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 Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"

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Ielenna
Gardienne sacrée des Pierres
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MessageSujet: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Dim 17 Sep - 19:24

Chapitre 10
"On ne peut changer le destin"



Martin, pensif, était assis à la chaise de son bureau, où il avait croisé ses bras pour qu’il puisse y poser sa tête. Il soupira lentement, le regard fixé dans le vide. Cela faisait une bonne demi-heure qu’une question tourmentait son esprit.

« Que me réserve le destin ? »

Il jeta un bref coup d’œil sur le diamant magique qui reposait sur le coin du bureau de bois. Depuis une semaine, il attendait des nouvelles du Royaume des Pierres, et il commençait à s’impatienter et à s’inquiéter. Avec effort, il leva sa tête et lança un regard déçu vers le plafond blanc, comme cherchant un signe. Puis il eut une idée et se concentra. Sa chambre devint couleur pêche. Satisfait de son pouvoir de la couleur, il prit une feuille de papier et un critérium. On pouvait dire que les dessins de Martin n’étaient pas les plus beaux, mais il avait son idée en tête. Il griffonna un buste grossier que l’on ne pouvait reconnaître. Alors, il se mit la tête entre ses mains et ferma les yeux. Il ne voyait pas ce qui se passait, mais il le savait. Les contours du dessins changèrent de place, en s’accentuant et, au contraire, en s’adoucissant. Il se concentra un peu plus, et la feuille se coloria d’elle-même, avec les bons tons et avec une très grande précision. Lorsqu’il rouvrit ses yeux, Martin fut très heureux du résultat. Virginie…sa beauté magnifique…ses yeux verts émeraudes…ses joues roses… ses lèvres cerise…son sourire éclatant…les moindres détails y étaient. Les lignes de son visage étaient tellement parfaites, que le dessin semblait plus réaliste qu’une photographie. Elle semblait vivre dans la feuille de papier. A la vue de cette représentation, Martin était un rêveur attendri. Il ouvrit un de ses tiroirs où il rangea le dessin.

« Que me réserve le destin ? »

La même question tournait encore et encore dans sa tête, comme si elle était entrée et ne pouvait plus sortir. Il réussit tout de même à la détourner. Le passe partout l’appelait. Martin ne réfléchit pas, saisit la pierre. Adiamanta l’attendait au fond de la salle de diamant, ses yeux gris fixés pour lui.

« - Déjà huit pierres, Martin, cela avance vite.
- Oui, je suis content de cela !
- Mais les tâches vont s’avérer de plus en plus difficiles…
- Pourquoi donc ? demanda-t-il.
- Tes pouvoirs vont être de plus en plus puissants, il faut faire l’équilibre épreuve-pouvoir…
- Je comprends…

- Déjà, vois avec la prochaine.

Elle pointa son doigt sur le passe partout qui émit une lumière blanche.

- Une dernière recommandation, Martin… Sois fort dans ton esprit… Tu auras un choc à un moment. »

Il n’eut pas le temps de répondre, car il était déjà parti. Il atterrit dans une grande salle à piliers, comme l’intérieur d’un temple grec. Elle était faite d’une pierre transparente, mas pas aussi éclatante que du diamant. Au fond, une femme était assise dans un fauteuil de velours blanc, ses coudes appuyés et deux doigts sur ses tempes. Sur sa nuque dégringolait une cascade de cheveux ondulés couleurs miel, voilés par un drap fin de soie. Sa robe beige avec des signes noirs était somptueuse. Il s’approcha sur la pointe des pieds, pour ne pas faire de bruit. Puis il jeta un discret coup d’œil par-dessus l’épaule de la femme. Elle avait devant elle une table de bois blanc, sur laquelle était installée une boule de cristal transparente.

« On ne voit rien dedans. » pensa-t-il.
« C’est parce que tu ne peux voir les choses que moi je puisses voir, lui répondit-elle comme si elle avait lu les pensées de Martin.

Elle se retourna brusquement et ouvrit ses yeux. Martin sursauta en arrière de surprise en retenant un cri. Les iris de la femme étaient oranges vifs. Voyant l’impression qu’elle avait donnée :

- Personne n’a l’habitude de voir quelqu’un avec une telle couleur d’yeux, je le sais bien.
- Mais comment…comment vous avez…
- Comment j’ai eu mes yeux de cette couleur ?

Martin affirma d’un signe de tête.

- Je ne les avais pas ainsi avant ma montée sur mon trône, soupira-t-elle. Mais mon pouvoir les a modifié.

Avant que Martin ne pose une deuxième question, elle reprit :

- Je suis Cristèle, reine du Royaume de destin, de l’avenir.
- Qu’étiez vous en train de faire ? demanda-t-il en désignant la boule de cristal.
- J’avais des visions…
- Des visions ?

Elle ne répondit pas. Martin eut peur d’être indiscret, mais il posa tout de même la question.

- Qu’avez vu ?
- Le futur, l’avenir… répondit-elle calmement.

