit tu m’as mis une claque !? Je ne t’ai rien fait !
- Non, peut-être, mais c’est pour l’autre fois…dit-elle en fulminant.
- L’autre fois ? demanda Martin, la main sur la joue, la massant pour soulager la douleur.
- MAIS CA VA PAS FAÏTINAÏ ??!! cria une voix.

Martin se retourna vers la direction d’où venait la voix. C’était Loïsaï cette fois.

- Pourquoi lui as-tu donné une baffe ? demanda-t-elle. Tu devrais avoir honte !!

Faïtinaï s’approcha de sa sœur et posa sa main sur son épaule.

- Tu verras, Loïsaï, un jour, tu me remercieras.

Loïsaï s’empressa de faire retirer la main de sa sœur, comme si elle allait la contaminer.

- Tu racontes n’importe quoi…dit-elle.
- Quant à toi, « Martin », je t’ai à l’œil, ne l’oublie pas.

Puis, elle partit dans le couloir.

- Ne t’inquiète pas, dit Loïsaï, ma sœur est folle à nier.
- Ah…j’avais cru le remarquer…enfin ! Euh…peut-être…

La Daïgora sourit.

- D’ailleurs, elle t’a laissé une belle marque rouge, on arrive à discerner la main ta joue.
- Déjà tatoué…ce n’était pas prévu…soupira-t-il.
- Aller, viens, on va dans ma chambre.

Elle lui attrapa la main, et tout à coup, Martin se sentit mal à l’aise. Puis, elle l’emmené jusqu’à sa chambre, que Martin connaissait déjà, c’est même ici qu’il lui avait parlé pour la première fois. En soupirant, Loïsaï s’assit sur le lit et fit un signe à Martin afin qu’il vienne s’installer à côté d’elle.

- Je suis si heureuse que tu sois revenu, dit-elle, cela fait si longtemps que l’on ne s’est pas vus.
- Moi aussi.

La dernière fois qu’il l’avait vu, ce n’était pas elle heureusement. Il l’avait rencontré dans le tunnel de la peur, lors d’une récente épreuve, elle était morte, et son cadavre était dans un piteux état, ce n’était pas beau à voir. D’ailleurs, Martin s’en était pris un sacré coup. Mais, lorsqu’il la regardait attentivement, elle paraissait tout de même très triste.

- La prochaine fois, fais attention à ma sœur, elle sait être très violente, et change facilement de caractère, dit-elle.
- J’avais cru comprendre…répondit-il en continuant de se masser la joue.

Elle sourit légèrement.

- Mais toi aussi, tu as l’air triste…osa Martin.

Alors, elle détourna la tête vers le sol, mais ne répondit pas.

- Il y a quelque chose qui ne va pas… ? demanda-t-il.
- C’est que…c’est que…

Elle n’arriva pas à finir sa phrase, qu’elle se mit à sangloter. Martin ne sut pas comment réagir. Puis, elle releva sa tête vers lui, deux larmes d’argent coulaient sur ses joues pâles comme un printemps tout juste sorti d’un hiver de glace.

- Mon…mon père…est…il est porté disparu…arriva-t-elle à prononcer.
- Ton père ? demanda-t-il. Comment cela ?
- Lors d’une…expédition….hors de la forêt…disparu…

Martin se tut, il ne savait quoi répondre. Mais, il prit Loïsaï dans ses bras et commença à la bercer.

- Je suis désolé…murmura-t-il. Sincèrement…

Elle posa ses mains sur les siennes.

- Merci…merci…chuchota-t-elle.
- J’espère qu’on le retrouvera…
- J’espère…surtout…qu’il est encore…en vie…
- Ne t’inquiète pas, dit-il, je suis sûr qu’il l’est toujours.
- Je veux te croire Martin…je veux…
- Chut…

Alors, elle se tourna vers lui et le regarda profondément, il vit le fond de ses yeux bleus. Mais, il eut peur quand il se rendit compte que son visage s’approcha dangereusement. Il ne fallait pas…il y avait avant tout Virginie, avant toute autre pensée de ce genre, il ne fallait pas !! Mais, il n’arrivait pas à bouger, reculer, ou à effectuer le moindre petit mouvement. Il sentit le souffle de Loïsaï à la surface de ses lèvres, il sentit également les lèvres mêmes de la Daïgora. Il était vraiment mal à l’aise, même Loïsaï le sentit. Alors, elle recula, heureuse quand même d’avoir pu lui donner le baiser qu’il méritait. Soudainement, la porte s’ouvrit en grand fracas, c’était Faïtinaï, qui paraissait furieuse.

- Je peux savoir ce que tu fais à ma sœur ?!! cria-t-elle.
- Hein ? Moi ? demanda Martin, surpris de l’apparition de la jeune Daïgora.

Brusquement, elle vint le prendre par le col et le souleva : elle avait de la force !

- J’entends tout depuis ma chambre, dit-elle. Particulièrement des bruits bizarres.

