Chapitre décisif de cette aventure, j'espère qu'il vous plaira...
Chapitre 19
Vérité
Partie 1 29 juin…C’est bien l’époque où le Soleil s’expose et apporte sa chaleur sur notre belle planète, la Terre. Les gens, maintenant en vacances scolaires, en profitent pour piquer une petite tête dans la piscine ou mieux encore, partir en vacances. Les arbres quant à eux, se ravissent de leur magnifique feuillage vert, qui abrite quelques oiseaux Voilà...la vie est belle et le bonheur remplit les cœurs. Mais ce bonheur n’était pas dans celui de Martin. Il se baladait dans la rue déserte, tel un fantôme sur les lieux du crime. C’était plutôt le contraire… Le corps restait, mais l’esprit ne tenait pas à rester : sa gaieté s’était envolée, son bonheur partit, tout comme Virginie… Celle-ci avait déménager il y avait à présent trois jours. Une dernière fois, ils s’étaient donnés rendez vous au parc.
« - Ainsi…tu pars… lui avait dit Martin d’une petite voix.
- Hélas, je n’en ai pas le choix…
- Réponds juste à cette question…où t’en vas-tu ? lui avait-il demandé.
Elle avait baissé la tête.
- Je ne peux pas te le dire…avait-elle répondu.
- Donne moi un indice…je serais capable de te suivre jusqu’au bout du monde.
Elle prit les mains de Martin dans les siennes, qui étaient toutes froides. Ils se regardèrent yeux dans les yeux, émeraude et saphir.
- Car je t’aime Virginie, et je continuerai à t’aimer.
- Moi aussi je t’aime et je ne veux pas te quitter…
Alors, fougueusement, Martin l’attrapa par la taille, la serra contre lui, et l’embrassa comme il ne l’avait jamais fait, y mettant le plus profond de son amour. Lorsque leurs lèvres se séparèrent, elle lui manquait déjà.
- Je ne veux pas que tu m’abandonnes…me laissant seul, lui avait-il dit.
- Ce n’est pas mon intention, je te le jure.
Alors, Virginie se mit à pleurer. Il la prit dans ses bras, caressant d’une main les doux cheveux châtains de Virginie. Il aurait voulu être pétrifié, rester ainsi durant l’éternité, la sentant tellement proche de lui, il aurait voulu la protéger à tout jamais. Martin l’entendait sangloter sur son épaule, peu importe…Mais ils allaient devoir se séparer.
- Tu viendras me voir ? lui avait-il demandé.
- J’espère…mais tu pourras me voir dans ton cœur…avait-elle dit en posant sa fine main sur la poitrine de Martin.
- Ne t’inquiètes pas…je suis loin de t’oublier. »
Et après un dernier baiser, Virginie dû partir. Elle traversa la route et, au lieu de s’en aller, lentement, elle se retourna. Leurs regards se croisèrent, échangeant des messages d’amour muets. Les larmes qui coulaient sur les joues blêmes de Virginie et ses cheveux dans le vent, la rendaient encore plus belle. Mais soudain, un grand autobus survint entre le deux jeunes personnes, coupant leur lien du regard. Et quand le bus partit, Virginie n’était plus là. Elle avait dû en profiter pour s’enfuir, afin d’échapper à davantage de souffrance…
Martin n’arrivait pas à s’admettre qu’il ne la reverrai plus jamais, rien que dans ses rêves les plus beaux. Il se sentait désemparé, abandonné par la vie, qui semblait avoir déguerpie comme une lâche, laissant Martin à lui-même. L’idée d’en finir tournait dans sa tête. Mais, il y avait le Royaume des Pierres qui comptait sur lui, Adiamanta, Séléné, les zvaïs, folways et tous les autres, même le monde entier indirectement. Il continuait à marcher dans la rue, tel un zombie, surtout qu’il n’avait pas dormi deux nuits durant, il n’y était pas arrivé, car la tristesse le rongeait, comme le disait Adiamanta. Il eut une soudaine envie de retourner au Royaume des Pierres, parler avec Séléné, découvrir davantage ce monde…il voulait se changer les idées, avant que ses idées ne le changent.
« - En espérant que je sois bientôt convoqué… »
Concernant, ses quatre amis, il savait seulement que Simon partait en vacances et que les autres restaient chez eux.
« - Je pourrais peut-être rendre visite à Jérôme ? »
Ca fut la meilleure idée qui lui vint à l’esprit, Jérôme n’habitant pas loin. Martin changea donc de direction. Un peu plus tard, il arriva enfin devant la maison de son ami. Il sonna, et entendit les aboiements d’un chien, qui couvraient un chapelet de jurons. Jérôme lui ouvrit la porte.
- Salut Martin ! Que t’amènes tu ici ?
- Rien de bien spécial à vrai dire…
Jérôme hocha la tête.
- Je vois, je vois… entre !
Martin pénétra dans la maison, le chien, de taille moyenne lui sauta dessus, jusqu’à ce que son maître le rappelle à l’ordre. Puis, ils montèrent dans la chambre de Jérôme, assez étroite, où il régnait un gros « bordel ». Martin s’assit donc sur le lit.