Il y eut un silence, Martin n’osait pas regarder Cristèle en face. Chaque fois qu’il croisait ses yeux orange, lui donnait un frisson.

- Veux tu que je lises ton avenir ?

Martin trembla. Depuis une heure, cette question tournait dans sa tête, et il pouvait la régler, on lui donnait une chance. Il accepta donc. Alors, Cristèle fit apparaître une chaise en face d’elle et lui demanda de s’asseoir. Elle avait un jeu de cartes à côté et elle prit la main gauche de Martin, qu’elle observa.

- Commençons par la ligne d’amour…

Elle piocha trois cartes, sur lesquelles étaient dessinés des personnages et des objets, et les étala devant elle.

- L’ange, la bougie et la lune.
- Qu’est ce que cela signifie ?

Cristèle fronça les sourcils.

- Tu vivras un bel amour, avec beaucoup d’évènements, des choses que tu ne sauras pas tout de suite. Et je ne sais pas pourquoi, ta ligne d’amour se coupe ici. Je n’arrive pas très bien à comprendre… Comme si cet amour se détruisait, pour quelle raison ? Je n’en sais rien… Mais qu’après il se reconstruit, plus fort qu’avant.

Martin ne savait pas si il devait être soulagé ou pas.

- Continuons avec la ligne de chance…

Elle observa la paume de Martin.

- Mais ! Tu n’en as pas ! s’exclama-t-elle.

Martin se crispa. C’était peut-être un mauvais signe.

- Cela arrive à certaines personnes… Ne t’inquiètes pas, ça ne veut pas dire que tu es malchanceux, au contraire. Tu ne te fis pas aux hasards, seulement aux choix et aux actions. Tu es déterminé, Martin.

Celui-ci poussa un soupir de soulagement.

- Voyons à présent ta ligne d’intelligence.

Elle tira trois autres cartes.

- Le chemin, le nuage et la sirène.

Elle marqua un silence.

- Tu cherches souvent à avoir raison et souvent, tu n’as pas tort. Mais tu es sage et une réussite personnelle est imminente.

Martin soupira une deuxième fois.

- Et voici la ligne de vie.

Elle piocha de nouveau trois autres cartes.

- Le ciel, les vagues et…

Elle frissonna en montrant la dernière carte du doigt.

-…le diable…
- Qu’est ce que cela signifie, demanda Martin inquiet.

Cristèle se pinça les lèvres et répondit :

- Ta vie sera longue et mouvementée. Beaucoup de souffrances et de malheurs surviendront à certains moments. De plus, à cet endroit, ta ligne de vie se coupe. Cela signifie, qu’une mort, que tu auras causée, va bouleverser ta vie. Celle-ci ne sera plus belle, mais triste et lente. Mais c’est bizarre, car d’un seul coup, elle va redevenir comme avant.

Martin trembla et reprit sa main, sans un seul regard en envers Cristèle, comme si elle en était responsable.

- On ne peut changer le destin, Martin, dit-t-elle calmement. On doit l’affronter un jour ou l’autre.

Ce fut trois longues minutes de silence. Puis Cristèle prit le menton de Martin qu’elle tourna vers lui, plongeant ses yeux orange dans son regard.

- Oublies tout ça et vis ta vie. Tu ne dois pas en être influencé.
Puis, elle se leva, Martin fit de même.

- Bon, passons… Lèves ta tête et dis moi ce que tu vois.

Il obéit. Sur le plafond de cristal était peinte une fresque. C’était un cercle d’une dizaine de mètres de diamètre, dans lequel était inscrit une étoile à douze branches. A leur sommet était peint des personnages et des animaux, qui devaient mesurer chacun trois mètres de longueur. Martin put ainsi discerner un jeune homme aux cheveux bouclés portant une cruche sur son épaule, un centaure en pleine course prêt à décocher une flèche. La représentation semblait véritablement réelle. Il distingua également un scorpion et une femme nue, assise, que l’on voyait de dos. Elle levait son bras, essayant d’attraper une chose invisible. Sa beauté était magnifique, et elle semblait pure et délicate. Il continua son observation.

- Ce sont les douze signes du zodiac, conclut-il.
- Bonne observation.

Elle joignit ses mains en élevant sa tête vers le plafond.

- Et quel est ton signe ?
- Je suis Gémeaux, dit-il en pointant sa main vers deux hommes se tenant la main.
- Cela tombe bien…
- Pourquoi donc ? demanda-t-il.

Elle détacha son regard de la fresque.

- Il se trouve que chaque représentant des signes possédait un objet…

« J’espère que ça ne va pas être comme avec toute les pierres » se dit Martin.

- Je les ai tous, continua Cristèle, sauf un. Le pot du Verseau.

Elle montra l’homme à la cruche du doigt.

- En quoi les Gémeaux interviennent dans cette histoire ? demanda Martin.
- Connais-tu leur légende ?

Martin soupira.