Il était vrai qu’elle possédait le pouvoir des cinq sens, et donc que son ouïe était particulièrement développée.

- Alors ??!! hurla-t-elle, telle une harpie en furie, en secouant Martin. JE PEUX SAVOIR CE QUE TU AS FAIT A MA SŒUR !!??
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Sam 23 Juin - 21:34

Partie 4


Martin, un peu secoué par la sœur jumelle de Loïsaï, était sur le chemin du retour. Il avait eu tellement peur quand elle l'a embrassé, mais, bien heureusement, Loïsaï l’avait compris. Elle aurait pu en profiter, mais non. C’est qu’elle était réellement gentille. Enfin arrivé au marronnier de Narphaï, il y entra et descendit les escaliers. Il y avait une bonne odeur de viande dans l’air : le repas devait être prêt, cela tombait à pic, Martin commençait à avoir faim. Puis, Narphaï arriva.

- Tiens Martin ! Tu reviens juste à l’heure.
- Tant mieux alors…dit Martin.

Ils s’installèrent à table et Eleneï arriva, les bras chargés de plats. Narphaï l’aida à les déposer sur la table.

- Sers t’en autant que tu veux, dit-il à Martin.

Le jeune homme connaissait déjà la plupart des plats, car il avait eu la chance d’en avoir déjà goûté auparavant ou alors, c’était la même chose que chez les humains, dans le monde réel.

- Qu’es tu donc allé faire ? demanda Narphaï.
- Me promener à travers Aïtora…répondit Martin sans lever la tête.
- Et…c’est tout ? insista le Zvaï, se doutant que Martin n’avait pas fait que cela durant ces deux heures.
- Bah oui, mentit le jeune homme, qui ne voulait pas avouer qu’il avait rendu visite à Loïsaï.

Il y eut un court silence, on n’entendait que les bruits des couverts et des assiettes.

- Et, tu as des nouvelles de l’arria dè laxia ? demanda Eleneï.
- Séléné ? Non, malheureusement, répondit-il. Ca fait pas mal de temps que l’on ne s’est pas vu, la dernière fois, c’était en même temps que vous. J’ai bien envie de la revoir, j’espère qu’elle va bien.
- Je l’espère également, dit Narphaï. Nous, les Zvaïs, l’aimons particulièrement, nous la tenons en profond respect.

Ca, Martin l’avait déjà remarqué. Il l’avait tous accueilli et préparé un grand festin, rien qu’en son honneur. Si ça c’était pas une marque de respect…

- Moi également, dit Martin. Mais…je ne la connais pas si bien que cela quand j’y pense…
- Plus que quiconque en tout cas, répondit Eleneï. Aucun Zvaï ne sait quelque chose en particulier sur elle, ni son passé, rien… Mais, elle est là depuis des générations entières, avec toujours la même jeunesse, c’est alors qu’elle est extrêmement puissante.
- C’est vrai…
- De toute façon, l’arria dè laxia est l’une des personnes les plus mystérieuses qui puissent peupler ce monde.

Martin approuvait tout cela, en hochant de la tête. Après le repas, il était à présent l’heure de rentrer. Donc, après avoir dis ces au revoirs et ayant souhaité une bonne nuit aux deux Zvaïs, il sortit de la maison-arbre. Il se dirigea alors vers son propre arbre : le bouleau, placé pas très loin d’ici. Il pénétra dedans, rien n’avait changé. Ici, il se sentait véritablement chez lui.
Mais, Martin n’avait pas sommeil. Dans le monde réel, il devait être à présent la fin d’après midi, mais pas la nuit. Quoique le temps était arrêté…Puis, il alla sur le balcon et s’y accouda, observant comme à son habitude la cité Zvaï la nuit, c’était tellement merveilleux, un spectacle dont on ne pouvait se passer. Soudain, un éclair blanc surgit dans le ciel nocturne. Martin sourit en discernant le fruit de cette clarté : c’était Edelweiss. Elle descendit, puis, ralentit à l’aide de ses grandes ailes arrondies de chouette et se posa délicatement sur la rambarde. Elle leva la tête vers le jeune, le regardant de ses yeux jaunes, comme réclamant une caresse de sa part. Martin s’exécuta, et caressa la chouette, et celle-ci, si elle l’aurait voulu, aurait bien ronronner comme un chat. Puis, elle tendit à Martin sa patte, autour de laquelle était ficelé un bout de parchemin. Un peu étonné, mais en même temps heureux, sachant l’identité de la personne lui ayant envoyé, Martin le détacha et le déroula doucement. L’écriture de cette personne était magnifiquement élégante, en italique, les majuscules merveilleusement et délicatement décorées.