- Ca n’a pas l’air d’aller, remarqua Jérôme.
Martin le regarda avec des yeux remplis de pitié.
- Evidemment que ça ne va pas…
- Ah oui…c’est vrai…Virginie…
Il soupira.
- Quel dommage, une fille si gentille. Désolé pour toi Martin.
- Tu n’as pas à être désolé… Ca devait arriver un moment ou un autre.
Jérôme haussa les épaules.
- Oui, mais bon…Quand un ami, surtout quand il s’agit de toi, ne va pas bien, ça attriste.
- Merci.
C’était sûr, on pouvait compter sur Jérôme pour nous remonter le moral.
- Tu la reverras bien un jour…continua celui-ci.
- Justement, je n’en sais rien…dit Martin en baissant la tête.
Jérôme posa une main sur l’épaule de mon ami.
- Je te promets, la fois où tu me le demanderas, de t’aider le maximum que je puisse.
- Merci Jérôme.
Alors, il s’assit à côté de Martin, et soupira longuement.
- Mais ça va quand même beaucoup changé l’année prochaine…dit-il.
- Tu l’as dit, rien de va être pareil, comparé à cette année.
Il était vrai qu’ils avaient tout de même vécus une merveilleuse année entre amis.
- En espérant que l’on soit dans la même classe l’année prochaine, continua Jérôme.
- Oui, faut espérer…
Tout à coup, le passe partout de Martin s’illumina, mais la présence de Jérôme faisait qu’il ne pouvait pas se téléporter devant lui. Peut-être était ce le moment de tout lui avouer ? Non…si il devait le faire, c’était devant tous ses amis, pas seulement lui.
- Attends moi ici, Jérôme, je reviens dans trente secondes.
Son ami haussa les épaules.
- Comme tu veux.
Martin se glissa donc dans le couloir en veillant à ce qu’il ferme bien la porte. Alors, il se saisit du passe partout et se téléporta au Royaume de la Pureté.
Martin arriva dans l’immense salle de diamant, qui paraissait quelque peu mais visiblement plus vivante, même si l’on n’en savait pas trop pourquoi. Peut-être parce qu’Adiamanta, qui attendait au milieu de la salle semblait enchantée, elle affichait sur son visage un sourire radieux. Martin ne l’avait jamais vu ainsi, la gaieté que la femme exprimait n’était même incomparable à la dernière fois.
- Bonjour Martin, dit-elle allègrement.
- Bonjour madame…pourrais-je savoir ce qui vous met de si bonne humeur ? s’osa-t-il enfin.
Elle le dévisagea en souriant avec de belles dents étonnement blanches et éclatantes.
- A présent, je peux te le dire, car la tristesse a laissé place à la joie dans mon cœur. Te souviens tu, Martin, ce que je t’avais dit après ton épreuve du destin… ?
Martin réfléchit quelques secondes en silence.
- La prédiction que Cristèle vous a donné ?
- Oui c’est cela.
Elle joignit ses mains au niveau de son ventre et s’approcha lentement de Martin, faisant à peine bouger sa belle robe blanche et scintillante.
- Je t’avais dit que j’avais dû, il y a quinze de cela, me séparer de la chose qui était la plus précieuse pour moi, car, si elle tombait du mauvais côté, il y aurait de graves conséquences. J’ai dû donc me rendre à l’évidence, et la mettre sous la garde de villageois du Royaume des Pierres qui se portaient volontaires. Cette séparation m’a été fatale, je suis tombée en grande dépression durant plusieurs années… C’est même à cause de moi qu’est dû la division des pouvoirs par les reines, ayant fait éclater une violente dispute un jour où j’étais vraiment très mal au fond de moi-même, un jour où l’on en veut à tout le monde entier…
Martin regarda ses pieds, son cœur compatissait la douleur qu’avait subit Adiamanta.
- Je connais cet état, dit il, on se demande qu’est ce que l’on fait sur la Terre, on a envie d’errer dans le néant pour l’éternité, un repos que l’on voudrait que l’on ne le dérange pas.
- C’est exactement ça…
Le jeune releva la tête lentement, le regard fixé sur le visage radieux de la reine de la pureté.
- Et alors ? demanda-t-il.
Adiamanta s’approcha davantage.
- Cette chose m’est revenue…je l’ai retrouvée.
- Mais, intervint Martin, je croyais qu’il y avait un risque qu’elle tombe du mauvais côté ?
- Oh, tu sais…je me fais moins de soucis pour ça…je l’ai retrouvée et c’est pour moi le plus important.
Martin baissa la tête, car il était toujours déprimé. Il soupira.
- Je suis aussi heureux que vous alors…
- Qui est ce, mère ?
Soudainement, Martin releva la tête, et eut un hoquet de surprise. Il crut un moment rêver. Restant planté là, tellement fut il étonné, son regard fixé devant lui, il n’arriva qu’à prononcer un haut très haut d’un air abasourdi :
- Virginie ?!!