- Oui, ce sont deux jumeaux, Castor et Pollux, qui étaient inséparables.
- Exact… Mais, il se trouve qu’ils possédaient un objet, eux aussi.

Elle s’approcha d’un des massifs piliers qui soutenaient la voûte. Celui ci s’ouvrit en deux par magie. Dedans était entreposée un fourreau de cuir bleu foncé. Cristèle le sortit et elle dégaina une belle épée. Sa lame, légèrement bleutée, faisait ressortir l’éclat du cristal. Et dans la poignée d’argent, plus précisément dans le pommeau, était incrusté un diamant. Cristèle la posa délicatement sur ses deux mains sur le plat de la lame.

- Voici l’épée des Gémeaux. On raconte qu’elle aurait été forgée par Vulcain, le dieu des forges. Cette arme est un véritable trésor. Regarde par toi-même.

Elle tendit la poignée à Martin. Il n’avait jamais pratiqué l’épée de sa vie, et c’était bien normal. Il la prit d’une main ferme. A sa surprise, elle était légère, tel un gros bâton. Elle semblait également facilement maniable.

- En quoi en aurais-je besoin ? demanda-t-il sans détacher son regard de l’épée.
- La cruche est détenue par les Zvaïs.
- Les Zvaïs ? Qu’est ce que c’est ?
- Un peuple humanoïde vivant dans le Sud du Royaume des Pierres. Tu devras les convaincre grâce à cette épée.
- Quoi ?! Je vais devoir les battre ?
- Non ! Surtout pas ! Etant un peuple guerrier, ils sont beaucoup plus forts que toi. Tu leur montreras juste l’épée et ils décideront si tu es digne de recevoir la cruche du Verseau.

Martin fit tournoyer l’épée dans sa main.

- Et comment sont les Zvaïs ?
- Ca, tu le verras, je ne te dis rien. »

Il remit l’épée dans son fourreau et il sortit le diamant magique de sa poche. Elle pointa le passe partout du doigt, celui-ci se mit à briller. Il emmena Martin au Royaume des Pierres.


Dernière édition par le Dim 17 Sep - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Dim 17 Sep - 19:25

Martin arriva dans une prairie, à proximité de Satmate d’après la carte. Il accrocha le fourreau de l’épée à sa ceinture. Il avait maintenant beaucoup d’armes sur lui.

« D’abord, repérez le Sud »

Entendant un coq chanter, il se mit face au soleil levant, et se mit à marcher, d’un air décidé, vers la droite. Au bout de vingt minutes, il s’arrêta dans un bosquet, perdu au milieu de la plaine. Il cueillit une pomme bien grosse et rouge, qu’il croqua à pleines dents. Elle était davantage juteuse que celles qu’il y avait dans le monde réel, elle lui suffit donc pour l’hydrater, le jus étant abondant. Il profita de cette petite pause pour faire une rapide observation des arbres environnants. Beaucoup étaient inconnus à Martin, même si certains existaient dans le monde réel. Puis il se remit en route, se demandant dans combien de temps il trouverait le peuple des Zvaïs. Une dizaine de minutes plus tard, il arriva à la lisière d’une grande forêt, qui devait être celle de . Mais il remarqua des grandes silhouettes massives. Il se cacha donc derrière un gros rocher et jeta un rapide coup d’œil.

« Encore eux ! »

C’étaient des Gorxs, cinq plus précisément, ces maudites créatures. Martin mit son index dans sa bouche et le leva. Le vent jouait en sa défaveur en plus. S’il feignait le moindre geste, les Gorxs, dotés d’un sens de l’odorat très développé, le remarqueraient, et il n’avait, dans ce cas, pas beaucoup de chance de s’en sortir vivant. Il était piégé… La seule solution était de les attaquer par surprise. Il n’avait aucune autre possibilité. Il banda son arc et tira une flèche de son carquois sans faire de bruit. Il se tourna lentement, en s’adossant sur le rocher, et visa le monstre le plus près. Il décocha sa flèche, qui en sifflant dans l’air, se ficha dans la nuque de la cible, qui tomba à terre. Avec une rapidité extraordinaire, il prit une deuxième flèche qu’il expédia. Elle arriva dans l’épaule d’un deuxième. Enragés, les Gorxs se dirigèrent sur lui en courant, leurs énormes haches brandies au dessus de leur tête. L’arc, ne pouvant plus être utile à Martin, car les créatures étaient trop près, celui-ci le jeta à terre. Il dégaina l’épée des Gémeaux de son fourreau bleu, étant dans le Royaume des Pierre, Martin la soulevait plus facilement. Les Gorxs n’eurent aucun mouvement de recul. Ils étaient furieux et s’avançaient davantage. Martin prit son épée à deux mains et d’un rapide revers, décapita le Gorx le plus près. Il se jeta sur un deuxième et lui transperça la poitrine. Il retira son épée du cadavre. Il ne restait plus qu’un Gorx. Il voulut reculer de quelques pas, pour reprendre son élan, mais il trébucha sur une pierre, et tomba sur le dos. L’épée fut projetée trois mètres plus loin. Le Gorx était juste au dessus de lui.