Cher Martin,
A l’instant où tu es arrivé dans le Royaume, j’ai senti ta présence. T’ayant pas vu depuis longtemps, te revoir m’aurait fait très plaisir, malheureusement, je sais que tu n’iras pas dans la forêt de Galimack. Ainsi, je t’envoie Edelweiss afin de te transmettre ce message juste pour prendre de tes nouvelles. Quelle est donc ta nouvelle épreuve cette fois-ci ? Si tu as besoin d’aide, écris moi sans problème, Edelweiss me donnera le message.
Amicalement,
Séléné


Martin sourit. Il ne s’attendait pas à un message de sa part. Toujours le parchemin en main, il redonna une autre caresse à Edelweiss. Puis, il la regarda.

- Merci…lui dit-il, même s’il se sentait bête de parler ainsi à une chouette.
« De rien ! Tout le plaisir me revient ! » répondit une voix féminine dans son esprit, douce et chaleureuse en même temps.

Martin, très surpris, recula sur le coup. Avec de grands yeux, il observa le rapace qui le regardait, la tête penchée, comme étonnée par sa réaction.

« Je fais si peur que ça ? continua la voix. Et bah dis donc, la prochaine fois je saurais…D’un côté, je sais, c’est pas banal, mais bon, c’est pour moi une telle opportunité, tu ne peux pas savoir à quel point, une telle chance, quelque chose dont tout le monde rêverait et… »
- Attends…interrompit Martin, à voix haute, ne comprenant rien. C’est toi qui parle dans ma tête…Edelweiss ?

La chouette détourna la tête vers le côté, comme vexée.

« Tu aurais pû deviner sans me poser la question, je t’ai cru beaucoup plus intelligent que cela ! Mais bon, je te pardonne. Il est clair que ce n’est pas banal de se rendre d’une chouette qui parle le langage humain par télépathie, je te l’accorde, mais quand même…Je suis un peu déçue, il faut parfois que tu penses par toi-même… »

Martin, les yeux grands ouverts, n’arrivait pas à le croire, pendant que la chouette continuai à parler dans son esprit, c’est qu’elle était très bavarde en plus !

- Mais…dit Martin, je savais que tu pouvais parler avec l’esprit mais que en langage zvaï… ?
« C’est exact, répondit-elle en regardant Martin. Mais, c’est à cause de la présence de Séléné, et je n’arrive pas à parler la langue normale quand elle est à mes côtés, mais seulement le zvaï, alors… »
- Pourquoi que en sa proximité ? l’interrompit encore Martin, sentant que la chouette ne se serait pas arrêtée d’elle-même.
« Qu’en sais-je moi ! Je ne suis qu’une chouette, dotée juste d’un petit plus d’intelligence que les autres de mon espèce, c’est aussi simple que cela. Mais sincèrement je ne sais pas… Je ne lui ai jamais avouer ça, d’un côté, il est extrêmement rare que je parle à quelqu’un, tu dois être la seconde personne, où quelque chose comme ça, je ne sais pas, je vis depuis tellement longtemps. Des siècles entiers, tu sais, j’ai vécu au Moyen-Âge dans le monde réel, ton monde, dont tu es originaire. »
- Je le sais…
« J’y pense parfois avec un peu de nostalgie, continuait-elle, ayant tant de choses à raconter. Séléné, quant à elle, ne préfère pas y penser, cela ravive en elle de mauvais souvenirs, c’est son choix le plus légitime pour elle, et je le comprends plus que quiconque. D’un côté, cela fait des siècles que nous vivons ensemble, comme des amies. Je ne sais pas ce qui m’a pris de la sauver dans le monde réel, mais je ne le regrette pas le moins du monde, car, grâce à cela, je me suis trouvée la personne à laquelle je serai la plus fidèle. Je serai capable de mourir pour elle, c’est presque une sœur pour moi, même si elle n’est pas une chouette. Je me suis alors rendue compte que les humains n’étaient pas tous si bêtes et méchants que les autres chouettes me disaient, au contraire… »

Martin sourit alors, se rapprochant de la chouette, heureux de cette découverte, une seconde rencontre avec Edelweiss.

- Merci encore, lui répéta-t-il.
« Oh ! Tu sais ! Ne me remercie pas ! C’est tout naturel, et je ne sais même pas pourquoi tu me remercies une seconde fois, je n’en ai pas besoin. Bientôt, tu pourras me parler comme je le fais avec toi, c'est-à-dire, par la pensée, c’est tellement pratique tu sais… »
- Pour toi, c’est quand « bientôt » ?
« Dans quelques temps, mais dans pas très longtemps à mon avis, répondit-elle. Car, pour parler par télépathie, il suffit juste de posséder le pouvoir de l’esprit, mais, n’essaie pas de me faire cracher le morceau, je ne te dirais rien d’autre là dessus, j’ai promis à Séléné de ne rien dévoiler sur tes pouvoirs, jugeant bon pour toi que tu les découvres par toi-même : c’est tellement plus excitant ! »

Martin se dirigea vers le lit et s’y allongea en soupirant.