« - Mon chef va être content de moi quand je vais lui ramener un cadavre humain.

Il leva sa hache à deux mains au dessus de sa tête cornue. Il allait l’abattre sur Martin, lorsque qu’une lame blanche luisante lui traversa le ventre. Une tête passa sur l’épaule du monstre.

- Pas si je ne te tue avant !

L’homme jeta le cadavre du Gorx par terre en disant « Arsha ! » D’ailleurs, ce n’était pas vraiment un homme. C’était une personne assez grande, vêtue d’un ample habit blanc, qui faisait penser à la robe d’Adiamanta. Son dos portait une paire de grandes ailes blanches. Son visage pâle, son menton et son nez pointus, ses yeux légèrement plissés, ses sourcils noirs et marqués. Ses cheveux blonds, lisses, tombaient jusqu’à sa taille, passant entre les deux ailes. Des oreilles extrêmement pointues, longues d’une quinzaine de centimètres, en sortaient. Son front était entouré de deux fils d’argent torsadés, qui soutenait le poids d’un diamant.

- Oublies ce que je viens de dire. C’est un juron en langue zvaï, dit la personne en tendant la main à Martin.
- Tu es un Zvaï ?
- Bien sûr.

Il souleva Martin avec une grande simplicité, comme si celui-ci ne pesait que quelques kilogrammes. Il rangea son épée blanche dans son fourreau, pendant que Martin allait récupérer la sienne et son arc. Quand celui-ci revint, le Zvaï abaissa sa tête sans détacher son regard de Martin.

- Je suis Narphaï, fils de Balbeï.
- Et moi, Martin.
- Fils de qui ?
- Euh, chez les hommes, cela ne se dit pas.

Narphaï croisa ses bras sur ses épaules en s’inclinant.

- Ahaïa az toï monaïtaï, dit-il alors. Cela veut dire heureux de te connaître en langage zvaï.
- Moi également.
- Que viens tu faire ici ?

Martin lui expliqua sa quête concernant la cruche du Verseau.

- Je suis disposé à t’emmener à ma cité, Aïtora, répondit Narphaï quand Martin eut fini son récit. C’est là bas où est déposée la relique. Suis moi.
Il se tourna vers la forêt. Martin observa son dos, à moitié nu, où ses ailes se déployaient.

- Ce sont des vraies tes ailes ?
- Bien sûr… avant de t’en dire plus, j’ai également une question à te poser. Tu n’es pas un humain normal, sinon, tu serais resté chez toi, au lieu de mener une quête légendaire et de combattre des Gorxs. Qui es tu donc ?

Martin lui avoua la vérité, qu’il était intermédiaire des Pierres et tout ça… Quand il finit, Narphaï s’arrêta et s’inclina une deuxième fois.

- Ca alors…, dit-il. Je suis vraiment honoré de ta présence auprès de moi.
- Tu n’es pas obligé.

Ils continuèrent à marcher dans les forêts.

- Tu parlais de mes ailes ? Oui, ce sont des vraies. Mais nous ne les avons pas à notre naissance. Nous ne les recevons qu’à la cérémonie du Motorihaïra.
- La cérémonie du Motorihaïra ?
- C’est la cérémonie, où le Zvaï âgé de trente ans acquiert sa paire d’ailes.

Martin observa Narphaï, qui ne semblait être âgé que de 18 ans environ.

- Mais tu n’as pas trente ans et tu as déjà tes ailes.
- Bien sûr que j’ai trente ans. Les Zvaïs vivent environ deux siècles. A trente ans, un Zvaï a l’apparence humaine d’un garçon de douze ans.
- Et toi, quel âge as-tu ?
- J’ai quarante-cinq ans, mais j’ai l’apparence d’un homme de dix-huit ans.
- Je me disais aussi…
- Lors de la cérémonie du Motorihaïra, le Zvaï reçoit donc ses ailes et sa pierre.

Il désigna le diamant qu’il portait sur le front.

- Y a-t-il un rapport avec les pierres sacrées ?
- Oui. Le Zvaï doit tremper ses mains dans de l’eau magique. Et l’eau reflète la pierre qui personnalise le mieux le Zvaï. Moi, l’eau a jugé que je suis pur. C’est comme cela, on ne choisit pas sa pierre.

Martin fit un signe de tête pour dire qu’il comprenait.

- Mais tu parles d’eau magique. Les Zvaïs sont de magiciens ?
- Bien sûr. En plus des pouvoirs donnés par les pierres, les Zvaï arrivent à lancer des sorts et cetera… Mais les Zvaïs se battent plutôt avec leurs armes qu’avec des enchantements. Nous sommes un peuple guerrier.

Ils marchèrent durant une vingtaine de minutes à travers la forêt. Narphaï lui avait juste appris comment saluer les Zvaïs, les remercier…

- Il serait beaucoup plus pratique que tu apprennes le langage zvaï, conclut Narphaï.
- J’aimerais bien, mais la quête de la cruche ne va pas durer longtemps.
- Tu reviendras…

Ils arrièrent en plein centre de la forêt. Les arbres devenaient de plus en plus hauts et de plus en plus larges. Certains mesuraient une dizaine de mètres de largeur. Narphaï s’arrêta au milieu d’eux.

- Voici l’emplacement d’Aïtora, annonça-t-il.

Martin regarda autour de lui. Il n’y avait rien.

- Je ne vois rien.
- Sais tu voler ?

Martin fut étonné de la question.

- Bah…oui, grâce au pouvoir de la lévitation.

Narphaï déploya ses grandes ailes blanches et battit l’air avec.

- Alors suis-moi.

Il s’éleva du sol et prit de l’altitude. Martin se concentra sur son pouvoir. Puis petit à petit, ses pieds se détachèrent du sol terreux. Il suivit le Zvaï dans les airs. Puis il comprit l’emplacement de la cité, elle était dans les arbres. Mais il n’arrivait pas à voir, car le soleil, à présent bien haut dans le ciel, l’éblouissait. A l’aveuglette, il atterrit sur une plate forme en bois. Ses yeux s’habituèrent vite à la lumière vive. Une grande ville était construite à la cime des arbres. Elle semblait moderne et prospère. Les bâtiments n’étaient pas des cabanes en bois, mais ils étaient dans les troncs des arbres les plus épais. Ceux qui ne pouvait pas servir comme bâtiment étaient taillés en somptueuse statue de bois exprimant des sentiments différents à chaque fois. Autour de lui se baladaient des dizaines de Zvaïs qui l’observaient d’un air surpris. Ils ne devaient pas avoir vu beaucoup d’humains à Aïtora. Martin reconnut les enfants, car ils n’avaient pas encore leurs ailes. Narphaï était à côté de lui.

- Viens, je vais te montrer tes appartements.

Il le suivit donc.

- Narphaï, j’ai une question.
- Poses la moi alors.
- Comment reconnaît-on les hommes Zvaïs des femmes Zvaïs ?demanda Martin, qui hésitait parfois sur le sexe des individus qui le regardait.
- Les Païgora, les hommes, ont leurs oreilles recourbées vers l’arrière. Alors que les Daïgora, les dames, ont les leurs en avant. C’est le signe particulier. Sinon, les Zvaïs sont comme les humains.

Ils entrèrent, par une porte merveilleusement sculptée, dans un grand bouleau, dont l’écorce était blanc tel de la neige venant de tomber. Puis ils descendirent un étroit escalier. Tout au long de leur descente, des motifs étaient gravés dans le bois. Le colimaçon débouchait dans une grande pièce lumineuse. Tout était fait de bois, mise à part, évidemment, le matelas du lit installé au fond de la salle.

- Voici l’endroit où tu logeras lorsque tu viendras à Aïtora, déclara Narphaï.
- C’est chouette !
- Je te laisse te reposer. Je viendrai te chercher tout à l’heure, pour aller voir notre roi Darneï, c’est lui qui te donnera la cruche.

Sur ce, il sortit par l’escalier, laissant Martin seul dans la chambre. Il explora la pièce de taille convenable. Une table en chêne était installée au milieu, elle comportait de nombreuses petites gravures à sa surface. Il en était de même pour la chaise. Martin traversa la pièce. Il y avait au fond un balcon sur lequel il alla. Les bras croisés sur la rambarde, Martin regardait la cité, qui était quelques mètres plus hauts. Au même niveau que lui, il y avait d’autres balcons, certains étaient mêmes plus bas. On entendait le son mélodieux d’une flûte, que jouait sûrement un Zvaï. Pour Martin, il était dans un rêve car cela lui paraissait, mais formidable. Il aperçut dans la ville quelques Daïgora dont la beauté était radieuse. Il s’assit sur le lit et posa son arc et son carquois. Il détacha l’épée de sa ceinture. Il prit fermement la poigne et la dégaina de son fourreau. Il l’examina du regard. Malgré le rude combat contre les Gorxs, la lame bleutée n’était pas rayée et le diamant avait gardé son éclat sans aucune cloque. Emerveillé, Martin la remit sa place et la posa sur la table. Il s’allongea sur le lit. Les draps blancs étaient soyeux et légers, le matelas tellement mœlleux que Martin s’enfonçait dedans tels des sables mouvants. Il ferma les yeux et s’endormit.
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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Dim 17 Sep - 19:26

Quelques heures plus tard, il fut réveillé par Narphaï.

- Lèves toi Martin ! Il faut que tu te prépares pour aller voir le roi. Je t’attends dans une demi-heure en haut de l’escalier.