- Quand j’y pense, dit-il, il ne me reste que quatre pierres, j’en ai déjà récupérés vingt six, c’est énorme. En si peu de temps en plus…
« Oui, mais l’avenir du monde en dépend, ajouta la chouette, qui, volant dans la pièce, se posa sur l’accoudoir d’une chaise installée pas loin du lit. Autant que cela soit réglé le plus vite possible et ainsi, ensuite, nous n’aurions plus à nous en faire, car tout sera rentré dans l’ordre. Car si les pierres ne sont pas réunies le plus rapidement réunies, le chaos risque de s’installer dans le Royaume comme dans la monde réel, le Royaume et sa magie, influençant l’autre. Tu es si près du but, cela serait tellement dommage que tu échoues à ce stade ! Surtout que nous te faisons tous confiance, les reines, Séléné, les Hommes, les Zvaïs et même les Folways, ce qui n’est pas si facile que ça, personne ne peut s’en vanter, mise à part toi ! Tu en fais tant, pour nous tous, et le pire, c’est que les pouvoirs ne sont pas assez suffisant pour te remercier, c’est ce que nous pensons, je crois, tous, sans exception. Tu mets ta vie en péril pour nous sauver, et tu ne demandes rien en retour… »
- C’est que je n’ai besoin de rien, répondit simplement Martin. Je suis très heureux comme je suis, heureux de pouvoir vous aider, j’ai enfin une place dans ce monde. Et cela, c’est déjà énorme pour moi, alors, ne me remercier pas, ça sera inutile.

La chouette baissa la tête.

« Ton cœur est bon et pur, Martin, dit-elle. Je regrette qu’il n’existe que peu de personne comme toi, possédant ta mentalité. Certains pensent à la richesse, d’autres à leur petite personne, mais toi, tu ne cesses de te préoccuper des autres, pourquoi donc ? J’aimerai le savoir… »
- J’aimerai, comme toi, le savoir également, mais je ne trouve pas de réponse. Pour moi, cela me parait tellement naturel.

Edelweiss ne répondit pas, restant silencieuse.

« Je…je ne sais quoi te répondre Martin…tu es si…gentil et généreux…Tu mérites amplement ta place ici comme ailleurs, et je comprends à présent le choix d’Adiamanta, comme le fait qu’un Folway puisse t’apprécier. »

Il y eut un long silence dans la pièce, juste le son du vent entre les branchages des arbres. Puis, la chouette effraie blanche commença à secouer ses ailes.

« Bon, je ne vais pas tarder à y aller, dit-elle. Séléné risque de s’inquiéter pour moi, et je ne le veux pas. Mais, d’un côté, je ne veux pas pourquoi elle s’en fait… »
- Elle tient énormément à toi, c’est normal, répondit Martin en levant la tête pour voir la chouette.
« Tu as sûrement raison, mais au point de s’en faire un sang d’encre. Une fois même, elle m’a piqué une crise. Ne lui dit jamais que je t’ai dévoilé ceci, elle m’en voudrait terriblement, mais je ne pouvais m’empêcher de te le dire, c’était tellement tentant ! Bref ! J’ai été très heureuse de te parler aujourd’hui. J’ai appris à mieux te connaître, et cela m’envoie joyeuse. »
- Moi également.
« A la prochaine !! »

Elle allait s’envoler, quand Martin la retint.

- Attends ! Je ne t’ai pas dit le message que je désirais transmettre à Séléné !
« Ah oui ! C’est vrai ! J’oublie tellement de choses ! Je ne suis qu’une chouette après tout, je n’ai pas l’intelligence des humains ! Pourtant j’aimerai tant…mais également rester une chouette…Désolée de te parler de telles choses ! Dis moi donc ce que je veux lui dire… »

Le jeune homme sourit, amusé.

- Je vais d’abord te poser une rapide question…dit-il. Pour toi, qu’est ce qui est plus rapide que la pensée ?

La chouette réfléchit, les ailes levées, mais immobiles.

« Avant de penser, je vois Séléné. Ne me demande pas pourquoi, je ne sais pas. Pourquoi ? »
- Comme cela…répondit Martin en haussant les épaules. Dis à Séléné que l’épreuve est trop rapide pour qu’elle puisse m’aider, mais que je suis heureux d’avoir reçu son message. J’espère bien la revoir bientôt.
« C’est tout ? »
- C’est suffisant, je crois.
« D’accord, je lui dirais cela sans aucun problème. Bon, à présent, je dois véritablement y aller ! Et n’essaie pas encore de me retenir, je partirai cette fois pour de bon et… »
- Vas-y au lieu de parler…dit Martin, toujours le sourire aux lèvres.
« Tu as raison, mais je suis tellement bavarde, surtout quand je rencontre quelqu’un d’autre que Séléné avec qui parler, et… »
- Vas-y !! lui ordonna Martin, amusé.
« Oui ! C’est bon, c’est bon… »

Puis, elle partit par le balcon, volant gracieusement. Une dernière voix s’éleva dans sa tête.

« A la prochaine !! Porte toi bien !! »
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Dim 8 Juil - 21:26

vraiment super!! bravo!! Very Happy
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Dim 15 Juil - 10:27

Merci beaucoup !^^ je vais faire de mon mieux pour la suite
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Lun 16 Juil - 22:31

Partie 5


Martin ne dormit que très peu cette nuit là, quand je dis très peu, c’est à peu près une heure, à peine… L’énigme de lui avait posé Sofora tournait en rond dans sa tête et il n’arrivait à s’en défaire. Rassemblant le plus d’indices et de connaissances possibles, il procédait par élimination. Il pensait également à ce que lui avait dit Edelweiss avant de repartir. Qu’elle voyait Séléné avant sa propre pensée. A vrai dire, Martin se demandait bien comment on pouvait voir quelque chose avant de penser. Mais bon… Alors qu’il allait enfin réussir à dormir, il ressentit quelque chose dans la chambre. Il releva la tête, et essaya de distinguer avec ses yeux fatigués. Après un grand étonnement, il soupira en jurant, s’enfonçant la tête dans l’oreiller. Le passe-partout l’appelait.

« Déjà ? Cela ne fait quelques heures que je suis ici ! »

C’était sûrement encore un coup de la sale petite peste de reine, qui faisait tout pour l’embêter, même à l’endroit où il pouvait être tranquille. Elle était vraiment comme sa sœur ! Il se leva et se passa une main dans les cheveux. Néanmoins, il décida de ne pas partir tel un voleur. S’asseyant à la table, il se saisit d’un parchemin, d’une plume et de l’encre mis à sa disposition et commença à écrire un mot destiné à Narphaï le prévenant de son départ précipité. D’ailleurs, il pensa à prendre une pomme rouge. Après cela fait, il s’avança vers le diamant magique posé sur la table de chevet et le prit en main. Il se téléporta alors dans le monde de la téléportation. Arrivé, il baissa la tête de désespoir en voyant la fillette devant lui.

- Pourquoi m’avez-vous appelé alors j’ai encore du temps pour résoudre l’énigme ? grogna Martin entre ses dents, en prenant soin de la vouvoyer.
- Comme ça, je m’ennuyais, tu me manquais déjà, répondit-elle naturellement en haussant les épaules.

Martin se passa une main sur le visage pour se calmer, de plus, il avait sommeil, étant donné qu’il n’avait pas pû dormir.

- Tenez, voilà votre pomme ! dit-il en lui jetant la pomme.

Elle l’attrapa d’une main, sans bouger et croqua dedans, sans le moindre remerciement.

- Alors, mollusque ? Tu as la résolution de l’énigme ? demanda-t-elle en mangeant la pomme.

Il faillit dire qu’il n’avait pas eu assez de temps, et c’était la vérité. Il n’avait toujours pas de réponses, et il ne pouvait se permettre de répondre au hasard.

- Mais…
- Mais quoi ? Le temps actuel ne te permet pas de répondre ou alors t’es constipé ? Bouge toi.

Malheureusement, Martin n’avait pas assez de forces pour lui sauter dessus et l’étrangler. De toute façon, il ne pourrait pas, étant donné qu’elle avait la possibilité de se téléporter.

- Bon…bah…commença Martin qui se creusait la tête.

Soudain, une image lui apparut à l’esprit.

« Comment n’y avais-je pas pû y penser… »

Il essaya d’accorder sa logique avec ce que lui avait dit Edelweiss, cela pouvait concorder.

- Alors ? J’attends…fit remarquer la fillette à présent allongée à un autre endroit.
- Si je vous dit « l’amour » ?
- Je réponds « cacahuète »…

Martin ouvrit grand les yeux.

- Ce n’est pas ça ? demanda-t-il.
- Malheureusement…si…

Le jeune homme soupira, soulagé. Bien sûr, il ne pouvait penser qu’à Virginie. Quant à Edelweiss, son amour envers Séléné était plus que de l’amitié, mais pas de l’amour non plus. Cela s’y rapprochait. Il s’était dit alors que chacun voyait celui ou celle qu’il aimait avant toute chose, et cela lui avait parut tout à fait logique.

- Donc…je peux prendre les pierres ? demanda-t-il.
- Je ne vois pas pourquoi ! répliqua Sofora.
- J’ai répondu à votre énigme ! s’exclama Martin.
- Et bah, ça m’a bien amusé…je crois même que je vais t’en donner une seconde tiens !
- Vous n’avez pas de droit !

Elle haussa les épaules dédaigneusement.

- Si. Je suis la reine de ce royaume, à moi de choisir si je te donne la pierre, justement j’ai décidé que non. Je m’amuse tellement avec toi.

Elle disait ça avec un grand sourire, et avait le pouvoir d’énerver Martin plus que tout. Mais soudain, une voix retentissante se fit entendre dans la salle.

« Sofora… » disait-elle d’un ton semi autoritaire.

La fillette soupirait.

- Pour une fois que je me divertissais, faut que cette pie intervienne…dit-elle, comme si elle croyait que la voix ne l’entendait.