Puis, il sortit tel une ombre. Martin grogna et se leva. Il marcha somnolent jusqu’à l’évier, caché derrière un paravent. Il tâta la matière qui semblait être de l’or massif. Puis, il ouvrit une des cinq valves au hasard. Il en sortit un filet d’eau froide. Il se lava le visage et testa les autres. Une donnait de l’eau chaude, une autre de l’eau parfumée, la troisième, une espèce de savon liquide et la dernière de l’eau tiède.

Après sa toilette, il se dirigea vers l’épée des Gémeaux qu’il accrocha à sa ceinture. Il jeta un coup d’œil au dehors. Le soleil allait bientôt se coucher derrière les rameaux des cimes des arbres. Il laissa son arc dans la chambre et monta l’escalier. Narphaï l’attendait.

- Tu es prêt ? Parfait. Alors nous pouvons y aller.

Il se mit en route, Martin le suivit. Celui-ci en profita pour contempler la cité zvaï. Les Zvaïs semblaient toujours joyeux. Il jeta un coup d’œil dans quelques boutiques. L’épicerie ne vendait que des choses inconnues à Martin. La forge exposait de magnifiques armes de toutes sortes. Enfin, ils s’arrêtèrent devant l’arbre le plus haut de la forêt.

- Le roi et le conseil se trouvent là-haut, dit Narphaï. Auparavant, je tiens à te prévenir de deux trois petites choses. Quand tu arriveras devant le roi, agenouilles toi en disant : « Baïro ago Darneï »
- Il parle l’humain ?
- Oui, comme tous les Zvaïs. Ne t’inquiètes pas pour cela. »

Il s’éleva du sol Martin fit de même. Ils entrèrent par une ouverture de la grande baie vitrée sphérique autour d’une plate-forme circulaire. Elle était placée au point le plus haut de la forêt, ce qui donnait une vue ravissante sur les alentours et sur le soleil, qui à présent arborait un camaïeu de rouge et une palette de jaune. La plate-forme ronde était bordée de jeunes arbres, sûrement destinés à un avenir de bâtiment. Au centre était gravée une étoile à douze branches de grosseur différente, à l’extrémité desquelles des Zvaïs étaient assis sur des trônes en bois. Au sommet de la plus large branche de l’étoile était installé un Zvaï aux cheveux d’or sur un grand trône d’argent. Narphaï s’approcha du centre de l’étoile, Martin le suivit. Ils s’agenouillèrent tous les deux en disant :

- Baïro ago Darneï.

Le Zvaï sur le trône d’argent se leva.

- Vodaïgo fol maï, dit celui-ci.

Ils se levèrent. Narphaï, baissant la tête, expliqua la situation au roi en langage zvaï. Quand il eut terminé son récit, Darneï se tourna vers Martin.

- Montres moi l’épée, dit-il calmement.

Martin obéit et sortit l’arme des Gémeaux de son fourreau. Il la posa à plat sur ses mains, comme l’avait fait Cristèle, et s’approcha du roi en la lui présentant. Celui-ci la prit par la poignée.

- Quelle belle lame…murmura-t-il.

Il continua de l’observer en silence puis la rendit à Martin.

- C’est bien l’épée des Gémeaux…, déclara le roi. Mais pour que tu puisses gagner mon entière confiance, il faut que je vérifie ton esprit.
- Comment allez vous faire ceci ? demanda Martin le plus poliment du monde.

Darneï leva un sourcil. Il désigna la pierre rosée sur son front tenue par deux fils d’or.

- Grâce au pouvoir qui m’a été décerné. Détends toi.

Martin sentit alors une deuxième présence dans son esprit, une présence qui fouillait dans ses souvenirs. Il vit passer des images de sa vie à partir de la découverte du passe partout. Il se revoyait devant Adiamanta la toute première fois, sa première rencontre avec un Gorx, Cristèle lui donnant l’épée. Puis, tout s’arrêta. Il y eut un silence durant lequel Darneï observait Martin. Il se brisa lorsque un Zvaï aux cheveux de cuivres se leva.

- Alors, roi Darneï, ce garçon est-il digne de confiance ? demanda celui-ci.
- J’ai rarement vu une personne à qui l’on puisse donné autant de confiance, répondit le roi sans détacher son regard du jeune homme. J’ordonne que l’on lui accorde la relique sacrée du Verseau.

Aussitôt, le centre de l’étoile disparut, laissant à sa place un trou d’une cinquantaine de centimètres de diamètre. Puis, un pot s’en éleva lentement en lévitant. Le roi s’en saisi et la remit à Martin. C’était, certes, une bien belle cruche. L’argile, potelée avec perfection, était incrustée de mosaïques en lapis- lazulites bleus.

- Voici la cruche du Verseau que tu désires tant.
- Merci beaucoup, dit Martin en s’inclinant.
- Lorsque tu verras Adiamanta, donnes lui mes amitiés.
- Oui, ô roi Darneï, vous avez toute ma confiance. »

Il repartit avec Narphaï en redescendant dans la ville elle-même.