Martin avait immédiatement reconnu la voix en écho, un sourire de soulagement s’afficha sur ses lèvres.

- Quoi encore ? demanda la petite reine dans un ton plus haut, en jetant le trognon de pomme.
« Tu sais très bien… »
- Bah non figure-toi !
« Ne te fiche pas de moi, Sofora, tu sais bien que je suis ta supérieure. »
- C’est ce que tu dis Adiamanta…

La fillette s’assit en soupirant.

« C’est également ce qui est vrai, alors donne lui la pierre ! »
- Je n’ai pas envie ! s’exclama-t-elle, d’un air indignée, en regardant le plafond.
« Ce n’est pas une question d’envie, donne lui la pierre tout de suite ! »
- Tu ne peux rien faire, tu le sais bien. Toi, tu ne peux pas accéder à mon monde. C’est tellement dommage, répondit-elle en accentuant le mot « tellement ».

On entendit comme un long soupir de désespoir de la part de la voix.

« Même si je ne peux pas venir, je peux néanmoins envoyer notre très chère Hémartire. Elle règlera en même temps le coup que tu lui as joué la dernière fois… »

Soudain, le visage de Sofora pâlit brusquement. Martin le sentait, elle avait peur d’Hémartire, comme tout le monde d’ailleurs. Elle n’était pas la reine de la peur pour rien !

- Tu joues fort sur le coup Adiamanta ! s’indigna la fillette. Tu sors ton joker, c’est injuste.
« Tu as faux, c’est toi qui est injuste envers Martin. Il a résolu ton énigme, il est de son droit de recevoir le prix : les deux pierres dont il a besoin. »

Elle fit bouger ses doigts sur ses genoux, mise dans l’embarras.

- Mais…commença-t-elle.
« Il n’y a pas de « mais » ! Donne lui la pierre ! »

La voix s’était vraiment faite autoritaire, à en faire peur à Martin. Il savait bien qu’Adiamanta avait beaucoup de caractère.
Sofora soupira encore une fois.

- D’accord…dit-elle, vaincue. Mais pars d’abord, cela me gêne.
« Comme tu le veux. Par ailleurs, le coup de la pie se fera payer ! »

Sur ces mots, la voix s’éteignit.

- Gnagnagnagna…s’énerva la petite reine.
- Qu’avez-vous donc fait à Hémartire ? demanda Martin, curieux.
- Oh, c’est une vieille histoire ! J’avais réussi à lui mettre trois tartes à la crème dans la place. Très pratique la téléportation dans ces cas là ! Même si j’ai senti des foudres s’abattre sur moi.

Martin faillit rire en s’imaginant la reine de la peur la face recouverte de crème.

- A présent, donnez moi les pierres…insista Martin.
- Je sais…je sais…

Il y eut un silence, ou ni l’un ni l’autre ne fit un seul geste.

- T’es sûr que je ne peux pas…
- Les pierres ! réclama Martin sur un ton plus agressif.

Pour la énième fois, elle soupira et dans ses mains apparurent des pierres jaunes orangée, râpeuse, de la même forme sinueuse, même si l’une était plus petite.

- Bon…je te les donne si tu te mets à genoux et que tu me répètes « supercalifragilisticexpialidocius » vingt fois de suite sans une faute.

Martin leva sa tête vers le plafond.

- Adiamanta ? appela-t-il. Je crois bien qu’il va falloir appeler notre chère Hémartire, elle sera un plaisir de revoir Sofora.
- Je rigolai, je rigolai ! s’affola la fillette en accourant vers Martin en lui tendant les pierres.

Enfin, Martin savait comment faire.

- Merci.

Il se saisit de chacune des pierres, la plus petite, celle de pouvoir, qui générait la téléportation lui procura un courant électrique dont à présent il avait appris à prendre l’habitude. Merveilleux ! Maintenant, il possédait le pouvoir de la téléportation, un pouvoir extrêmement utile. Il était heureux. De plus, ça faisait une nouvelle pierre dans le tableau, plus que trois…déjà…

- Je vais m’en aller à présent…déclara-t-il. J’ai pris ce que dont j’avais besoin.

Il prit son passe-partout, mais il sentit quelque chose accroché à sa jambe. Il baissa la tête et constata étonné qu’il s’agissait de la reine.

- Je t’en prie…ne pars pas…dit-elle d’un ton triste.
- Mais…je dois, répondit Martin, embarrassé.
- Je suis vraiment désolée pour tout…continuait-elle sincèrement. Il est dans ma nature d’embêter le monde. J’ai besoin de me faire remarquer, je suis petite, personne ne me voit, tu comprends ? Et à présent, j’ai pris cette habitude, et je m’en veux. En plus, je suis seule depuis quinze ans à présent, sans aucune visite…Ex…excuse moi…

Ces mots toucha profondément Martin. Elle avait véritablement une fillette de dix, le même caractère, le même corps, mais elle détenait une sagesse incroyable.

- Je suis désolé de devoir partir, dit Martin, mais je dois.

Sofora releva sa tête vers lui, ses yeux étaient en larmes.

- Je sais…je suis bête…sanglota-t-elle. Je ne suis pas capable de me faire aimer. Personne ne m’apprécie. Je suis toujours une peste…

Martin, touché, s’agenouilla à ses côtés et essuya l’une des larmes qui coulait sur sa joue. Puis, elle se saisit de sa main, comme si son contact la rassurait.

- Ne t’inquiète pas…je reviendrai te voir…je te le promets…
- Je…je…

Elle n’arriva pas à finir sa phrase, éclatant en sanglots, elle se jeta dans les bras de Martin, étonné. Mais, il lui rendit son étreinte. Et si c’était le même cas pour sa sœur ? Qu’elle se sentait rejetée, et qu’elle avait besoin qu’on lui donne de l’attention ? Il se sentit bête à cet instant de ne pas y avoir pensé auparavant.

- Merci…couina Sofora.
- Allez…il faut vraiment que j’y aille. Quand j’aurai réuni toutes les pierres, tu auras plein de visites, tu verras.

Il se leva, pendant qu’elle s’essuyait les yeux du revers de la main. Alors, le jeune homme prit le passe-partout, qui se mit à s’éclairer. Il vit juste la fillette lui faire un signe de la main.

- J’adore Martin ! lui criai-t-elle.

Il sourit alors : elle avait enfin prononcé son nom.



Martin était enfin de retour dans le monde réel, après avoir déposé la pierre de pouvoir et avoir parler un peu avec Adiamanta et Virginie. Se séparer d’elle avait été dur, mais il savait bien qu’il la reverrait bientôt. Plus que trois pouvoirs à acquérir : la pensée, les cinq éléments, par contre, le troisième lui restait inconnu. Il mourrait d’envie de s’avoir duquel il s’agissait, il devait sûrement être très important. Il rentra alors chez lui, il désirait vraiment voir quelqu’un, même s’il la voyait tout les jours. Mais, la personne vint directement à elle.

- Bon Martin ! s’exclama Annabelle. Tu vas me prêter ton MP3, oui ou non ?!
- Si tu veux, répondit Martin en souriant. Je peux même t’y mettre les musiques que tu désires.

La petite sœur se mit à blêmir soudainement, Martin leva un sourcil, surpris de la réaction.

- Ca va Annabelle ? demanda-t-il.

Celle-ci se mit à s’enfuir et descendit les escaliers en trombe.

- Maman !! cria-t-elle. Maman !! Martin est gravement malade !

Le jeune homme soupira, cela n’allait pas être facile…
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Oduirami
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Mar 17 Juil - 22:31

les amis je suis à jour !!!!!!!!!!

je crois que tu as eu mes commentaires par msn !!

bon courage pour la suite Wink !!!!

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Orlin
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Jeu 26 Juil - 10:07

Excusez le pauvre mollusque apode que je suis d'avoir pris du retard dans la lecture de l'oeuvre de notre vénérée Ielenna...


Juste une question, comme ca, Ielenna : tu t'es endormie sur ton clavier et a laissé ta rtête ropuler dessus et écrire à ta place, ou quoi? C'ets la première fois que tu fais tant de fautes XD Mais nazn je rigole^^

Un pertit survol des principales erreurs, comme d'hab...




Citation:
- Moi, c’est Sofora, dit-il avec entrain. Et toi gastéropode ?


Sofora est une femme sue je sache? ^^



Citation:
- Allez, dit-il. Recommence ta phrase.


Idem


Citation:
- C’est moi qui l’ait ! répéta-t-elle. Nananananèreuh !


l'ai, pas l'ait


Citation:
- Deuzio, si tu voulais absolument je le savoir, je suis sur ce trône depuis très très longtemps, plus que tu ne pourrais le penser.
- Combien de temps ? osa Martin.
- Si tu le dis, tu risques de crever d’un infarctus, et ça me rendrait trop heureuse…


"Si je te le dis", non? parce que là ca fait bizarre Suspect m'enfin...


Citation:
Martin commençait sérieusement à s’énerver ! Qu’elle l’a donne sa satané épreuve, qu’on en finisse ! pensait-il…


la, pas l'a^^


(comment ca je fais ch**r? bon, j'avoue...)


Citation:

Les Zvaïs ne regardèrent pas étrangement, il avait à présent l’habitude de voir Martin à Aïtora.



ne regardèrent? ne me regardèrent, mieux, non? enfin c'est toi qui vois^^


Citation:
Martin soupira.

- Je suis Martin, peut-être, ne connais-tu…


"me", et ne "ne"


Citation:
La Daïgora sourit.

- D’ailleurs, elle t’a laissé une belle marque rouge, on arrive à discerner la main ta joue.



tu n'aurais pas oublier un "sur" entre "main" et "ta"?