- Tu as fait exactement tout ce qu’il fallait, dit Narphaï à Martin.
- J’ai fait tout ce que je pensais être juste.
- Et tu avais bien raison.

Martin s’arrêta brusquement. Narphaï, surpris, se retourna.

- Alors ? Tu viens ?

Martin mit la main de sa poche et en sortit le passe partout qui luisait. Narphaï, le regard déçu, s’approcha.

- Dommage…j’aurai tant voulu que tu restes plus longtemps.
- Ne t’inquiètes pas, je reviendrai, je te le promets.

Martin leva sa main, Narphaï leva un sourcil.

- Que fais-tu ?
- C’est comme cela que les jeunes se disent au revoir dans le monde réel. Tapes moi dans la main.

Narphaï obéit. Il frappa la paume de Martin avec la sienne.

- Je n’oublierai jamais que tu m’as sauvé la vie, dit Martin. Je suis ton débiteur.
- Non, c’est moi. Tu sauves le monde, toi. Tu prends beaucoup plus de risques que moi.

Martin rougit.

- Au fait, j’ai observé ton combat de tout à l’heure, ajouta Narphaï. Tu ne te débrouilles pas trop mal avec une épée, tu arrives à très bien la manier pour un débutant en la matière.
- Ce n’est pas mon épée, lui rappela Martin. Je n’en ai aucune.
Il y eut un silence, la passe partout continuant d’appeler Martin.
- Bon…bah…au revoir, dit Martin.
- Geï ahaïa Martin. On se reverra…

Puis le passe partout emmena Martin au Royaume du destin. Cristèle était toujours assise, devant sa boule de cristal. Martin, ne voulant pas la déranger, en profita pour mieux observer la fresque du zodiac.

- Alors ? demanda Cristèle sans se retourner. Qu’a donc donné cette quête du Graal zodiaque ?
- Elle est réussie !

Il prit la cruche à deux mains. C’est alors que Cristèle se retourna et se leva. Martin frissonna. Les yeux orange de la reine lui faisaient toujours un peu peur. Elle s’approcha de Martin, silencieuse, et lui prit le récipient. Elle ouvrit un des piliers, mais celui-ci était vide. Elle y rangea la relique, délicatement. Aussitôt, une vive lumière vint du plafond. Le signe du verseau luisait sur la fresque.

- Donnes-moi l’épée, dit Cristèle.

Martin la détacha de sa ceinture et la lui tendit d’un geste quelque peu hésitant. Ca lui faisait mal au cœur de la quitter, surtout qu’il aimait beaucoup manier l’épée. Cristèle la prit et la rangea à sa place d’origine, dans un autre pilier. Une seconde fois, le plafond s’illumina, mais cette fois, la lumière venait du signe des Gémeaux. Cristèle se tourna, faisant virevolter ses cheveux de miel, ses yeux orange fixés sur Martin.

- Je suis heureuse que tu aies réussi !
- Moi aussi, affirma Martin, mais plus soulagé qu’heureux.

Cristèle sourit, d’un air amusé.

- De plus, tu as fait la connaissance avec les Zvaïs et es parvenu à gagner leur confiance. Ce sont des personnes très fidèles.
- Je n’en doute pas un instant, Madame, dit Martin en songeant à Narphaï.
Dans combien de temps allait-il le revoir ? Il n’en avait aucune idée, cela dépendrait des prochaines épreuves. Dans tous les cas, il en était impatient.
- Je vais donc te donner te donner la pierre sacrée, déclara Cristèle.

Martin jeta un coup d’œil au cou de la reine du destin : il ne portait aucun collier orné de quelconque pierre de la sorte. Elle se dirigea cependant vers sa table, sur laquelle était installée sa boule de cristal. Tels les piliers, elle s’ouvrit en deux. Cristèle prit alors le noyau de la sphère. C’était également une boule de cristal, mais plus petite. Si elle ne pesait pas autant, on aurait sûrement pût la confondre avec une balle de ping-pong.

- Retournes au Royaume de la pureté, dit Cristèle. Vas remettre la pierre à Adiamanta.

Martin approuva d’un signe de tête, mit sa main dans sa poche, pour ranger la pierre sacrée et sortir le passe partout. Celui-ci se mit à briller et il emporta Martin dans l’habituel vent fort.

Adiamanta l’attendait toujours, au fond de la salle, les mains jointes.

- Ranges la pierre à sa place et reviens me voir après, dit celle-ci. J’ai quelque chose à t’expliquer.

Martin fit ouvrir la brèche dans le mur, pour pouvoir accéder au tableau sacré. Il déposa la boule de cristal dans le trou qui lui convenait. Puis, il s’approcha d’Adiamanta. A ce moment, une pensée lui traversa l’esprit. Il se tapa le front de la paume de sa main.

- Mince, j’ai oublié la pierre de pouvoir !
- C’est de cela dont je voulais te parler, dit la reine.

Son regard gris entra dans celui de Martin.

- Nous ne pouvons t’attribuer ce pouvoir.
- Pourquoi donc ?
- C’est trop dangereux…

Elle s’approcha encore plus de Martin.

- Premièrement, trop découvrir le futur est loin d’être une bonne chose, je te le dis par expérience.

Elle se retourna et fit quelques pas.

- Deuxièmement, que diraient tes parents si ils te voient revenir avec une paire d’yeux orange ?

Ils rirent. Martin s’imagina exactement la situation. Sa mère, effarée, en train de hurler, son père, voulant l’emmener au urgences, Annabelle, courant dans tous les sens en criant que c’est contagieux. Lorsque ils eurent fini de plaisanter, Martin demanda :

- Pourquoi dites vous par expérience ?
- Cristèle a sûrement du te dévoiler une partie de ton avenir…
- Bien sûr.

Il sentit Adiamanta se crisper.

- Moi aussi…

Elle avala une grande bouffée d’air, comme si elle allait plonger en apnée.

- A mon arrivée sur mon trône, j’ai rencontré toutes les reines seules à seules, commença-t-elle avec une tout autre voix que la sienne. Tout comme toi, Cristèle m’a prédit mon futur. Elle m’a révélée que je devais me séparer de la chose qui m’était le plus précieux. Car, si celle-ci tombait du mauvais côté, le monde pourrait tomber dans un chaos encore plus grand que l’actuel. Mais, elle m’a rassurée en me disant que quelqu’un la protègerait, cette chose, comme si c’était sa propre vie. J’ai du donc la laisser à l’abri du danger, et je ne l’ai presque pas revu depuis.

Une larme cristalline coula sur sa joue pâle. C’était la première fois que Martin la voyait pleurer. Cette chose, pensait-il, devait être un objet très magique de famille… Il ne savait pas quoi faire, mais de la voir dans cet état le mettait dans un grand mal aise. Il se rendit alors compte, qu’Adiamanta était aussi sensible que n’importe qui. Elle était vulnérable.

- Je suis désolé, murmura Martin.

Adiamanta l’avait entendu.

- Ce n’est pas de ta faute…ce n’est pas de ta faute…

Il y eut un grand silence.

- Il faut mieux que je parte.

Elle répondit d’un signe de tête et Martin rentra chez lui. Il s’allongea sur le ventre sur son lit. Il s’en voulait affreusement d’avoir causé de la tristesse à Adiamanta. Pourquoi avait-il donc posé cette satanée question ?! Il s’enfonça la tête dans son oreiller, honteux et en colère.
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MessageSujet: on ne peut changer le destin   Ven 27 Oct - 18:56

pourquoi tu passe du chapitre 8 au 10 direct? pourquoi il y a pas de 9?

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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Ven 27 Oct - 19:20

C'est parceque pour le 9 elle n'avait pas d'idée et c'est celui de la météo donc pas important pour l'histoire...
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MessageSujet: on ne peut changer le destin   Ven 27 Oct - 19:25

elle pouvait le mettre a la fin et décaler la chapitre de 1

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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Lun 30 Oct - 19:26

Mais vous etesune bande ******(chapelet d'injure)

N'auriez vous pas vu que je me suis emmerder a remmettre les 20 dernier chap ds le bon sens...et vous vous fait remonter le chap 9 pour dire un rien -_-'

Je veut etre modo pour suprimer ce message et faire retourner le chap 10 entre le 8 et le onze (faute de 9)
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MessageSujet: on ne peut changer le destin   Lun 30 Oct - 19:30

rrhhhooo t'énerve pas
sois zen

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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Lun 30 Oct - 19:31

BANDE DE PIGNOUF!!!

Grox abruti !
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MessageSujet: on ne peut changer le destin   Lun 30 Oct - 19:33

Folways de ******** (quelque injures Gorx les plus grossieres)

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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Lun 30 Oct - 19:37

Je vait te meuler ta fasse de tauraus minautore raté.

Je vait te lassere le torse de mon sabre

En suite je pendrais par les pied au dessus d'un table pous vider tes entraille desuss sans te tuer!!
Apres cela je t'aracherais un a un les ving ongle puis chaqu'une de tes dent!!
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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Lun 30 Oct - 19:58

HEHO !!! Vous allez vous calmer !!!
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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Lun 30 Oct - 20:02

NAN !!!

Faut attention tu connais parfaitement mon programme de torture tu a mm proposer qq'une de amelioration!!Alors amoins que tu ne fasse disparaitre tout ces mess ce qui remettrais le sujet a sa place je continurais allegrement d'utiliser mon punchingball
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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Lun 30 Oct - 20:03

Arrêtes avec tes tortures à la noix, c'est un forum ici ! Tout le monde n'a pas ton...humour...
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MessageSujet: Re: Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"   Lun 30 Oct - 20:07

Tant pis pour les autres XD

Moi je vait reclasser tout les chap


Mais une foit notre discution finit XD
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Chapitre 10 : "On ne peut changer le destin"

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