Citation:
- Et, tu as des nouvelles de l’arria dè laxia ? demanda Eleneï.
- Séléné ? Non, malheureusement, répondit-il. Ca fait pas mal de temps que l’on ne s’est pas vu, la dernière fois, c’était en même temps que vous. J’ai bien envie de la revoir, j’espère qu’elle va bien.
- Je l’espère également, dit Narphaï. Nous, les Zvaïs, l’aimons particulièrement, nous la tenons en profond respect.

Ca, Martin l’avait déjà remarqué. Il l’avait tous accueilli et préparé un grand festin, rien qu’en son honneur. Si ça c’était pas une marque de respect…


"ils l'avaient tous accueillie et [...]" en français^^



Citation:

Martin approuvait tout cela, en hochant de la tête. Après le repas, il était à présent l’heure de rentrer. Donc, après avoir dis ces au revoirs et ayant souhaité une bonne nuit aux deux Zvaïs, il sortit de la maison-arbre. Il se dirigea alors vers son propre arbre : le bouleau, placé pas très loin d’ici. Il pénétra dedans, rien n’avait changé. Ici, il se sentait véritablement chez lui.



"dit" au lieu de "dis"

Pas très loin, ca ne fait pas très francais à mon goût... "non loin", peut-être?



Citation:
Cher Martin,
A l’instant où tu es arrivé dans le Royaume, j’ai senti ta présence. T’ayant pas vu depuis longtemps, te revoir m’aurait fait très plaisir, malheureusement, je sais que tu n’iras pas dans la forêt de Galimack. Ainsi, je t’envoie Edelweiss afin de te transmettre ce message juste pour prendre de tes nouvelles. Quelle est donc ta nouvelle épreuve cette fois-ci ? Si tu as besoin d’aide, écris moi sans problème, Edelweiss me donnera le message.


"Ne t'ayant pas vu"



Citation:
Martin se dirigea vers le lit et s’y allongea en soupirant.

- Quand j’y pense, dit-il, il ne me reste que quatre pierres, j’en ai déjà récupérés vingt six, c’est énorme. En si peu de temps en plus…
« Oui, mais l’avenir du monde en dépend, ajouta la chouette, qui, volant dans la pièce, se posa sur l’accoudoir d’une chaise installée pas loin du lit. Autant que cela soit réglé le plus vite possible et ainsi, ensuite, nous n’aurions plus à nous en faire, car tout sera rentré dans l’ordre. Car si les pierres ne sont pas réunies le plus rapidement réunies, le chaos risque de s’installer dans le Royaume comme dans la monde réel, le Royaume et sa magie, influençant l’autre.


"récupéré" au lieu de "récupérés"

encore une fois "pas loin", ca ne fait pas très classe^^ "près"?


Citation:
Tu es si près du but, cela serait tellement dommage que tu échoues à ce stade ! Surtout que nous te faisons tous confiance, les reines, Séléné, les Hommes, les Zvaïs et même les Folways, ce qui n’est pas si facile que ça, personne ne peut s’en vanter, mise à part toi !


"mis à part toi"



Citation:
- C’est que je n’ai besoin de rien, répondit simplement Martin. Je suis très heureux comme je suis, heureux de pouvoir vous aider, j’ai enfin une place dans ce monde. Et cela, c’est déjà énorme pour moi, alors, ne me remercier pas, ça sera inutile.


remerciez? remercie? pas remercier en tout cas^^





Citation:
« Bon, je ne vais pas tarder à y aller, dit-elle. Séléné risque de s’inquiéter pour moi, et je ne le veux pas. Mais, d’un côté, je ne veux pas pourquoi elle s’en fait… »


"vois" au lieu de "veux" (c'est fou la distraction XD)






Citation:

« Tu as sûrement raison, mais au point de s’en faire un sang d’encre. Une fois même, elle m’a piqué une crise. Ne lui dit jamais que je t’ai dévoilé ceci, elle m’en voudrait terriblement, mais je ne pouvais m’empêcher de te le dire, c’était tellement tentant ! Bref ! J’ai été très heureuse de te parler aujourd’hui. J’ai appris à mieux te connaître, et cela m’envoie joyeuse. »





envoyer joyeux? c'est une expression? Suspect
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Ielenna
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Jeu 26 Juil - 20:38

j'écris les chapitres de RdP entre 10h du soir et 3h du matin, alors, oui, ptet que je me suis endormie...et je m'en excuse ! (rah !! je m'ramasse tarte sur tarte !)
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Ven 27 Juil - 9:36

mais non je rigole, c'est très bien! continue!
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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Jeu 9 Aoû - 13:19

super mais je ne comprend pas le titre du chapitre :la malediction c'est quand adiamenta dit à Sofora qu'elle va envoyer la reine de la peur si .... ?

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MessageSujet: Re: Chapitre 20 Apparition d'une malediction   Mar 28 Aoû - 16:20

[Post de remise en ordres des chapitres.]
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Chapitre 20 Apparition d'une malediction

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